Matchs
NBA
Matchs
NBA

Rudy Gobert fait vraiment bégayer Nikola Jokic

NBA – Lors du game 3 dans le Minnesota, le Serbe, gêné par le Français, a sombré offensivement, tant à proximité du cercle qu’à 3-points pour finir avec 7/26 aux tirs.

jokic gobert

Un tel niveau de maladresse était du jamais-vu pour lui cette saison. Dans le Minnesota pour le troisième match de la série face aux Wolves, Nikola Jokic a certes terminé avec 27 points, et 15 rebonds, mais avec un ratio catastrophique à 7/26 aux tirs (27%).

Sa production finale a seulement été tirée vers le haut par ses passages impeccables sur la ligne des lancers-francs (11/11). « Ils sont grands, athlétiques, avec de l’envergure, de vraiment bons défenseurs, donc ils t’obligent à shooter par-dessus eux ou à faire un mouvement de trop. Ils te font gamberger avec des feintes, des contestations, il faut leur reconnaître ça, ils sont vraiment bons », avoue le Serbe en parlant des Wolves.

Celui-ci ne donne aucun nom, mais l’allusion concerne évidemment Rudy Gobert. Le Français, parfaitement soutenu par Jaden McDaniels, a encore été l’ancre défensive de sa formation.

Les premières minutes de la rencontre en disent beaucoup sur son impact, quand Gobert a « bumpé » son adversaire en transition (sans coup de sifflet), bien gêné un « hook », contesté deux tirs lointains et enfin contré une tentative d’approche du cercle. Après seulement trois minutes de jeu, le « Joker » en était à… 0/6 aux tirs !

« Contester chaque tir, rendre tout difficile sur chaque action et donner le ton, c’est ce qu’on voulait faire ici à domicile. […] Rudy nous met tous en valeur en ce moment avec sa défense. […] Il a fait du super boulot pour gérer tout ce qu’ils essaient de lui envoyer », juge Chris Finch, en parlant du jeu à deux entre Jokic et Jamal Murray, « probablement le meilleur (jeu à deux) de la ligue ».

Seulement 21% à 3-points sur la série

Pas sur ce match, car le Canadien s’est également contenté de 16 points à 5/17, et son « pick-and-pop » n’a pas fonctionné du fait de la maladresse extérieure de son partenaire favori. « Ça va clairement nous aider et m’aider », reconnaît le pivot sur l’importance de convertir ses tirs lointains – 20.8% seulement jusqu’ici – pour la suite de la série.

« Il a juste raté ses tirs. Ses tirs à 3-points étaient, pour la plupart, de très bonnes opportunités. Ses tirs à deux points, comme ses jumpers en face-à-face ou ses attaques au cercle, ce sont des choses qu’il a l’habitude de faire, mais il a connu une soirée difficile. Ça arrive aux joueurs. Ce gars a joué un million de matchs de playoffs. Il y a des soirs où l’on est moins bon, il va rebondir. Il a besoin, comme tout le monde, d’une journée pour digérer le fait qu’on n’a pas été bons en attaque », lâche David Adelman.

Le coach regrette toutefois que ses joueurs n’aient pas affiché plus de mordant de ce côté du terrain. « On n’a pas imposé de défi physique en attaque. Et quand on a commencé à se précipiter à cause de leur pression, ça a mené à des possessions désorganisées en première mi-temps. Il faut comprendre qu’à l’extérieur, comme l’année dernière contre les Clippers, il faut être rigoureux dans l’exécution. »

Pas simple donc, face aux spécialistes défensifs d’en face. Dont un Rudy Gobert à 100% motivé par son duel avec le triple MVP, qui avait plus d’une fois dominé le Français par le passé.

« Comme je l’ai dit, c’est le meilleur attaquant sur lequel j’ai eu à défendre de toute ma carrière, donc j’essaie de relever le défi et de le faire travailler autant que possible. C’est aussi un effort collectif », lâche le tricolore, en citant Jaden McDaniels, Donte DiVincenzo, Anthony Edwards ou Julius Randle. « On fait en sorte qu’il doive mériter chaque point qu’il marque. » Le message est bien passé.

Suivez toute l'actualité NBA sur la chaîne WhatsApp de Basket USA

Suivez nous également sur Google Actualités

Rédacteur de contenu Samuel Hauraix
Le fil info en direct