Pas tendre, la presse de Boston ce matin. « Des ajustements ? Quels ajustements ? Un nouvel effort pathétique dans un match décisif laisse les Celtics au bord de l’élimination », s’agace par exemple le Boston Globe après la défaite des C’s sur le parquet des Sixers la nuit passée, lors du Game 6.
Une rencontre marquée par ce drôle de « pari » effectué par Joe Mazzulla : envoyer ses remplaçants à dix minutes de la fin, alors que les Sixers venaient de creuser leur plus gros écart du match (88-65). Un choix tactique plutôt rare à ce stade d’une rencontre aussi décisive.
« Je voulais juste donner une sensation différente au match. Toute l’année, on a eu 14 ou 15 gars capables d’avoir un impact sur la victoire, et je voulais donner un autre visage à la rencontre », justifie le coach sur le fait d’avoir envoyé Payton Pritchard, aux côtés de Luka Garza, Baylor Scheierman, Jordan Walsh et Ron Harper Jr.
L’attaque des Celtics à l’arrêt
Il faut dire que dans les minutes qui ont précédé, les titulaires n’avaient pas vraiment rempli le contrat. Dans un troisième quart-temps qui a fait basculer la rencontre en faveur des locaux, les visiteurs n’avaient inscrit que 14 maigres points. Jayson Tatum, Jaylen Brown et les autres avaient surtout donné l’impression de faire du surplace offensivement, se contentant de shooter à 3-points.
Quand l’adresse n’est pas là, cela complique les choses. « On doit trouver différentes façons de générer (des points) face à diverses options défensives. Ils ont fait évoluer leur système défensif tout au long de la série et ils l’ont bien fait », reconnaît Joe Mazzulla, en mettant aussi en avant le nombre de layups et de floaters manqués par les siens dans le premier quart-temps. « On doit être plus efficaces dans l’exécution. »
Reste que les remplaçants ont relancé les espoirs de Boston dans le dernier quart-temps en passant un 11-0 face aux titulaires d’en face. Profitant des transmissions de Payton Pritchard, Luka Garza (9 points) a joué un rôle important sur cette séquence. Comme les autres remplaçants mobilisés sur cette période, sauf Pritchard, l’intérieur a fini avec un impact positif au score. Tout l’inverse des titulaires, tous à -11 ou pire lorsqu’ils étaient en jeu.
Une entrée inspirante pour les titulaires
« À chaque fois que vous lancez un cinq comme celui-là, vous prenez l’autre équipe au dépourvu, et ils ont probablement un peu levé le pied. Mais j’ai trouvé que nos gars ont joué dur. On a pris quelques rebonds offensifs. On perdait la bataille du nombre de tirs tentés jusqu’à ce moment-là. Ces gars-là nous ont permis de la rééquilibrer [en provoquant] quelques pertes de balle et grâce aux rebonds offensifs », remarque le coach.
Un rééquilibrage qui a permis à Boston de revenir à 12 points (88-76) à sept minutes du terme. Deux minutes plus tard, les locaux avaient repris leurs distances, mais cet écart de 12 points était de nouveau d’actualité à deux minutes de la fin. L’exploit n’a pas eu lieu, mais leur entrée a été « inspirante » pour les autres.
« Bravo à ces gars. Évidemment, c’est difficile d’être dans cette situation où vous ne jouez pas pendant trois quart-temps et demi, puis de produire ce qu’ils ont fait. Ils avaient une super énergie, ils ont joué avec un bon rythme et ils ont retrouvé le basket des Celtics. C’était inspirant pour le groupe des titulaires, on doit recommencer à jouer comme on en a l’habitude », vise Jayson Tatum.
À savoir être « un peu plus soudés, plus costauds, jouer avec plus de rythme », énumère la star des Celtics, consciente qu’un nouvel écart de la sorte n’est plus permis samedi prochain.
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