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« À nos fans, je veux que vous sachiez : personne n’est plus frustré que moi par le fait que nous n’ayons pas atteint nos objectifs. » Dès l’entame de sa conférence de presse aux côtés de Bob Myers, le co-propriétaire des Sixers Josh Harris tient à mettre les choses au clair : Philadelphie est encore loin de la terre promise.
Après une saison régulière mitigée, puis un exploit face aux Celtics au premier tour des playoffs, les Sixers ont pu mesurer l’écart qui les sépare des meilleures équipes de l’Est en étant balayés par les Knicks. Un adversaire face auquel les Sixers ont pu disposer de Joel Embiid, et des autres cadres de l’équipe, sur les trois derniers matchs.
« Quand vous arrivez en playoffs en bonne santé, le meilleur côté, c’est que vous n’avez aucune excuse pour justifier votre défaite. Vous avez perdu. Je n’ai jamais aimé aborder les playoffs en me disant : ‘Eh bien, un tel était blessé, et s’il avait été en forme, nous aurions pu…’. Ces hypothèses ne servent à rien. Ce qui est utile, en revanche, c’est de se dire que nous étions pratiquement au complet et que nous avons perdu. Très bien. Soyons honnêtes là-dessus », résume Myers, chargé de trouver un remplaçant à Daryl Morey.
Un besoin de profondeur de banc
Ce constat posé, tout l’enjeu est de savoir comment les Sixers peuvent passer un cap, et ne plus s’arrêter au stade du second tour des playoffs comme cela a été le cas à six reprises ces neuf dernières années. Insister avec ce trio Tyrese Maxey, Joel Embiid et Paul George, payés tous les trois au salaire maximum ?
« On n’a pas réussi cette année avec trois joueurs (majeurs), mais cela ne signifie pas que c’est impossible. C’est une question pertinente : à quoi doit ressembler un effectif moderne avec le ‘second apron’, qui fait office de plafond salarial strict ? La vérité est que la profondeur de banc est peut-être plus importante que jamais. C’est peut-être dû au rythme de jeu, ou à ce qu’on exige davantage de nos joueurs. […] On doit analyser ce qui s’est passé, être honnêtes et voir si ce modèle peut encore marcher », juge Myers.
Sur la grille de répartition des salaires cette saison, on remarque que le trio monopolisait près de… 75% de la masse salariale, ne laissant que quelques miettes aux autres. Quentin Grimes, Kelly Oubre Jr. et Andre Drummond, tous « free agents » cet été, évoluaient entre 5 et 9 millions de dollars.
Interrogé spécifiquement sur Joel Embiid, dont l’état de santé fluctuant est un enjeu permanent, Harris rétorque que le destin des Sixers ne doit pas dépendre d’un élément. « Focaliser toute l’attention sur un seul élément n’est pas la bonne approche. C’est un joueur important de notre effectif, c’est un guerrier. On a donc hâte de l’accueillir à nouveau parmi nous. »
Entre jeunesse et vétérans, une question centrale
Serait-ce un moyen de continuer à redistribuer les cartes en matière de hiérarchie chez les Sixers ? Car alors que le pivot (32 ans) et Paul George (36 ans) ont encore été beaucoup absents, la jeune traction arrière Tyrese Maxey (25 ans) – VJ Edgecombe (20 ans) a longtemps tenu la baraque. Pour Bob Myers, privilégier le cercle des vétérans ou l’ascension de la jeunesse est une question centrale pour la suite.
« Et si j’avais la réponse, je me contenterais de l’appliquer. Je ne sais même pas si j’aurais besoin de vous le dire, je le ferais, tout simplement. J’ai hâte de collaborer avec la direction pour trouver cette réponse. C’est une question que tout le monde se pose. Et il ne s’agit pas de critiquer un joueur plus âgé ou de faire l’éloge d’un plus jeune. La question est : comment passer ce deuxième tour ? Comment aller plus loin ? », s’interroge le dirigeant.
Une partie de cette réponse passera par le recrutement d’un nouveau président après le renvoi de Morey. Josh Harris, lui, restera au cœur des opérations. « Je comprends la frustration des gens, et c’est pour cela qu’aller chercher quelqu’un d’aussi talentueux que Bob pour aider Philly à atteindre ses buts constitue la prochaine étape de notre évolution. Je m’y donne corps et âme. Je transpire autant, sinon plus, que n’importe lequel de nos fans. C’est mon unique priorité », promet le co-propriétaire.
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