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Vingt ans après, George Eddy raconte le passage de Michael Jordan à Nulle Part Ailleurs

Par son talent et son aura, Michael Jordan a très rapidement pulvérisé les frontières du basket et du sport pour devenir une icône mondiale, transcendant les cultures, déchaînant les foules à chacune des ses apparitions, surtout en dehors des États-Unis. Son passage à Nulle Part Ailleurs, il y a vingt ans jour pour jour, en est une très belle illustration.

Un public bouillant, un chroniqueur à genou, un moment mémorable dans l’histoire du petit écran. George Eddy, présent autour de la table ce jour-là avec Guillaume Durand et Bruno Gaccio, nous raconte les coulisses de « la plus grosse interview » de sa carrière, rappelant que la légende de Sa Majesté ne s’arrêtait pas aux limites du plateau.

« Jordan était une sorte d’icône mondiale, entourée de ses gardes du corps et de ses différents représentants (Nike, etc), donc quand il se déplaçait c’était un peu comme la reine d’Angleterre. Ce n’était pas facile de l’approcher. Il avait même refusé de donner des autographes à Guillaume Durand et Pierre Lescure, le patron de Canal » s’amuse-t-il. « Il n’était pas là pour ça. Moi, j’étais la crédibilité basket sur le plateau. J’avais aidé Durand à préparer ses questions. »

Chamaillé par ce dernier en plateau pour sa supposée timidité, George Eddy vit à fond le moment le plus marquant de carrière, avec un seul regret aujourd’hui, bien dérisoire.

« J’étais très mal habillé ce jour-là, avec un t-shirt col V des Bulls pour faire le supporter de base. J’avais un décolleté horrible qui faisait paraître mes poils. Mon seul regret c’est qu’on ne m’ait pas mieux conseillé. En plus MJ était là avec un superbe costard. La grande classe. »

Et pas seulement par sa tenue et sa prestance, mais aussi par la qualité de ses réponses.

« Il était aussi très classe sur le plateau » poursuit George Eddy. « Il répondait avec beaucoup de sérieux et de réflexion à chaque question. Ce n’était pas facile de l’avoir, mais s’il décidait de faire une grande interview comme ça, il le faisait avec autant de professionnalisme que sur le terrain. »

Impossible d’imaginer la même chose aujourd’hui

Côté Canal, on avait essayé tant bien que mal de se préparer pour cet évènement unique.

« Il y a eu l’épisode Bruno Gaccio, qui a réussi à se faire signer un ballon parce que Jordan n’osait pas refuser pendant le direct. C’est le seul qui a eu un autographe ce jour-là » se souvient-il. « Le plateau était limité par la taille. C’était un peu comme dans une salle de basket. On acclamait le héros moderne parce qu’il n’y avait presque que des fans dans le public et autour de la table. C’était une sorte de communion avec plusieurs millions de téléspectateurs en prime time. Il était à tout point de vue au summum. Une visite comparable à celle de la petite salle Géo André en 1990 (pour un match d’exhibition, ndlr). »

Mais incomparable avec ce qui peut se faire aujourd’hui. En témoignent les passages de LeBron James et Kevin Durant – héritiers de MJ – au Grand Journal – héritier de NPA – ces dernières années.

« C’est impossible car les médias ont beaucoup changé » assure le journaliste. « L’impact d’Internet diminue tous les événements. Il y a tellement de matchs, de chaines, de podcasts… On est noyés dans les informations et les images, et il n’y a plus grand chose qui sort du lot. Nous étions en 97, c’était au tout début d’internet et c’était vraiment un évènement, une communion comme la télé pouvait le faire dans les années 1990. »

Un moment que le Monsieur Basket de Canal+ ne peut comparer qu’à une seule autre interview.

« C’est sans doute la plus grande de ma carrière, mais il y a eu aussi Shaquille O’Neal en 1996 aux Jeux olympiques d’Atlanta. On l’a eu pendant une heure sur le plateau avec Charles Biétry. On avait payé 25 000 dollars pour l’interview et c’est moi qui avait négocié le truc, qui avait donné le chèque à Shaq. J’étais son accompagnateur avec ses gardes du corps. Et sur le plateau il y avait Yannick et Joakim Noah, qui avait dix ans. C’est l’autre interview importante qui a marqué mes 32 ans de carrière. »

On vous laisse avec l’émission complète, et pour ceux qui veulent vivre un moment de communion avec une légende de la grande ligue, rendez-vous ce week-end dans le XIXe arrondissement de Paris pour apercevoir Kobe Bryant.

Basket USA

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