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[Coaching] Russell Westbrook se heurte au mur Rudy Gobert

Comme Damian Lillard, Russell Westbrook connait des playoffs très compliqués. Lui aussi base son jeu sur le pick-and-roll, dans un style certes différent de son homologue de Portland, et lui aussi voit son efficacité s’effondrer actuellement.

En saison régulière, le Thunder inscrivait ainsi 0.993 point par possession sur les phases de pick-and-roll (1 605 au total) de Russell Westbrook (qu’il shoote ou qu’il transfère le ballon pour un tir en profitant des décalages créés). Sauf que depuis le début de la série face au Jazz, cette moyenne est tombée à 0.743 point par possession sur le pick-and-roll. De quoi plomber l’attaque d’Oklahoma City, minée par l’adresse (37% dont 21% de loin) et les 5.7 pertes de balle de moyenne de son leader.

Un deuxième rideau… pour toucher le ballon

Contrairement aux Pelicans, qui avaient décidé de forcer Damian Lillard à lâcher le ballon à tout prix, Utah se sert de son arme de destruction défensive, Rudy Gobert. Cette séquence illustre assez bien les consignes du pivot français, qui sprinte sur jeu rapide sans se soucier de Steven Adams, histoire de se placer en deuxième rideau, derrière Ricky Rubio.

Le but est évidemment d’empêcher Russell Westbrook d’avoir un couloir pour attaquer le cercle, une fois passé son défenseur direct. Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est ensuite le placement de Rudy Gobert sur le pick-and-roll adverse.

Le tricolore ne monte pas directement sur Russell Westbrook, mais il ne l’attend pas non plus sous le cercle. Il reste dans un entre-deux où, grâce à sa taille, son envergure et sa vitesse de déplacement, il peut à la fois couvrir la pénétration du meneur adverse et la coupe de Steven Adams. Rudy Gobert devrait donc être davantage en difficulté pour contrer les tirs du MVP, sauf qu’il fait systématiquement l’effort de mettre la main sur le ballon, au moment où son adversaire le monte.

C’est quelque chose qu’on peut notamment revoir ici, Rudy Gobert restant encore entre Russell Westbrook et Steven Adams, venant encore mettre la main sur le ballon au moment où le meneur s’élève, puis allant intercepter le alley-oop…

Russell Westbrook perturbé

Rudy Gobert est sans doute le seul pivot NBA capable de défendre le pick-and-roll de cette façon, et ça perturbe complètement Russell Westbrook. Le meneur adore en effet les tirs en tête de raquette et le fait que le pivot de Salt Lake City vienne systématiquement toucher le ballon lors de l’amorce de son geste de tir semble lui faire prendre des choix en l’air.

Même lorsque Rudy Gobert est trop loin, Russell Westbrook y réfléchit ainsi à deux fois avant de shooter.

Trop peu de solutions face aux alternatives d’Utah

Le problème, c’est que le Thunder n’arrive pas à mettre son meneur dans des situations où il pourrait contourner « le mur Rudy Gobert », alors que c’est pourtant un objectif assumé. Sur la première action du Game 4, on a pourtant vu une intéressante séquence, durant laquelle Russell Westbrook semblait devoir attaquer le centre de la raquette suite à un pick-and-roll avec Steven Adams, alors que c’est en fait Paul George qui lui ouvrait l’accès au cercle en venant bloquer Rudy Gobert.

Mais après cette jolie alternative, ce fut encore très limité. D’autant que le Thunder ne peut plus utiliser un système qui a fait sa force cette saison, le « Spain pick-and-roll ». Désormais courant en NBA, il consiste à venir placer un écran dans le dos du pivot qui défend le pick-and-roll, et ainsi perturber les habitudes défensives.

Problème : les défenses se sont adaptées à cette séquence et Utah a désormais la parade grâce à des « switchs ».

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