On est au début de la deuxième mi-temps de ce Game 6 entre le Magic et les Pistons, et les joueurs de Jamahl Mosley viennent de prendre 24 points d’avance (62-38). Les partenaires de Paolo Banchero maitrisent leur sujet, et ils sont à 23 minutes d’une qualification en demi-finale de conférence. Vingt-trois comme le nombre de tirs ratés de suite que le Magic va alors enchaîner ! C’est un record NBA depuis la mise en place du « play-by-play » en 1997.
En comptant les arrêts de jeu et les temps-morts, Orlando ne va plus inscrire le moindre panier pendant… 45 minutes !
« Ils jouaient simplement avec plus de désespoir que nous, avec plus d’intensité », explique Desmond Bane. « Que ce soit aux rebonds offensifs ou en augmentant la pression pour provoquer des interceptions, ils nous ont complètement sortis de notre jeu et cassé notre rythme. »
Un seul panier inscrit en 4e quart-temps
En seconde mi-temps, le Magic n’inscrit que 19 points avec 4 paniers sur 37 tentatives, établissant le pire pourcentage au tir de toute équipe sur une mi-temps, en saison régulière ou en playoffs, avec au moins 35 tentatives. Dans le seul quatrième quart-temps, le Magic signe un 1 sur 20 aux tirs, et c’est un dunk de Paolo Banchero !
Sur le plan individuel, Paolo Banchero, Desmond Bane et Jalen Suggs ont combiné un 2 sur 26 aux tirs en seconde mi-temps, dont un 0 sur 13 à 3-points…
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« C’est un peu du déjà-vu… Il faut leur donner du crédit : ils ont augmenté leur intensité, pressé tout terrain, nous ont fait perdre quelques ballons, puis ils ont pu marquer des paniers faciles rapidement » analyse Jamahl Mosley. « Et au final, beaucoup de tirs ne sont pas rentrés pour nous. On a eu de bonnes positions, mais ça ne tombait pas. Et certains tirs longue distance ratés ont mené à des contre-attaques pour eux, ce qui leur a donné des paniers faciles. Une fois qu’ils ont vu les ballons rentrer, ils ont pris confiance et se sont mis à voler sur le terrain. »
Comment expliquer que l’attaque d’Orlando puisse s’enrayer d’une minute à l’autre, et devenir statique au point de tenter des tirs compliqués de très loin ou d’abuser de l’isolation ?
« Quand ils ont haussé le ton, ils ont beaucoup switché, ce qui a limité notre capacité à attaquer le cercle » poursuit le coach d’Orlando. «Et même quand on y arrivait, on n’a pas bien fini près du panier, qu’il y ait faute ou non. Ils ont fait du bon travail dans la raquette. Il y a des fautes qui n’ont pas été sifflées, mais on doit quand même finir les actions. On a eu de bons tirs, mais ils ne sont pas rentrés, et ça leur a permis de courir en transition et de marquer facilement. »
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