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Magic Johnson par Jacques Monclar

Jacques Monclar a rencontré Magic Johnson au début des années 90, et aujourd’hui encore, l’ancien meneur des Lakers demeure son « meilleur joueur de tous les temps ».

Pour notre semaine consacrée à Magic Johnson, le Monsieur Basket de Canal Plus revient sur cette rencontre, et revient  pour nous sur les plus grands moments de sa carrière.

Comment s’est passé cette rencontre avec Magic ?

C’était en 1992 à Monaco. Je suis invité par un ami de la NBA à aller voir les entraînements de la Dream Team. Pendant la séance, mon pote me dit que Magic veut découvrir Antibes, et donc on l’y emmène. On y a passé la journée, avec bateau, plage, puis le soir on est retournés à Monaco. On s’est donc revu le même jour, puis le lendemain car il avait emmené son Magic Tour à Antibes, puis on s’est encore revu cet été-là. En revanche, pour les détails de cette rencontre, ça ne regarde que lui et moi.

Pourquoi, selon vous, Magic est le meilleur joueur de tous les temps ?

Par son charisme, par sa capacité à être polyvalent, par les cinq titres gagnés, par son sourire, par son basket showtime aux Lakers de l’époque. Pour son arrivée en NBA, où il joue pivot pour sa première Finals quand ils vont gagner aux Sixers et que Jabbar est blessé. Par cette capacité à rendre les autres meilleurs aussi en faisait des passes, en étant génial.

Maintenant, je sais que dans l’absolu, le meilleur basketteur de l’histoire, c’est Michael Jordan. Mais n’empêche que si on me demande ma liste, je mets Magic Johnson. C’est un joueur qui était éclatant tant dans le jeu mais aussi en dehors du terrain.

C’est votre plus grand souvenir de Magic ce fameux match 6, où il joue pivot à Philadelphie ?

Non, parce que c’est un rookie. Bon je crois qu’il fait 42 points, 15 rebonds et 12 passes ou l’inverse (NDLR : 42 pts, 15 rbds, 7 pds). En fait, je pense davantage à son panier à Boston (voir ci-dessous), lorsqu’il gagne au buzzer avec cet espèce de bras roulé C’est peut être là son plus grand moment.

Mais il y en a eu beaucoup d’autres. Par exemple, il y aussi sa dernière apparition au All Star Game alors qu’il est déjà touché par la maladie. Il est divin dans les trois dernières minutes et même si c’est un All Star Game, fallait les mettre les paniers de manière acrobatique.

Magic, c’est le meneur de jeu parfait, la quintessence à ce poste ?

Non, par ce qu’il a un gabarit atypique, 2m06, pas réellement un shoot fiable. Pour défendre sur les petits, on était obligés de lui adjoindre un deuxième arrière capable de défendre sur les joueurs de petite taille. C’était le rôle de Byron Scott, Michael Cooper, des joueurs comme ça. C’était un excellent rebondeur, un très bon technicien en défense mais sur les meneurs de petite taille il pouvait être enquiquiné, comme sur Isiah Thomas par exemple. Sans forcément avoir des qualités physiques exceptionnelles, il courait comme un lapin, et était assez vif et réactif.

Son duo avec Kareem Abdul Jabbar, c’est le meilleur duo intérieur-extérieur de l’histoire ?

Certainement le plus efficace de l’histoire. Une connexion entre deux personnages aux antipodes l’un de l’autre, mais sur le terrain, une connexion parfaite. Mais il n’y avait pas qu’eux, à cette époque. C’est Magic et Jabbar avec Worthy qui était un très fort joueur, avec Scott ou Cooper.

Justement cette grande équipe des Lakers des années 80, vous la placez où dans l’histoire de la ligue ?

Un tout petit peu en dessous des Bulls de Michael Jordan. C’est peut-être la deuxième équipe de l’histoire. Comme Boston les chatouillait, elle n’était pas aussi dominante que les Bulls de Jordan. Mais c’était quand même un règne.

Parlons des Celtics. Magic aurait-il été aussi fort sans Larry Bird ?

On a toujours besoin d’un rival, quelqu’un qui élève votre niveau. En plus il y avait une opposition de style avec le show de Magic et le basket académique de Bird. C’était tous les deux des beaux parleurs sur le terrain.

Bien sûr, que les Celtics et pas seulement Bird, Kevin McHale, Robert Parish et Dennis Johnson ont contribué à élever le niveau de jeu des Lakers. Cette rivalité a fait augmenter le niveau de jeu et a été une formidable saga pour la NBA. Quand il y a eu la Finals Boston-Lakers, il y a trois ans, c’était fabuleux. Ça a laissé une trace indélébile dans l’inconscient collectif.

Propos recueillis par Jonathan Demay, en exclusivité pour Basket USA

Photo : Canal+

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