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Les Spurs n’ont pas le temps d’attendre

Passés en un an de 34 victoires à une finale de conférence, les Spurs ont accéléré leur reconstruction autour de Victor Wembanyama, mais aussi grâce à l’étonnante maturité de Stephon Castle et Dylan Harper.

Les Spurs« On n’a pas l’expérience, mais on s’en fiche. » En une phrase, Victor Wembanyama a résumé la saison des Spurs. Il y a un an, San Antonio sortait d’un exercice à 34 victoires. Aujourd’hui, la franchise texane est en finale de conférence, comme si toutes les étapes habituelles d’une reconstruction avaient été avalées en quelques mois.

« Les mots ‘finale de conférence’, c’est fou », a d’ailleurs soufflé « Wemby » après l’élimination des Wolves. « C’est quelque chose que j’ai entendu toute ma vie, et maintenant on y est. » Sauf que les Spurs ne donnent pas l’impression d’être arrivés là par hasard. Ils ont simplement grandi beaucoup plus vite que prévu.

Le premier accélérateur, évidemment, s’appelle Victor Wembanyama. Le Français est beaucoup plus qu’une machine à contres ou à highlights, c’est sans aucun doute le meilleur « two-way player » actuel de NBA. Anthony Edwards l’a constaté de près : « Il change tous les tirs près du cercle. » Le leader des Wolves n’a pu que reconnaître que les Spurs « étaient simplement meilleurs », validant le fait que San Antonio a déjà changé de statut.

Mais cette progression est également intéressante car les Spurs ne se résument plus à leur Français. Stephon Castle et Dylan Harper semblent ainsi bien en avance sur leur âge. Après les 32 points, 11 rebonds et 6 passes du premier dans le Game 6 face à Minnesota, Mitch Johnson n’a pas cherché longtemps ses mots : « C’était sacrément bon. » Victor Wembanyama a fait encore plus court : « Incroyable. »

« Des chiens d’attaque »

Surtout, le ROY de l’année dernière n’est plus seulement un défenseur ou un boost d’énergie. Son tir ouvre des espaces, et il le sait. « Ça ouvre le jeu pour tout le monde », confirme-t-il ainsi.

Dylan Harper, lui, avance dans un rôle plus discret, mais avec la même absence de complexe. « Il est tellement bon, tellement calme », apprécie d’ailleurs Victor Wembanyama, déjà bluffé par le sang-froid de son jeune coéquipier.

Mitch Johnson a trouvé une image pour résumer son jeune duo d’extérieurs : « Ce sont des chiens d’attaque. Ils y vont. » Des joueurs faciles à diriger, agressifs dès qu’ils posent le pied sur le parquet, déjà utiles dans des matchs à haute pression. Une image déjà utilisée par Stephon Castle : « On a beaucoup de chiens qui ne lâchent rien. »

Voilà pourquoi les Spurs ont déjà changé de catégorie. Leur superstar a accéléré le calendrier, leurs jeunes ont refusé d’attendre leur tour, et San Antonio découvre les sommets avec une insouciance qui permet de transformer les rêves en véritables objectifs. De quoi se préparer face au Thunder avec de réelles ambitions.

« La nature même des playoffs fait que nous allons affronter des équipes de plus en plus fortes. Il y a déjà eu un écart notable entre le premier et le deuxième tour. Et cet écart sera sans doute encore plus grand entre les deuxième et troisième tours » conclut Wemby avant cette série rare entre deux équipes à plus de 60 victoires…

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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