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Le débat du soir : le « small forward » a-t-il repris le pouvoir ?

small-forwardsCe 30 mars 2010, et depuis plusieurs semaines, les trois meilleurs marqueurs de la ligue sont, dans l’ordre : LeBron James, Kevin Durant et Carmelo Anthony.
Point commun entre ces trois joueurs, ils sont ailiers shooteurs. Ou plutôt small forwards. Ou plutôt, disons qu’ils évoluent au poste 3 dans le jargon plus technique.
Ce phénomène, rare dans l’histoire de la NBA, n’est pas aussi surprenant qu’on pourrait le croire.

En effet, chaque décennie a été plus au moins marquée par la domination d’un poste en particulier.

Aujourd’hui, et après des années de disette (disons depuis la retraite de Larry Bird, le meilleur ailier de l’histoire), le poste 3 revient en force, et Basket USA a tenté de comprendre pourquoi.

Quasi inexistant à l’origine

Dans les premières années de la NBA, l’ailier shooteur n’existe quasiment pas. Le basket est un sport de « grands » et le jeu est axé sur le pivot avec notamment George Mikan, premier pivot à dominer. Viendront ensuite Bill Russell et bien sûr Wilt Chamberlain, puis plus tard Kareem Abdul-Jabbar et Bill Walton.
En clair, le jeu est très calqué sur la relation pivot/meneur de jeu. D’ailleurs le premier joueur extérieur à être MVP est Bob Cousy puis ensuite Oscar Robertson, soit deux meneurs de jeu.
Mais au milieu des années 60, les premiers ailiers comment à débarquer avec Elgin Baylor, Rick Barry ou encore John Havlicek.

La confirmation des années 80

Au début des années 80, Julius Erving, arrivé en NBA en 1976 commence à définir plus précisément le poste 3 : environ 2 mètres, aérien, complet mais pas encore très grand shooteurs. Elu MVP en 1981, il devient le premier ailier shooteur à obtenir cette distinction.
En 1979, Larry Bird arrive en NBA est à lui seul il redéfinit ce poste : scoreur et shooteur, rebondeur, passeur, Bird sait tout faire. Il devient triple MVP et se livre avec Dominique Wilkins, un autre poste 3, à des duels d’anthologie.

On retrouve aussi Alex English, gros scoreur des années 1980, James Worthy le monsieur contre attaque des Lakers, ou encore Bernard King et George Gervin.

La continuité des années 90

Les années 90 sont évidemment dominées par Michael Jordan, ailier de formation, mais qui deviendra « shooting guard » en NBA. Mais les années 90, c’est surtout la domination des pivots avec  Hakeem Olajuwon, David Robinson et Pat Ewing. Une domination qui se confirmera jusqu’au milieu des années 2000 avec Shaquille O’Neal, Alonzo Mourning ou encore Dikembe Mutombo, voire Rik Smits.
Les ailiers influents sont là mais on ne peut pas dire que ce soit le poste le plus important. Ses joueurs-là peuvent tout faire mais finalement, à de rares exceptions, ils ne sont pas « franchise player ». Parmi la crème à ce poste, notons Scottie Pippen, Grant Hill, Clyde Drexler ou encore Reggie Miller. Chris Mullin ou encore Glen Rice sont aussi de remarquables joueurs mais pas du niveau d’un MVP.

La confirmation dans les années 2000

L’après Jordan est plus confus avec surtout l’avènement du poste 4 : Tim Duncan, Kevin Garnett, Dirk Nowitzki. Côté « ailier », les années 2000 sont aussi riches en talent avec Paul Pierce, Tracy McGrady, Stephen Jackson, Ron Artest, Shawn Marion, Peja Stojakovic ou encore Hedo Turkoglu. Mais aucun Larry Bird à l’horizon. Aucun jusqu’à la draft 2003 où débarquent LeBron James et Carmelo Anthony. Quatre plus tard, c’est Kevin Durant qui arrive avec un physique digne de ses aînés comme Alex English ou George Gervin.
Si les années 2000 sont marquées du sceau du trio Bryant-Shaq-Duncan (12 titres à eux trois !), il apparaît que le futur passera forcément par le trio Anthony-James-Durant.

Comment expliquer ce phénomène ?

Les postes « classiques » sont de plus en plus difficiles à cerner. Rien que le terme d’ailier shooteur ne veut plus rien dire. Il s’appliquait à des joueurs comme Glen Rice, Reggie Miller ou Chris Mullin et bien sûr Larry Bird. Mais peut-on placer LeBron James dans cette catégorie ?

Idem l’expression « small forward » lorsqu’on voit que Durant est mesuré à 2m08.

En allant plus loin, on peut dire la même chose pour « meneur de jeu » puisque beaucoup de « point guard » ne mènent pas le jeu, et sont plutôt des arrières-scoreurs. Dans le même esprit, les arrières (shooting guard) disparaissent aussi au profit des « combos » comme Allen Iverson, Dwyane Wade, Tyreke Evans et bientôt John Wall, trop petits pour être de vrais 2 mais trop scoreur pour être meneurs.

Par ailleurs, hormis Yao Ming et quelques rares exceptions, le poste de pivot est de plus en plus occupé par des postes 4 reconvertis. Aujourd’hui, les pivots sont beaucoup plus athlétiques mais moins techniques et surtout moins « marqueurs ».

Finalement, le poste qui bouge le moins est celui d’ailier avec des joueurs dont la taille se situe entre 2m00 et 2m05. Ce sont des joueurs complets, capables de shooter extérieur ou de jouer dos au panier. Leur polyvalence est un point fort, et dans le basket moderne, c’est ce qui les démarque.

Ajoutez à cela qu’ils sont la plupart du temps de gros attaquants, et vous comprendrez pourquoi aujourd’hui on retrouve LeBron James, Carmelo Anthony et Kevin Durant dans le Top 3 des meilleurs marqueurs.

Même si les postes de meneur de jeu et de pivot demeurent les plus prisés par les dirigeants, le poste d’ailier shooteur s’impose comme le poste d’avenir dans la NBA. Les changements subis par les pivots conduisent vers un style de jeu plus en périphérie et il ne serait pas surprenant de voir de nouveaux ailiers (Danny Granger, Rudy Gay aujourd’hui… Evan Turner demain…) prendre le pouvoir très prochainement dans la hiérarchie NBA.

Basket USA

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