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Jalen Rose, au nom du père

jalen roseMembre du fameux « Fab Five » de Michigan, Jalen Rose atteignit le zénith au printemps 2000 avec une Finale NBA dans les rangs d’Indiana. Longtemps, le small forward des Pacers fut poursuivi par le souvenir de Jimmy Walker, Piston deux fois All-Star dans les années 70.

Un papa qui quitta le foyer avant sa naissance et qu’il n’eut jamais l’occasion de rencontrer.

Jalen Anthony Rose veut s’acheter un studio d’enregistrement. Il affirme qu’il l’appellera « Madd Lute ». Il insiste sur l’orthographe. En anglais véritable, ça s’écrit « Mad Loot » et ça veut dire « argent fou ». Fou comme le proprio, diront certains… La légende est née en 1991, lorsque Michigan révolutionna la NCAA. Cinq de départ : cinq freshmen (joueurs de première année). Chris Webber, Juwan Howard, Jimmy King, Ray Jackson et Jalen Rose. A la tête de ce « Fabulous Five », un meneur de 2,03 m et 98 kg, tête rasée, avec des bras immenses et un short qui lui tombe sous les genoux. Looké, quoi ! A le voir balancer à 3 points en fin de contre-attaque, envoyer des passes qui traversent tout le terrain pour arriver à hauteur de cercle dans les mains de son pote Chris Webber, pénétrer quand il faudrait calmer ou marcher quand il faudrait courir, se moquer d’untel à la moindre occasion, ouvrir sa grande gueule sans arrêt, on comprend que c’est un cas. Tour à tour brillant ou bizarre mais toujours fun.

« C’est tout simplement un gamin de 20 ans qui adore la vie. Son état d’esprit rejaillit sur tout le groupe », constate son coach, Steve Fisher.

Dès le jour de sa naissance, Jalen se fait remarquer. Il vient au monde… sur le parking de la maternité, sa mère n’ayant même pas eu le temps de sortir de la voiture. Il grandit et sa mère Jeanne en rajoute :

« Je lui disais souvent : « Tu n’as pas à ressembler aux autres. Sois toi-même. » »

Jalen est un anticonformiste, un garçon qui aime tester les limites. Mais il ne fait rien sans raison.

« Je parle beaucoup sur un terrain mais c’est pour motiver tout le monde, y compris les adversaires. J’ai besoin de ces moments chauds », avoue-t-il.

Pourtant, quand on lui dit que « Sports Illustrated », l’hebdomadaire sportif américain, l’a élu « plus grand chambreur » de la NCAA, il semble plus gêné qu’honoré.

« Je suis sûr que certains sont pires que moi mais comme nous gagnons, on parle plus de moi. »

Chris Webber, n°1 de la draft 1993 et ex-Wolverine, se souvient de leur première rencontre.

« On avait 12 ou 13 ans. On faisait partie d’une sélection régionale. Je suis arrivé avec mon 1,96 m. Ils ont tous pensé que j’allais les bouffer… Quand Jalen a vu que je n’étais pas une terreur balle en main, il ne m’a pas loupé : « Hey, Goofy, t’as du mal à marcher et à mâcher ton chewing-gum en même temps… » Je n’ai pas pu répliquer tellement les autres rigolaient. Jalen n’a pas changé. Il aime faire rire, être le clown de la bande. »

Papa est drafté en NBA et en NFL

Jalen a toujours eu deux passions : le basket et la famille. Il fut élevé à Detroit par sa mère avec ses deux frères, Billy et Kevin, et sa sœur, Tammy. Son père, Jimmy Walker, fut une star à Providence et un bon joueur des Pistons. Premier choix de la draft 1967, ce shooting guard fut All-Star à deux reprises. Pour la petite histoire, Jimmy fut également, la même année, le dernier pick de la draft NFL (retenu par les Saints de La Nouvelle-Orléans). Il n’avait pourtant jamais joué au foot américain en college. Passé par Detroit, Houston et Kansas City (plus de 16 pts de moyenne sur 9 ans), Walker fut trahi peu à peu par ses kilos en trop. Côté vie privée, il quitta la maison familiale quand Jeanne attendait Jalen. C’était en 1972. Jimmy et Jalen se parlèrent plusieurs fois au téléphone jusqu’au décès de Walker en juillet 2007, des suites d’un cancer au poumon, mais ils ne se rencontrèrent jamais. La seule fois où ils furent réunis dans la même pièce, ce fut pour l’incinération de Jimmy… Jalen posa longuement son regard sur la photo du défunt placée à côté de l’urne qui renfermait ses cendres.

« Je me suis senti blessé, envahi d’une tristesse immense, avec un sentiment égoïste : la déception de n’avoir jamais pu le rencontrer… Vous voulez connaître la meilleure ? On devait se voir ce mois-ci… »

 

Contrainte de s’occuper seule de ses quatre enfants, Jeanne Rose s’acquitta très bien de sa tâche. A sa manière.

« Vu le quartier où l’on vivait, la violence et la misère ambiantes, je ne voulais pas trop les couver. Il fallait qu’ils apprennent les choses de la vie, sans oublier le plus important : avoir confiance en soi et marcher la tête haute. Jalen ? Je lui ai rarement parlé de son père. Qu’aurais-je pu dire ? On s’était rencontrés dans un lieu très fréquenté la nuit dans le West Detroit. A l’époque, je ne savais pas qu’il était déjà marié. Un an après la naissance de Jalen, j’ai dit à Jimmy : « Si tu ne me donnes pas un dollar pour l’élever, au moins, sois un père pour ton fils. Même cela, il n’en fut pas capable. »

On raconte que Jalen trouva une card à l’effigie de son père dans un paquet de cartes de collection. Il la mit dans sa poche et ne s’en sépara jamais, la trimbalant partout où il allait. Son père portait le n°24 ? Il jouera avec le n°42 en high school. Parfait alter ego. Jeanne travaillait comme ouvrière chez Chrysler. Jalen, dernier de la fratrie, profita de l’exemple de ses frères et sœur.

« Je regardais leur comportement dans la vie de tous les jours, leurs relations avec les gens… J’ai appris à toujours voir la vie du bon côté. A la maison, c’était dur. Pas d’électricité, pas d’eau chaude, pas de chauffage… On se réveillait tôt le matin et on se lavait avec de l’eau chauffée sur une plaque. Le soir, on allait se coucher avec des sweats, des capuches et des gants pour avoir moins froid. »

Et le petit Rose découvre le basket. Coup de foudre. Lassés de se faire virer des playgrounds par les plus grands, ses copains et lui construisent leur propre panier. Avec des briques, des morceaux de ferraille et un peu d’imagination.

« On n’arrêtait pas. On avait placé le panier sous un lampadaire pour pouvoir jouer toute la nuit. »

C’est là que Perry Watson, le coach de la Detroit Southwestern High School, repéra Jalen. Il l’inscrit dans son lycée et devient son père spirituel. La progression de Rose ne sera pas interrompue. Pour sa dernière année, il mène son équipe jusqu’au titre officieux mais suprême de champion des Etats-Unis, décerné par le quotidien « USA Today ». Si vous avez l’occasion de voir le doc « Hoop Dreams », vous verrez le jeune Jalen dans ses œuvres, dans un camp de lycéens All-American.

La lettre de Jimmy reste cachetée 8 ans

Direction Michigan. Naissance du « Fab Five ». Durant sa saison freshman, Rose se classe meilleur scoreur des Wolverines avec 19 points de moyenne. Suivent deux finales NCAA en deux ans, perdues respectivement contre Duke et North Carolina. Jamais deux sans trois ? En ce printemps 1994, le problème sera d’y accéder sans Chris Webber.

« No problem », répond Jalen. « Avec le départ de Chris, nous perdons évidemment beaucoup mais peu importe, voici le Fab Four ! Je ne suis pas d’un naturel inquiet. Encore moins quand il s’agit de basket. Et puis dès que la salle est pleine, que les caméras de télévision sont en place, c’est mon heure. Il n’y a pas meilleure sensation ! »

Sur le papier, tout ceci a l’air simple. La réalité est tout autre. Michigan souffre pour sortir Pepperdine (78-74), Texas (84-79) puis Maryland (78-71). Les Wolverines atteignent l’Elite Eight mais doivent baisser pavillon face au futur champion, Arkansas (76-68). Le fantôme de Jimmy Walker rôde toujours. Durant la « March Madness » 1992, ce dernier fut interrogé par un reporter du « Detroit Free Press » en pleine rédaction d’un livre sur le « Fab Five ». Walker lui remit une lettre, à transmettre à Jalen. Sur l’enveloppe, les coordonnées de l’expéditeur, à Atlanta. Rose hésite à ouvrir la missive. Il est dans son tournoi NCAA et ne veut pas être déstabilisé. Il décide d’attendre un jour, puis deux. Les mois passent, les années aussi. La lettre l’accompagnera à Denver puis à Indiana, toujours cachetée…

« Je voulais être sûr d’être assez mûr pour la lire. Peut-être était-ce une droite digne de Mike Tyson, peut-être était-ce l’amour de ma vie… Je voulais simplement être prêt. »

Juwan Howard et Jalen Rose n’ont pas grand-chose à gagner à effectuer leur année senior en college. Le natif de Detroit quitte la fac avec plus de 1 700 points, 400 rebonds, 400 passes et 100 interceptions à son compteur. Et surtout, il échappe au scandale qui éclabousse l’université de Michigan dans les années 90. Contrairement à certains de ses petits camarades, Jalen n’a jamais bénéficié des prêts nébuleux accordés par le sulfureux Ed Martin. Howard et Rose se présentent simultanément à la draft. Le premier est retenu en cinquième position par les Washington Bullets, futurs Wizards. Le second est choisi huit rangs après.

« With the 13th pick of the 1994 NBA draft, the Denver Nuggets select Jalen Rose, from the University of Michigan »

Une équipe de Denver qui vient de créer la surprise des playoffs en sortant la tête de série n°1, Seattle (3-2), au premier tour avec le seed n°8. Une équipe de Denver qui donne du fil à retordre au Jazz en demi-finales de Conférence Ouest (3-4). Durant sa saison rookie, Jalen Rose peine à trouver des munitions derrière Mahmoud Abdul-Rauf, Reggie Williams, Rodney Rogers, Robert Pack et Dale Ellis (8.2 pts). Il parvient malgré tout à se glisser dans le deuxième cinq des débutants, complété par Juwan Howard, Eric Montross, Wesley Person, Donyell Marshall et Sharone Wright. Un sweep des Spurs interrompt brutalement l’exercice en avril. La saison 1995-96 voit les Nuggets repasser sous la barre des 50% (35-47). Pas de playoffs évidemment. Jalen Rose a tourné à 10 points de moyenne tout ronds sur 80 matches. Le front office n’est pas convaincu du potentiel du n°5.

Un Larry peut en cacher un autre

Le 13 juin 1996, il accompagne Reggie Williams chez les Pacers dans un échange qui implique également Mark Jackson et Ricky Pierce. Larry Brown est lui aussi dubitatif. Rose cire le banc plus souvent qu’à son tour et se plaint de jouer les doublures aux postes 2 et 3 alors qu’il préfère mener le jeu. Un rôle dévolu à Travis Best. Et pour ne rien arranger, Mark Jackson est de retour à Indianapolis en février 1997…

Mais c’est bien connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Cette saison 1996-97 pénible (39-43) est fatale à Larry Brown, qui s’en va s’occuper du cas Allen Iverson à Philadelphie. Pour lui succéder, on fait appel à la légende locale. L’autre Larry. Bird. « Larry Legend » joue les utilités à Boston dans un rôle obscur de « special assistant ». Il accepte de prendre les rênes d’Indiana mais précise d’entrée de jeu que sa mission ne dépassera pas trois ans. Cette nomination est en tout cas un cadeau du ciel pour Jalen Rose. Il bénéficie de la pleine confiance du coach. Comprend qu’il peut être plus utile à son équipe en évoluant dans un rôle hybride de « point forward » façon Scottie Pippen . Et donne peu à peu la pleine mesure de son jeu. Gaucher, l’ex-Wolverine est un scoreur solide dans le périmètre ainsi qu’au poste. Il possède un jeu d’attaque complet et un bon passing game. Défensivement, c’est beaucoup moins probant…

Malgré tout, le n°5 parvient à enquiquiner Michael Jordan durant la finale de Conférence Est 1998. Et comme Reggie Miller est très doué lui aussi pour rendre fou « MJ », Indiana réalise l’exploit de pousser Chicago à un Match 7, forçant l’admiration des observateurs. Les Bulls s’imposent dans la douleur (88-83). C’est sûr, le tour d’Indiana viendra. Rose a pris une nouvelle dimension depuis la fin de la saison régulière (9.4 pts). Mais il est toujours poursuivi par son passé. Austin Croshere est un rookie sorti de Providence. La fac du papa… Il a quitté les Friars avec la plus belle distinction individuelle, le Jimmy Walker MVP Award.

« Tu ressembles énormément à ton père… », lance-t-il à Rose. « Tu devrais aller visiter le campus. Là-bas, tout est au nom de ton père. J’ai quelques trophées individuels qui portent son nom. »

En 1999, Croshere tend un bout de papier à son coéquipier avec un numéro de téléphone inscrit dessus. Pas n’importe lequel… Jalen hésite à décrocher son téléphone et finalement y renonce. En 2000, au cours d’un déplacement à Miami, il ouvrira la fameuse lettre réceptionnée huit ans plus tôt.

« C’était sa façon à lui de se présenter. Mon père me disait qu’il était fier de moi, de ce que j’avais accompli. Fier de l’homme que j’étais devenu. Après 27 ans, j’ai enfin pu lui parler au téléphone. Je lui ai dit que je n’avais aucune rancune envers lui, que j’étais heureux dans ma vie et que je savais à qui je devais mes capacités athlétiques. Il m’a dit qu’il avait suivi ma carrière, qu’il était fier de son basketteur de fils. Et surtout, il a tenu à me faire savoir qu’il n’attendait rien de moi en dépit de ma notoriété et de mon argent. »

Le swingman et la shooting machine

La deuxième retraite de « His Airness » ouvre de folles perspectives. Indiana, champion de la division Central (33-17) au sortir du lock-out, ne craint personne à l’Est. Mais les Knicks, qualifiés sur le fil, signent une campagne de playoffs héroïque en sortant le n°1 de la Conférence, Miami, avant de sweeper Atlanta. Les coups de patte d’Allan Houston, Latrell Sprewell et Larry Johnson font rugir de plaisir le Madison Square Garden. La blessure de Pat Ewing ajoute à la dramaturgie de l’événement. Pour maintenir la raquette de « Big Apple » en vie, Kurt Thomas et Marcus Camby se mettent en quatre. Reggie Miller aborde la finale de Conférence Est avec l’étiquette de « Knick Killer ». Mais les joueurs de Jeff Van Gundy s’imposent deux fois dans l’Indiana et bouclent finalement la série 4-2.

Un an plus tard, les Pacers prennent leur revanche sur les Knicks (même score) au même stade et accèdent donc à la Finale NBA. Tous les espoirs d’Indiana reposent sur le binôme Rose-Miller (36.3 pts à eux deux en saison régulière). Année doublement historique puisque pour la première depuis huit ans, Reggie les grandes oreilles n’est pas le meilleur scoreur de la franchise. Jalen est désigné Most Improved Player. Dans la série face aux Lakers de Shaq et Kobe perdue 4-2, le natif de Detroit s’affiche à 23 points de moyenne avec une pointe à 32 dans le Game 5, et un vilain geste sur Kobe…. Mais une évidence s’impose à tous. Jalen Rose a beau être un attaquant prolifique, avoir une grande gueule et une certaine présence dans le vestiaire, il n’appartient pas à la caste des superstars, celles dont l’aura inonde le parquet. A ses côtés, Reggie Miller est un joueur, d’une certaine façon, assez unidimensionnel. Voilà un bon tandem d’attaquants, le swingman et la shooting machine. Pas un duo archi-complet, charismatique, qui peut briguer le titre sur son expérience, sa classe supérieure, son altruisme et sa faculté à fédérer comme à transfigurer une équipe.

Notez malgré tout que, contrairement à Miller, Rose est un bon client pour les médias. On lui tend volontiers un micro pour arracher la petite phrase qui fait mouche. Volubile, il se montre très à l’aise dans cet exercice. En dehors des parquets, il soigne son look, son phrasé, son comportement en société. Il est régulièrement cité parmi les basketteurs les mieux habillés. On le dit élégant, sociable, charmeur. Loin, très loin de l’image qu’il pouvait parfois donner sur un parquet. Celle d’un joueur placide, stoïque, ne montrant pas facilement ses émotions.

La fragilité du vestiaire des Pacers, désormais placé sous la responsabilité d’Isiah Thomas, apparaît au grand jour au printemps 2001 : Philadelphie élimine Indiana 3-1 dès le premier tour. Flashé cette saison-là à plus de 20 points de moyenne (20.5), Rose est suspecté de saper l’autorité du coach au locker room… Un Isiah Thomas coupable à ses yeux d’avoir coupé la tête de Jimmy King, son ex-complice de Michigan, dans les derniers jours de la pré-saison.

Le transfert de Vince Carter le rend dingue

Le 19 février 2002, le n°5 accompagne Travis Best et Norm Richardson à Chicago, qui cède Ron Artest, Ron Mercer, Brad Miller et Kevin Ollie. Les Bulls traînent leur misère dans la division Central (21-61 puis 30-52). Evidemment, Jalen donne la leçon aux Jay Williams et autres Jamal Crawford mais la bande du duo Tyson Chandler-Eddy Curry est abonnée à la lose.

Supplice de courte durée pour l’ancien Pacer, transféré le 1er décembre 2003 à Toronto, l’équipe de Jérôme Moïso, en compagnie de Donyell Marshall et Lonny Baxter (Antonio Davis et Jerome Williams font le trajet inverse). Vince Carter, Jalen Rose, Chris Bosh plus quelques joueurs dévoués – Alvin Williams, Morris Peterson… -, c’est une bonne base de travail. Aussi Jalen Rose pète-t-il un câble le 17 décembre 2004 lorsque les Raptors cèdent « Air Canada » aux Nets contre Alonzo Mourning, opéré d’un rein un an plus tôt et tenu éloigné des parquets, Aaron Williams et Eric Williams. A ses yeux, la contrepartie est ridicule.

« On n’échange pas un franchise player contre deux remplaçants… », s’indigne Rose.

Il est entendu puisque le coach, Sam Mitchell, propulse Eric Williams dans le cinq de départ à ses dépens… Entre Mitchell et Rose, les relations sont tendues. L’ancien Montpelliérain et futur coach des Wolves reproche à Jalen sa défense très « cheap » et son peu d’entrain au gymnase. L’ex-M.I.P. finit par perdre sa place dans le cinq majeur au profit de Joey Graham. Ses chiffres piquent du nez : 12.1 points, 40.4% aux tirs, 27% derrière l’arc… Toronto, lancé dans une phase de reconstruction et trop heureux de se débarrasser des 18 M$ de son contrat, profite du marché ouvert en février 2006 pour l’expédier à New York (contre Antonio Davis).

En guise de cadeau d’adieu, le small forward signe le panier de la victoire en prolongation contre les Kings. Rose passe huit mois chez les Knicks, où il retrouve Larry Brown. Remercié le 30 octobre, il est engagé huit jours plus tard comme free-agent par Phoenix au minimum syndical, 1,5 M$ sur 1 an. Il faut dire que New York lui avait offert un buyout royal : 14,5 M$… Approché par Detroit et Miami, Rose donne donc sa préférence à Phoenix et ce choix lui permet, à 34 ans, de disputer une sixième et dernière campagne de playoffs très honorifique. Il joue un match sur les onze disputés par les Suns jusqu’en demi-finales de Conférence Ouest (élimination 4-2 face aux Spurs). Ses genoux le trahissent et le jeu up-tempo de Phoenix demande un peu trop d’énergie pour un vétéran de son âge. Mais le monde est décidément petit : Mike D’Antoni, alors coach des Suns, joua avec Jimmy Walker chez les Kansas City Kings…

Retiré des parquets, Jalen Rose se lance dans une carrière de consultant pour TNT, ABC et ESPN. Toujours en froid avec son désormais confrère Chris Webber, il est aujourd’hui l’un des consultants les plus réputés même si certaines de ses prises de position sont plus provocatrices qu’autre chose.

Nommé dans le même temps ambassadeur et porte-parole des joueurs NBA retraités, il a cumulé plus de 102 millions de dollars de gains durant ses 13 ans de carrière NBA et il gère son argent plutôt intelligemment. Il possède depuis 2007 une maison de production à Los Angeles, « Three Tier Entertainment ». Il a également financé la création de centres de lecture et signé un chèque de 100 000 $ à la fondation de Dikembe Mutombo pour la construction d’une salle d’opération dans l’hôpital érigé en Afrique à l’initiative du géant congolais.

Une générosité dont il fait profiter les habitants de Detroit, et il a reçu en 2013 le prestigieux prix de « Michiganian Of The Year ».

Au sujet de ce père jamais rencontré, il confiait encore en 2007 :

« Certains veulent être médecins, d’autres avocats. Moi, je voulais être basketteur. J’ai toujours eu ça en moi grâce à Jimmy. Il n’était pas là mais il m’a inspiré. Et ça, je lui en serai toujours reconnaissant. »

Stats

13 ans

923 matches (572 fois starter)

14.3 pts, 3.5 rbds, 3.8 pds, 0.8 int, 0.3 ct

44.3% aux tirs, 35.5% à 3 points, 80.1% aux lancers francs

Palmarès

1995 : NBA All-Rookie Second Team

2000 : Most Improved Player

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