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Au Heat, drafter au mieux avant la free agency

Qu’ont en commun Dwyane Wade et Michael Beasley ? Ce sont les deux seuls joueurs draftés par le Heat avant la 10e place durant ces 25 dernières années. Hormis le 5e choix de la draft 2003 et le 2e de la draft 2008 donc, Miami s’est plutôt construit sur la base de transferts ou signatures de free agent ces dernières années.

2017 ne fera pas exception. Le Heat ne dispose que du 14e choix de draft. La franchise ne compte pas tant sur ce rendez-vous pour se renforcer que sur l’ouverture du marché des transferts, une dizaine de jours après la draft. Miami devrait être l’une de plus actives durant cette intersaison car elle dispose d’une belle enveloppe de plus de 40 millions de dollars. De quoi resigner les quelques joueurs qui arrivent en fin de contrat, et surtout tenter d’attirer un gros poisson extérieur.

« À la draft, on doit toujours prendre le meilleur joueur possible »

Toute la difficulté est justement de drafter tel joueur à tel poste sans savoir ce que la free agency va réserver. Sélectionner un arrière/ailier alors que le Heat parviendrait deux semaines plus tard à faire resigner Dion Waiters et attirer Gordon Hayward ? Du gâchis ?

« Pour moi, c’est un tout autre enjeu », juge Chet Kammerer, un dirigeant du Heat. « Durant la draft, ma préoccupation première est de choisir celui qui sera le plus pro, et non pas de me dire : ‘Nous pouvons avoir tel joueur à la free agency alors nous devrions prendre ce joueur pour cette raison’. »

Stu Jackson, un ancien exécutif de la ligue, est du même avis.

« Même si ce serait mieux de savoir ce qui nous attend à la free agency, à la draft, on doit toujours prendre le meilleur joueur possible. Avec la free agency, tu essayes d’identifier un besoin particulier, par poste. Mais je ne pense qu’il faille faire la même chose à la draft. Même si tu es surchargé à un poste, si tu penses avoir un gars qui peut être le meilleur atout sur le long terme, tu dois le prendre. »

Un move clé pour la signature du Big Three en 2010

Outre l’enjeu du risque d’embouteillage à un poste, ce qui a sans doute poussé les Celtics à céder Markelle Fultz aux Sixers d’ailleurs, il y a aussi un enjeu financier. Ce 14e choix de draft va coûter environ deux millions de dollars au Heat. C’est trois fois moins que s’ils avaient le premier choix de draft certes, mais ce sont toujours deux millions en moins dans le cap pour recruter.

« Chaque été, tu dois regarder ta situation financière et décider de ce que tu veux faire », note Adam Simon, l’assistant du GM floridien. « L’année où nous avons été capables de signer le Big Three, nous voulions avoir le plus de marge possible. Alors nous avons fini par nous débarrasser de notre pick. On s’est retrouvés au second tour pour ne pas avoir de premier tour dans la balance. »

Cette année-là, un jour avant la draft 2010, le Heat avait envoyé Daequan Cook et leur 18e choix (Eric Bledsoe) au Thunder contre un second tour de draft. Ce move avait permis d’économiser 5 millions de dollars. Et ainsi de signer LeBron James et Chris Bosh.

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