Chris DeMarco a eu bien des problèmes à gérer depuis la reprise, pour sa première saison sur le banc du Liberty. Il y a eu les blessures de Satou Sabally et Sabrina Ionescu, mais aussi des soucis récurrents au rebond et dans la gestion du ballon, encore visibles lors de la dernière sortie de New York, battu par Portland lundi soir (74-81).
L’une des satisfactions de la soirée a en revanche concerné Marine Johannès, retrouvée à son meilleur niveau après deux matchs traversés sans inscrire le moindre point : 0/5 au tir face aux Valkyries de Gabby Williams, puis 0/3 face aux Wings de Paige Bueckers.
Trouver le juste milieu entre agressivité et… respect pour les cadres
Face au Fire, l’arrière française a très vite rassuré en se montrant plus agressive en attaque, débutant notamment la partie à 3/3 à 3-points, avec des moves « johannesques » confirmant son retour aux affaires.
Sans oublier ses 6 passes décisives, dont certaines ont émerveillé le Barclays Center, comme cette passe aveugle au-dessus de sa tête pour Jonquel Jones. Tout n’a pas été parfait pour New York, loin de là, mais la sortie de Marine Johannès, après deux matchs compliqués, a rassuré.
Depuis le début de saison, Chris DeMarco insistait sur la nécessité de la voir plus agressive en attaque. Et cela s’est vu lundi soir, comme cela avait déjà été le cas lors de son début de saison prometteur.
« J’ai eu une discussion avec coach Chris et Kristen (Mann) avant le match. J’ai le sentiment que même lorsque je ne score pas, je peux quand même apporter quelque chose à l’équipe. Ce n’est pas parce que je ne score pas 20 points par match que je joue vraiment mal. Les gens ont tendance à oublier ça parfois, et me jugent un peu là-dessus, parce que je ne marque pas beaucoup de points chaque soir. Mais c’est vrai que je dois travailler là-dessus, jouer avec agressivité. Je veux juste aider l’équipe », a-t-elle confié après le match.
« J’ai aussi l’impression que lorsque tout le monde est là, avec Sabrina Ionescu, Satou Sabally, Breanna Stewart, Jonquel Jones, je ne veux pas prendre 20 tirs. J’ai trop de respect pour elles pour ça, mais aussi parce que l’équipe est comme ça. Je suis aussi heureuse d’aider l’équipe même quand je ne prends pas de tir. »
Pas le moment de paniquer
Ce sera sans doute le prochain défi pour Marine Johannès dans les semaines à venir : trouver sa place et rester productive même quand l’équipe évolue au complet, sans oublier de limiter les « turnovers », dont certains ont coûté cher lundi. Collectivement, l’internationale française a également conscience qu’il reste du travail, et qu’il faudra évacuer la frustration en maintenant un dialogue ouvert entre les joueuses.
« Être honnête entre nous, c’est quelque chose d’important », a-t-elle ajouté. « On ne va pas spécialement s’énerver sur quelqu’un, on veut juste progresser toutes ensemble et aussi individuellement. On va tout revoir à la vidéo. Je pense qu’on va beaucoup en faire et que ça ne va pas forcément être sympa. Mais même avant le match, Chris a eu des mots envers l’équipe, qui n’étaient pas forcément faciles à entendre. Mais parfois, c’est important. Même si on a perdu, on a quand même un peu progressé. On doit rester unies. »
Dans une situation délicate après sept matchs, New York sera attendu au tournant alors qu’une double confrontation se profile face au Mercury, ce soir puis vendredi soir. Ironie du sort, c’est Phoenix qui avait sorti le Liberty, alors champion en titre, au premier tour des playoffs la saison dernière, en septembre 2025.
« On n’oublie pas ce qui s’est passé la saison dernière, clairement. Elles ont une bonne équipe. Elles sont aussi en difficulté en ce moment, donc ça va être un combat. Elles jouent toujours dur. Ça va être un défi pour nous, et le combat au rebond sera important, parce qu’on sait comment elles sont. »
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