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Sam Presti, l’art des finitions

NBA – Alex Caruso, Isaiah Hartenstein, puis Jared McCain dans le Game 3 : autour de son noyau de stars, Sam Presti continue de trouver les bonnes pièces pour faire gagner Oklahoma City.

Sam PrestiQuand Oklahoma City avait été éliminé par Dallas lors des playoffs 2024, Sam Presti avait décidé d’accélérer. Sauf que le GM ne s’était pas lancé après une star. Convaincu par son trio Shai Gilgeous-Alexander – Chet Holmgren – Jalen Williams, le dirigeant voulait surtout trouver les pièces manquantes autour d’eux.

Son choix s’est alors porté sur Alex Caruso, récupéré via un transfert avec Chicago, puis Isaiah Hartenstein, recruté quelques jours plus tard avec un contrat de 87 millions de dollars sur trois ans. Deux profils pas vraiment clinquants, mais parfaitement alignés avec la culture maison.

Sam Presti avait d’ailleurs annoncé la couleur à Isaiah Hartenstein dès le début de leur rendez-vous : « Je ne peux pas te promettre des minutes. Je ne peux pas te promettre un rôle. Mais je peux te promettre une culture. » Le message a été bien reçu, même si le beau contrat a aidé. Comme Alex Caruso, l’ancien intérieur des Knicks cochait en effet toutes les cases : dureté, intelligence, sens du collectif et capacité à s’effacer.

Deux ans plus tard, ces choix pèsent encore lourd dans la finale de conférence face aux Spurs. Dans le Game 1, San Antonio avait ainsi volontairement laissé Alex Caruso ouvert, Victor Wembanyama flottant très loin de lui pour protéger la raquette. Résultat ? Le vétéran a fini avec 31 points, à 8/14 de loin. Insuffisant pour éviter la défaite en double prolongation, mais assez pour forcer les Spurs à réfléchir à leur stratégie.

Des pièces qui renforcent toujours le puzzle

Dans le Game 2, Alex Caruso a encore pesé, avec 17 points et 5 passes, punissant la zone de San Antonio. « À cette période de l’année, si tu n’es pas sans peur, tu risques de rentrer chez toi », résume-t-il.

Isaiah Hartenstein, lui, a changé l’équilibre physique de la série. Très peu utilisé dans le premier match, il a ensuite été envoyé au combat face à Victor Wembanyama. Un rôle ingrat mais essentiel pour relancer le Thunder.

Et quand ce ne sont pas les deux vétérans qui font basculer les choses, c’est Jared McCain, autre trouvaille de Sam Presti, qui surgit. Brillant dans le Game 3, l’arrière a rappelé que le Thunder ne s’était pas seulement construit autour de ses stars, mais aussi grâce à une accumulation de profils capables de répondre au bon moment.

« Sam a fait l’impasse sur du talent pour se focaliser sur les personnalités », a expliqué Shai Gilgeous-Alexander. « Cet état d’esprit a vraiment aidé notre groupe. C’est en grande partie grâce à cela que nous nous entendons si bien et que nous avons cette alchimie dont tout le monde parle. Sam récupère un certain type de personnes. »

Des joueurs capables de se sacrifier, de s’adapter ou de surgir selon les besoins. De quoi démontrer que Sam Presti est vraiment le roi du puzzle, toujours capable de trouver la pièce qui rendra le reste de l’édifice plus solide…

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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