Il y a des moments qui résument à eux seuls une saison entière. Pour les Bucks de cette saison, c’est Doc Rivers qui entre dans les vestiaires après une déroute à Chicago et lançant à ses joueurs : « Google me. »
L’anecdote, révélée par Shams Charania sur ESPN il y a quelques semaines, a depuis fait le tour de la NBA. Et maintenant, c’est Myles Turner lui-même qui en raconte l’envers du décor, dans un podcast aux côtés de Breanna Stewart. Sa version est aussi savoureuse… qu’embarrassante pour le coach, poussé depuis vers la sortie.
Le 2 mars, au lendemain d’une lourde défaite contre les Bulls, Doc Rivers convoque une réunion d’équipe et implore ses joueurs de « regarder son CV » : « Google me (Cherchez mon nom sur Google). J’ai emmené des équipes en playoffs et au titre alors que personne n’y croyait. Je pensais que vous étiez une de ces équipes » lance-t-il.
Le problème ? Dans un vestiaire rempli d’ego, ce type de discours ne passe pas comme attendu.
« C’était un moment gênant pour tout le monde »
« Doc est entré et a dit en gros : ‘Ecoutez, j’ai mené des équipes moins talentueuses que vous en playoffs. Je pensais que vous pouviez faire partie de celles-là », raconte Myles Turner. « C’était une tentative de nous motiver, mais dans une salle pleine d’ego, le truc du ‘Google me’… je ne pense pas que ça soit passé comme il l’avait imaginé. »
Myles Turner prend aussi soin de préciser qu’il n’est pas la source de la fuite initiale : « Je vais le dire clairement : je n’étais pas la taupe. Je ne sais pas qui c’était, mais beaucoup de trucs dans l’article d’ESPN étaient précis — genre, vraiment précis. Quelqu’un devait avoir un enregistrement… »
Ce qui rend le moment encore plus gênant ? Doc Rivers avait copié la formule de Curt Cignetti, le coach de football universitaire d’Indiana, qui avait utilisé exactement la même expression quelques semaines plus tôt.
« Ce n’était pas vraiment original, parce que le coach d’Indiana venait de faire le même truc », glisse Myles Turner avec le sourire. « C’était un moment gênant pour tout le monde. On se regardait tous en mode : ‘Bon… j’imagine qu’on va aller battre Boston maintenant.’ » Et en effet, les Bucks avaient pris une dérouillée à domicile.
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