Cela fait plusieurs jours que l’on sait que la NBA veut révolutionner la Draft à travers une loterie repensée, incluant deux franchises supplémentaires et une nouvelle répartition des chances de récupérer le premier choix.
Une loterie de type « 3-2-1 » censée pénaliser les pires équipes et récompenser celles qui resteront compétitives jusqu’au bout. Concrètement, l’idée est de ne plus offrir les meilleures chances aux plus mauvais bilans, afin de réduire l’intérêt de perdre volontairement en fin de saison.
Le 28 mai, le commissioner Adam Silver passera donc à la vitesse supérieure en présentant sa réforme aux 30 propriétaires de la ligue, qui auront ensuite la possibilité de l’accepter.
« Ce que nous avons fait, et c’est ce que nous allons présenter aux propriétaires fin mai, c’est créer un système de chances égales pour qu’il n’y ait plus d’avantage particulier à être mauvais », se justifie-t-il ainsi chez Stephen A. Smith. « Il y a même quelque chose que nous appelons la zone de relégation : si vous êtes l’une des trois pires équipes de la ligue, vous aurez en fait de moins bonnes chances que les équipes classées de la 4e place jusqu’à celles qui font les playoffs. Mais nous sommes encore en train d’ajuster le système. »
Trois ans pour « voir comment les équipes vont s’adapter »
Pour éliminer le « tanking », Adam Silver et ses équipes n’hésiteront pas non plus à user d’un pouvoir élargi pour sanctionner une franchise soupçonnée de perdre délibérément.
« Si nous remarquons qu’une équipe ne fait pas de son mieux pour gagner, nous pourrons lui retirer des chances à la loterie ou modifier son ordre de sélection à la Draft », ajoute-t-il. « Les franchises doivent comprendre qu’il ne s’agit pas seulement de payer une amende, ce qu’elles pourraient considérer rentable pour obtenir un choix de Draft élevé, mais que cela impactera directement leur capacité à obtenir le premier choix. »
Idéalement, Adam Silver souhaite que son nouveau système soit lancé sur la période 2027-2029. Avec d’éventuels ajustements au bout de trois ans en fonction des conséquences imprévues.
« Le système que nous allons présenter sera valable trois ans », confirme-t-il. « Ce que nous expliquons aux franchises, c’est qu’il y aura une clause de fin automatique. En d’autres termes, ce système de chances égales sera testé pendant trois ans, ce qui nous donnera le temps d’étudier d’autres méthodes créatives pour mieux répartir les joueurs. Ça nous permettra également de voir comment les équipes vont s’adapter à ce système. Car, s’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est que les franchises sont incroyablement créatives pour contourner le système. »
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