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« Des erreurs affreuses » ont coûté la fin de match aux Rockets

NBA – Les Texans, qui comptaient deux possessions d’avance à 30 secondes de la fin, ont multiplié les erreurs avant de concéder la prolongation aux Lakers, qui vont finir le boulot.

rockets sengun

« Et les Rockets vont être en mesure de plier ce match. » « Ou peut-être pas… », se corrige dans la seconde Stan Van Gundy qui a parlé un peu trop vite en voyant le rebond capté par les Rockets, sur un manqué à 3-points de LeBron James, dont le consultant TV a rappelé qu’il venait de perdre deux ballons « clutch ».

Mais ces erreurs californiennes vont vite être effacées par la série de bévues commises par les Texans, qui menaient alors 101-95 à 30 secondes de la fin de ce Game 3. Car après ce rebond capté, sur la remontée de balle, Jabari Smith Jr. a tenté de trouver Amen Thompson sur une transmission d’une mollesse extrême, facilement interceptée par Marcus Smart.

Pour ne rien arranger, Jae’Sean Tate a eu la terrible idée de vouloir contester de trop près la tentative à 3-points de Smart. Résultat : trois lancers-francs pour le joueur des Lakers. Sur son banc, Ime Udoka fulminait déjà.

Le coach local n’était pas au bout de ses mauvaises surprises. Après un temps-mort et la remise en jeu des Rockets effectuée dans le sens inverse du jeu, Reed Sheppard a hérité du cuir dans sa moitié de terrain avec une mission simple sur le papier : être victime d’une faute adverse.

Alperen Sengun était pourtant démarqué

Sauf que le meneur, tenté de faire courir le temps restant avec son dribble tout en passant la moitié de terrain, a voulu déborder LeBron James alors que Rui Hachimura allait s’interposer sur sa route. Le « King » a alors tapé le cuir par derrière générant un nouveau « turnover ». Alperen Sengun, les bras en l’air pour réclamer le ballon, était pourtant démarqué au niveau de la ligne médiane.

« Ça arrive. J’imagine qu’il ne pouvait pas voir, qu’il n’a pas vu. Il essayait de passer la prise à deux. Ça arrive. Ce sont ses premiers playoffs, il va grandir, je suis sûr qu’il est dégoûté par rapport à ça, on l’est tous », réagit le pivot.

Les Texans peuvent l’être, car ce nouveau contre-temps allait de nouveau être sanctionné spontanément par les Lakers, avec un panier à 3-points de James. Un énorme tir synonyme de prolongation, car ni Sengun, ni la superstar des Lakers ne parviendront à arracher la décision dans les dernières secondes du temps réglementaire. Puis Los Angeles finira par avoir le dernier mot.

Après la rencontre, Udoka est logiquement interrogé sur ce qu’il qualifie d’ « erreurs affreuses ». « Je ne sais pas si c’est la jeunesse, la peur du moment ou peu importe. On mène de six points avec 20 ou 30 secondes à jouer, on prend un rebond, et il suffit de garder la balle et de provoquer la faute… On la balance. Pour aggraver les choses, une faute terrible sur Marcus Smart pour lui donner trois lancers francs. »

« Grandissez, vous n’êtes plus si jeunes que ça ! »

Puis en décrivant l’action suivante, le coach rappelle que « Alpi est complètement démarqué au milieu du terrain », mais son meneur de jeu « a essayé de passer entre les deux (défenseurs) au lieu de simplement donner le ballon à Alpi. Et la dernière action, pour le dernier tir. On ne joue pas ce qui a été annoncé. » À savoir une isolation poste haut pour son pivot.

Ce dernier rapporte que dans le vestiaire, les Rockets ont regardé ces dernières possessions. « Les deux ballons perdus, les deux 3-points et la dernière possession. On regarde, on apprend, on grandit ensemble », énumère le Turc comme s’il ne s’agissait que d’une étape logique de leur progression.

De son côté, Udoka s’est montré bien plus cinglant lors de son intervention d’après-match auprès de ses joueurs : « Grandissez, vous n’êtes plus si jeunes que ça ! Vous avez déjà fait les playoffs une fois ! Puis on a visionné chaque situation. »

L’excuse de la jeunesse alors ? « Non. Je joue au basket depuis assez longtemps. Remonter la balle avec 30 secondes à jouer reste remonter la balle avec 30 secondes à jouer. Il n’y a jamais d’excuse du genre : ‘Il n’a jamais joué de match de playoffs, il n’a jamais connu cet environnement.’ Ça n’a aucune importance. C’est du basket élémentaire. J’aurais dû faire le bon choix », regrette Sheppard.

Cette défaite, qui condamne quasiment les Rockets, est dure à avaler, notamment pour leur coach. « C’est évidemment une faiblesse chez nous de savoir conclure et finir les matchs. La quantité d’erreurs ou le type d’erreurs commises sont flagrants et on ne peut pas se permettre ça. Je parle d’âge en permanence, mais je ne parle pas de 23 ou 22 ans, Je regarde plutôt (l’expérience), cinq, quatre, trois ans dans la ligue et le fait de grandir à partir de là, apprendre d’expériences précédentes », dit-il. Un apprentissage cruel cette nuit.

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Rédacteur de contenu Samuel Hauraix
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