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Attaque de feu et défense de fer, le match total de Marcus Smart

NBA – En plus de participer à cadenasser Kevin Durant en seconde période, Marcus Smart a été immense au tir dans le Game 2 face aux Rockets.

Marcus Smart

« Il a fait énormément de choses ce soir, c’était sur quelle séquence du match ? », fait mine de ne pas se rappeler JJ Redick, provoquant les rires des journalistes. L’un de ces derniers vient d’interroger le coach des Lakers sur les derniers gestes décisifs de Marcus Smart, dans la victoire du Game 2 face aux Rockets.

Dans les deux dernières minutes de jeu, son meneur a converti un panier à 3-points dans le corner, délivré une passe décisive en « backdoor » pour un dunk de LeBron James et intercepté une transmission de Kevin Durant pour clore les débats.

« Il a été d’une précision chirurgicale toute la saison depuis les coins, et nous l’avions placé là sur cette action précise, avec le sentiment que s’ils décidaient de sortir en aide ou s’ils étaient en rotation, c’était le tir que nous voulions, et il en a mis un important », décrit le coach, tout en saluant le travail défensif de son joueur, même « s’il faut évidemment un effort collectif de toute l’équipe pour défendre sur Kevin ».

20 points de moyenne après deux matchs

Des propos qui résument bien la production de son joueur, et son activité des deux côtés du terrain. Offensivement, en enchaînant les paniers primés, et défensivement, en allant piquer un premier ballon à « KD » sur une remontée de balle, c’est lui qui a parfaitement lancé son équipe. Smart le dit lui-même qu’il cherche à être « l’ancre défensive, le leader vocal dont cette équipe a besoin ».

« Je suis très sélectif quand je veux utiliser mes mains. J’essaie de faire mes choix sans faire de faute. Mes coéquipiers me permettent de faire des paris, ils me font confiance », décrit-il, en ajoutant en conférence de presse : « Toute ma vie, j’ai été ce gars qu’on peut simplement placer à certains endroits dès qu’on en a besoin. Le couteau suisse. C’est ma façon de boucher les trous, peu importe le besoin, peu importe le moment. C’est ce que j’ai toujours été, c’est ce qui me rend très précieux et tout à fait unique. »

Après un Game 1 déjà accompli à 15 points et 8 passes, il a fait beaucoup mieux cette nuit : 25 points (8/13 aux tirs dont 5/7 de loin), 7 passes et 5 interceptions. Une production énorme pour un joueur qui n’avait plus goûté aux playoffs depuis 2023 avec les Celtics, un an avant le titre acquis par ses anciens coéquipiers.

Le genre de match qui fait rappeler à LeBron James que son coéquipier « a l’expérience des grandes batailles. Il est allé en finales, il a disputé de nombreux matchs de playoffs, des matchs importants, tout au long de sa carrière. Donc, évidemment, il n’a pas peur de ces moments-là et il a toujours été chargé de défendre sur certains des meilleurs joueurs de l’histoire durant sa carrière. Ça nous apporte aussi beaucoup de sérénité. »

JJ Redick l’a affronté en playoffs

« Il suffit de connaître son CV. Il pratique toujours un basket de la gagne. Il est clairement énorme sur le plan offensif dans cette série, mais ce qu’il apporte, ce sont les intangibles. Parfois, beaucoup de choses qu’il fait n’apparaissent même pas dans les statistiques, et ils ne comptabilisent pas le fait de plonger pour un ballon perdu, les écrans retard, les ballons déviés », énumère le « King ».

Ce match vient rappeler à tous quel formidable compétiteur il est et à quel point le joueur de 32 ans en garde sous la semelle. Ce dont son coach était déjà convaincu au moment de son arrivée l’été dernier. « J’ai joué contre lui et je l’ai affronté en playoffs, donc je sais quel genre de compétiteur il est. J’ai eu l’occasion de le regarder, en tant que joueur fraîchement retraité, concourir au plus haut niveau et jouer les finales », livre Redick.

Ce dernier, persuadé que sa recrue n’allait pas être perturbée en passant du maillot des Celtics à celui des Lakers, assure que la franchise californienne a analysé en profondeur un tas de données le concernant, en particulier certaines statistiques avancées.

« Il est facile de mettre quelqu’un de côté en se disant qu’il est plus vieux et moins performant. Mais toutes les statistiques défensives, ainsi que les données sur son rôle de créateur secondaire, étaient très favorables. Nous nous sommes donc sentis vraiment à l’aise de le faire venir dans l’équipe », lâche le coach, largement récompensé jusqu’ici dans cette série.

Marcus Smart Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2014-15 BOS 67 26:59 36.7 33.5 64.6 0.9 2.4 3.3 3.1 2.6 1.5 1.3 0.3 7.8
2015-16 BOS 61 27:20 34.8 25.3 77.7 1.2 2.9 4.2 3.0 3.0 1.5 1.3 0.3 9.1
2016-17 BOS 79 30:51 35.9 28.3 81.2 1.0 2.9 3.9 4.6 2.4 1.6 2.0 0.4 10.6
2017-18 BOS 54 29:53 36.7 30.1 72.9 0.8 2.7 3.5 4.8 2.5 1.3 2.4 0.4 10.2
2018-19 BOS 80 27:30 42.2 36.4 80.6 0.7 2.2 2.9 4.0 2.5 1.8 1.5 0.4 8.9
2019-20 BOS 60 31:59 37.5 34.7 83.6 0.7 3.1 3.8 4.9 2.7 1.7 1.7 0.5 12.9
2020-21 BOS 48 32:56 39.8 33.0 79.0 0.8 2.7 3.5 5.7 2.6 1.5 2.0 0.5 13.1
2021-22 BOS 71 32:20 41.8 33.1 79.3 0.6 3.2 3.8 5.9 2.3 1.7 2.2 0.3 12.1
2022-23 BOS 61 32:05 41.5 33.6 74.6 0.8 2.4 3.1 6.3 2.8 1.5 2.3 0.4 11.5
2023-24 MEM 20 30:15 43.0 31.3 76.8 0.3 2.4 2.7 4.3 2.7 2.1 3.1 0.3 14.5
2024-25 WAS 15 18:40 44.0 39.2 68.6 0.3 1.7 1.9 2.5 1.5 1.1 1.3 0.2 9.3
2024-25 MEM 19 21:03 35.8 32.2 83.3 0.7 1.5 2.3 3.7 1.6 1.2 1.8 0.3 8.7
2025-26 LAL 62 28:32 39.5 33.1 82.2 0.6 2.2 2.8 3.0 2.6 1.4 1.5 0.4 9.3

Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.

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Rédacteur de contenu Samuel Hauraix
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