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Entre Cleveland et Toronto, c’est une histoire d’amour à sens unique en playoffs. Les chemins des Cavaliers et des Raptors se sont croisés trois saisons de suite, entre 2016 et 2018. La franchise de l’Ohio s’était imposée à trois reprises, dans ce qui était le pic de l’ère autour de Kyle Lowry et DeMar DeRozan. Cette fois, plus de « LeBronto » James dans les parages, mais deux franchises aux trajectoires opposées.
Cleveland restait sur une saison comme tête de série numéro 1 à l’Est, mais a globalement déçu depuis, de l’élimination en demi-finale de conférence contre les Pacers à une moyenne 4e place cette saison. L’objectif était clair : jouer le titre, le plus vite possible. Dans une impasse sportive et financière, les Cavaliers tentent un dernier coup de poker, avec l’arrivée cet hiver de James Harden. Toronto retrouve pour sa part les phases finales après quatre saisons d’absence, et un groupe au vécu limité, tant collectif qu’individuellement en playoffs. C’est un choc de modèles, de fonds de jeu aussi entre le demi-terrain prôné par Kenny Atkinson et l’accent mis par Darko Rajakovic sur le jeu de transition. Il s’annonce aussi indécis que possiblement passionnant tactiquement.
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Titulaires : James Harden, Donovan Mitchell, Dean Wade, Evan Mobley, Jarrett Allen Banc : Dennis Schröder, Sam Merrill, Max Strus, Keon Ellis, Jaylon Tyson, Craig Porter Jr, Tyrese Proctor, Nae’Qwan Tomlin, Larry Nance Jr Absents : Thomas Bryant (?) Coach : Kenny Atkinson |
Titulaires : Jamal Shead, R.J. Barrett, Brandon Ingram, Scottie Barnes, Jakob Poeltl Banc : Ja’Kobe Walter, Gradey Dick, Collin Murray-Boyles, Sandro Mamukelashvili, A.J. Lawson, Jamison Battle, Alijah Martin, Jonathan Mogbo Absents : Immanuel Quickley (?) Coach : Darko Rajakovic |
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Le talent de son Big 4 L’arrivée de James Harden a changé la dynamique des Cavs, et surtout leur niveau de confiance. Équipe moyenne et frustrante, Cleveland pense être redevenu un outsider sérieux avec l’ancien Clipper à la baguette. Sa faculté de facilitateur a reboosté Donovan Mitchell, Evan Mobley et Jarrett Allen, de retour juste avant les playoffs. Avec James Harden, la franchise de l’Ohio a en effet remporté 19 de ses 25 matchs. Si l’échantillon est faible (seulement 92 minutes passées ensemble), son quatuor avec Mitchell, Mobley et Allen a dominé ses adversaires avec une moyenne impressionnante de +26,7 points pour 100 possessions. La défense Si l’adage veut que la défense gagne des titres, il ne faudrait pas miser sur Cleveland pour soulever le trophée dans quelques semaines, ni même pour aller très loin dans ces playoffs. Seulement 15e défense de la ligue, les Cavaliers sont une inconnue quasi totale de ce côté du parquet. Et le tandem James Harden – Donovan Mitchell a de quoi inquiéter tant il paraît attaquable par les attaquants adverses… |
Le jeu de contre-attaque Attention, ces Raptors aiment cavaler. Equipe jeune, athlétique et talentueuse, Toronto n’a pas son pareil cette saison pour profiter de la moindre occasion de contre-attaque que son adversaire lui laisse (18,9 points, 1er). Avec RJ Barrett comme dragster en chef (5e de la ligue derrière LeBron James, Giannis Antetokounmpo et Tyrese Maxey), la formation canadienne voudra assurément pousser les Cavaliers à l’erreur et obtenir un maximum de possessions pour se donner une chance. Le tir extérieur Lévriers quand le jeu s’ouvre, les Raptors souffrent par contre bien davantage quand il s’agit de faire tomber la foudre de loin : 26e au nombre de tirs à 3-points marqués et tentés, ainsi que 21e pourcentage. Brandon Ingram est le seul titulaire à dépasser les 38 % de réussite derrière l’arc. Plus gros shooteur de l’effectif en volume, Immanuel Quickley ne sera pas à 100 % physiquement… s’il est sur le parquet. Les limites offensives de Toronto sur demi-terrain risquent d’être davantage exposées. |
Les oppositions défensives. Entre deux formations très opposées, les choix des coachs, Kenny Atkinson et Darko Rajakovic, vont être scrutés de très près. L’entraîneur des Raptors va devoir trancher : vaut-il mieux placer Scottie Barnes sur James Harden, voire Donovan Mitchell pour les limiter, ou sur Evan Mobley, faute de véritable deuxième intérieur pour faire face physiquement à l’ailier-fort des Cavaliers ?
Le duel entre le 3e et le 4e choix de la Draft 2021 serait un joli match dans le match. Mais les Raptors n’ont encore jamais affronté ces Cavaliers « new look » avec le meneur barbu comme maître à jouer.
Kenny Atkinson va lui devoir réfléchir à comment placer ses pions avec un tandem Harden–Mitchell limité de ce côté du terrain, et le manque d’un vrai profil de stoppeur sur les ailes, où Toronto ne manque pas d’hommes forts.
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James Harden Meneur titulaire À 36 ans, James Harden se rapproche plus que jamais de sa dernière chance de bague. Cleveland a misé gros pour l’attirer, avec l’objectif d’enfin passer un cap en playoffs. La greffe a jusque-là bien pris, voire très bien pris. Mais elle va être mise à l’épreuve au moment qui compte désormais. Et les performances sinusoïdales du meneur lors de ses dernières campagnes de postseason ne plaident pas en sa faveur, avec notamment une dernière sortie indigne de son rang lors du Game 7 la saison dernière contre les Nuggets (seulement 7 points à 2/8). Les Cavaliers ont besoin d’un Harden niveau All-Star pour être menaçants. |
Immanuel Quickley Meneur titulaire Avec l’ancien joueur des Knicks à la mène, les Raptors disposent d’une grosse force de frappe offensive. Principale menace des siens à 3-points, Immanuel Quickley aura un rôle très important à jouer en playoffs, quand le jeu se ralentit. Encore faut-il qu’il puisse jouer, lui qui traîne un problème à l’adducteur qu’il l’a contraint à quitter ses partenaires lors du dernier match de la saison régulière. Sans Quickley sur le terrain, Toronto a été surclassé de 171 points cumulés par les dix meilleures équipes de la ligue. Son état de santé pourrait donc peser très lourd dans la balance sur ce premier tour. |
| Date | Lieu | Score | Vainqueur |
|---|---|---|---|
| 31 oct. | Cleveland | 101 – 112 | Toronto |
| 13 nov. | Cleveland | 113 – 126 | Toronto |
| 24 nov. | Toronto | 110 – 99 | Toronto |
Sur le papier, qui a la meilleure équipe et l’effectif le plus profond ? Les Cavaliers. Qui a le plus d’expérience pour au moins passer un tour de playoffs ? Les Cavaliers. Et qui peut se targuer d’avoir le, voire les deux meilleurs joueurs de cette série dans leur effectif ? Encore et toujours les Cavaliers. Pas sûr que Toronto soit l’adversaire idéal question opposition. Mais si Cleveland veut espérer créer la surprise dans la course au titre, dominer les Raptors n’est qu’une étape. Surtout que la franchise canadienne a particulièrement souffert face aux dix meilleurs bilans de la ligue cette saison : un affreux 5-22, dont trois victoires contre Cleveland en tout début de saison quand la franchise de l’Ohio pataugeait complètement. À Mitchell, Harden Mobley, Atkinson et les autres de faire preuve de sérieux.
Pour l’upset de Toronto : On imagine mal les Raptors capable de rivaliser sur demi-terrain lors d’une série complète. La défense canadienne va devoir se montrer harassante pour faire dérailler les Cavaliers, ce dont ils sont clairement capables. À Darko Rajakovic de trouver la bonne formule pour utiliser au mieux ses attaquants et obtenir au moins une matchup favorable à exploiter, notamment pour libérer au mieux Brandon Ingram.
| Match | Date | Horaire | Lieu |
|---|---|---|---|
| Match 1 | 18 avril | 19h00 | Cleveland |
| Match 2 | 20 avril | 01h00 | Cleveland |
| Match 3 | 23 avril | 02h00 | Toronto |
| Match 4 | 26 avril | 19h00 | Toronto |
| Match 5 | 29 avril | TBD | Cleveland |
| Match 6 | 1er mai | TBD | Toronto |
| Match 7 | 3 mai | TBD | Cleveland |
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