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Les 30 ans du Slam Dunk Contest 1988 : Dominique Wilkins Vs Michael Jordan

Pour les internautes, qui avaient voté en 2003 sur NBA.com, c’est le plus beau concours de l’histoire, et encore aujourd’hui, certains estiment que Do Wilkins s’est fait voler la victoire, avec notamment deux juges proches de Chicago. 

Nous sommes le 6 février 1988, à Chicago, et forcément le public est à 200% derrière Michael Jordan. La star des Bulls défend son titre remporté à Seattle l’année précédente. Face à lui, le plus puissant des dunkeurs, et ce duel sera effectivement une opposition de styles.

« Il y avait de l’électricité dans l’air » se souvient Dominique Wilkins. « Il y avait là quelques-uns des meilleurs dunkeurs de l’histoire dans le même concours. Les gens étaient arrivés très tôt pour voir ça. C’était très intense. »

D’un côté, la puissance et l’explosivité. De l’autre, le hang time et la grâce. Wilkins a obtenu deux fois 50 sur ses deux premiers dunks, et il s’envole vers le titre. Mais sur le dernier dunk, un windmill à deux mains, il n’obtient que 45. Stupeur parmi les joueurs, et même chez Jordan qui pensait que son rival obtiendrait un « 49 ou un 50 ».

« Sur mon dernier, je pensais qu’il valait 50 » racontera Wilkins. « Il était meilleur que mes deux premiers dunks et j’avais eu 50 à chacun. Lorsque j’ai vu « 45 », j’étais soufflé. On peut dire que Michael a profité d’un petit arbitrage maison… »

Devant son public, Michael Jordan peut donc encore s’imposer, et pour son 3e et dernier dunk, il doit au minimum réaliser un 48 pour égaler le total de Dominique Wilkins, et donc 49 pour s’imposer.

Il croise le regard de Dr. J, présent dans les premiers rangs. Son idole lui dit d’aller de l’autre côté du terrain, et de faire comme lui, un dunk de la ligne des lancers-francs. Homme de défi, Michael Jordan s’exécute et il prend quasiment appel de la ligne des lancers-francs pour une image qui restera à la postérité…

Il obtient la note maximale (50) et réalise le doublé. Malgré la perte de son trophée dans des conditions compliquées, Wilkins restera fair play : « Quand on affronte quelqu’un qui joue à domicile, c’est toujours dur. Mais Jordan a fait des dunks superbes, on doit l’admettre. Si quelqu’un devait me battre, je préférais que ce soit lui. »

Michael Jordan reconnaîtra aussi que le fait de concourir devant son public avait changé beaucoup de choses…

« J’ai été choqué en voyant 45 pour son dernier dunk. Je lui mettais 49 ou 50 » avouera « His Airness ». « J’ai le sentiment que si ça n’avait pas été à Chicago, ça aurait pu se passer différemment. »

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