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Team USA piégée par le « tall ball » à la française

Jeux Olympiques – À tour de rôle, Rudy Gobert, Guerschon Yabusele, Moustapha Fall et Vincent Poirier ont permis à la France de faire la différence face aux États-Unis, dans la raquette.

Si Vincent Collet ne cesse de répéter à ses joueurs que « le match le plus important » reste celui de mercredi (14 heures), face à la République Tchèque, le sélectionneur français peut entrevoir la suite de ces Jeux Olympiques avec confiance. En capitalisant, évidemment, sur la superbe victoire (83-76) de la France face aux États-Unis, en ouverture de la compétition.

Au-delà de la performance de patron d’Evan Fournier (28 points), l’une des grandes satisfactions de cette rencontre inaugurale a été la domination dans la peinture des intérieurs tricolores. De Rudy Gobert (14 points et 9 rebonds) à Moustapha Fall (7 points et 4 rebonds, en 11 minutes), en passant par Guerschon Yabusele (6 points, 4 rebonds et un plongeon déterminant) ou Vincent Poirier (3 points, 4 rebonds et 2 passes, en 11 minutes).

« Plusieurs joueurs ont apporté un gros plus, à des moments différents », résumait simplement Vincent Collet.

Une raquette Gobert/Poirier pour faire la différence

Opposés à Bam Adebayo, Draymond Green et JaVale McGee, voire Kevin Durant, Jayson Tatum et Keldon Johnson par séquences, les quatre intérieurs français ont régné. Provoquant de nombreuses fautes adverses près du cercle en première mi-temps, puis profitant de la seconde période pour dominer la bataille au rebond (42-36).

Sans jamais se conformer au « small ball » américain.

« On sait qu’ils aiment jouer ‘small ball’ », reconnaissait Moustapha Fall (2m18). « Ils sont rapides, possèdent de fortes individualités. Nous, il nous faut jouer différemment car, si on joue comme eux, on ne peut pas y arriver. »

Le retour des vestiaires a, d’ailleurs, été déterminant pour les Bleus, eux qui ont construit leur succès au cours de ce troisième quart-temps, remporté 25-11. Et, assez étonnamment, c’est en s’appuyant sur un tandem géant, Rudy Gobert (2m16) – Vincent Poirier (2m13), que la France a profondément fait souffrir Team USA, hier après-midi.

Un choix tactique payant, mais totalement inattendu, de la part de Vincent Collet.

« Je suis rentré parce que Timothé [Luwawu-Cabarrot] s’est blessé », confiait Vincent Poirier « On a dû passer cinq minutes [alignés ensemble, avec Rudy Gobert] à l’entraînement et on ne l’a même pas été en préparation. Je rentre au poste 4, où je n’ai pas l’habitude de jouer. J’ai simplement essayé de bien faire les choses. »

Vincent Poirier sort du bois

Associés l’un à côté de l’autre pendant six minutes dans la raquette, Rudy Gobert et Vincent Poirier ont aidé leur équipe à renverser la vapeur au tableau d’affichage. Dans le détail, durant ce laps de temps, cela s’est traduit par un « run » de 15-5 et un score qui est passé de 49-40 en faveur des Américains, à 55-54 en faveur des Français.

Particulièrement actif et efficace sur ses 11 minutes disputées, Vincent Poirier n’a donc pas déçu, alors qu’il se retrouvait pourtant relégué derrière Rudy Gobert et Moustapha Fall, dans la hiérarchie des pivots tricolores.

« Mon état d’esprit, c’est de toujours rester concentré », positivait le joueur du Real Madrid. « Il faut être prêt. J’ai tout donné et ça a réussi. Ce n’était pas forcément prévu de jouer avec deux grands face à ce type d’équipe, mais le coup de poker a fonctionné. Tant mieux. »

À l’arrivée, Vincent Poirier a même terminé la rencontre avec un « +/- » de +12. Le deuxième meilleur des Bleus, juste après le +14 de Nando De Colo. De quoi montrer qu’il pouvait être très utile lors de ces JO.

Trop de « small ball » pour Team USA ?

Une stratégie française qui illustre les récents problèmes intérieurs de Team USA. Lors du Mondial 2019 en Chine, Gregg Popovich avait ainsi globalement misé sur le « small ball », utilisant principalement Harrison Barnes, voire Jaylen Brown, au poste de pivot, en lieu et place de Myles Turner, Brook Lopez ou encore Mason Plumlee.

Face à la France, JaVale McGee a connu un temps de jeu famélique (2 minutes), contrairement aux plus petits, et plus mobiles Bam Adebayo (25 minutes) et Draymond Green (21 minutes), qui mesurent 2m06 et 2m01.

Mais pour le sélectionneur américain, c’est la meilleure solution, étant donné l’effectif avec lequel il travaille.

« Toutes les équipes doivent jouer en fonction des joueurs dont elles disposent », se justifiait dans la foulée Gregg Popovich, le coach des Spurs. « Dans la nôtre, nous avons deux intérieurs, Draymond [Green] et Bam [Adebayo], qui nous permettent de mettre du rythme et du mouvement dans notre jeu, en plus d’être ceux qui correspondent le mieux à l’effectif que nous possédons. »

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