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Interview Bruno Caboclo : « Je suis un tout autre joueur désormais ! »

Comme Joakim Noah, c’est à Memphis que le jeune Brésilien a relancé sa carrière, et il s’est décalé de l’aile à l’intérieur.

Lors de sa Draft en 2014, Fran Franschilla d’ESPN avait sorti l’expression qui tue : « Il est à deux ans d’être à deux ans d’être prêt »… Quatre ans plus tard donc, en 2018, Bruno Caboclo était encore dans le vague, entre Toronto et Sacramento.

Mais cette saison, la liane brésilienne a trouvé à Memphis l’écosystème qui lui permet de croître à vue d’oeil. Dans sa cinquième saison déjà, mais à 23 ans seulement, Bruno Caboclo tourne à 7 points et 4 rebonds de moyenne et il vient de poster les deux premiers double double de sa carrière, coup sur coup, ce mois-ci.

Basket USA est allé tendre son micro auprès de Bruno Caboclo, pour en savoir plus sur son nouveau rôle à Memphis, sa progression qui commence à devenir intéressante ou encore ses envies de Coupe du monde avec le Brésil.

« J’ai dû apprendre à jouer dans la peinture »

Bruno, quelles sont vos impressions à chaud après ce match face aux Blazers ? Avez-vous eu de bonnes sensations ?

« Je me sentais bien en début de match. Malheureusement, j’ai pris des fautes rapides et ça m’a sorti de mon rythme. Quand je suis revenu en jeu, il m’a fallu refaire un nouvel échauffement. Et ça a coïncidé avec leur run en 2e mi-temps. Ils ont produit du très bon basket et on n’a pas réussi à tenir. Le match était plié mais bon, j’ai eu de bonnes sensations tout de même. Je suis encore en train de trouver mes repères avec cette équipe. Mais je me sens bien ! »

Quelle est la différence majeure pour vous cette saison avec Memphis ?

« L’expérience déjà. Je pense qu’il faut enchaîner les matchs pour savoir ce que dont tu es capable et emmagasiner de l’expérience. Je suis resté patient pendant tout ce processus. Je sais que je peux apporter sur d’autres aspects mais j’ai d’abord voulu m’intégrer dans l’équipe. Et ça marche plutôt bien pour moi. »

Quel est votre rôle dans cette équipe ? Vous jouez beaucoup plus à l’intérieur que par le passé, n’est-ce pas ?

« Quand j’ai été drafté, je jouais sur les ailes. Et quelques années plus tard, j’ai commencé à jouer plus en 3/4, et même commencé à jouer 5. Donc j’ai dû apprendre comment jouer dans la peinture. Je pense que je suis un autre joueur désormais ! Je joue davantage à l’intérieur. Je dois continuer à travailler et m’améliorer sur ce poste maintenant. »

Comment se passe cette adaptation pour vous qui avez un physique plutôt léger ? N’est-ce pas difficile de jouer contre des gros bras ?

« Je ne pense pas que ce soit super difficile comme transition globalement. Simplement, il y a certains intérieurs qui sont très difficiles à tenir défensivement pour moi. Face aux intérieurs plus costauds, comme par exemple, Enes Kanter ce soir, j’ai encore du travail à faire pour arriver à les contenir mieux que ça. C’était la première fois que je défendais sur lui aussi, donc ça va venir… »

« J’ai pris beaucoup de muscles lors de ma quatrième année »

Vous semblez plus costaud, en tout cas, plus solide qu’à votre arrivée dans la Ligue… Vous confirmez cette impression ?

« J’ai toujours été plutôt léger, même si je ne me sentais pas non plus faible ou fragile. Mon corps est comme ça. Mais j’ai beaucoup bossé en salle de muscu. Je commence à prendre un peu plus d’épaisseur. Il faut croire que ma 4e année a été l’année où j’ai le plus pris en muscles. »

C’est effectivement votre 5e saison en NBA, mais vous n’avez encore que 23 ans, comment voyez-vous la suite de votre carrière ?

« Avec les saisons qui s’enchaînent, je pense que mon physique commence à s’habituer de mieux en mieux. Maintenant, je me sens bien et j’attends de voir jusqu’où je vais pouvoir aller. »

Vous avez récemment réussi votre meilleur match en carrière avec 24 points et 11 rebonds, quel a été le déclic pour vous ? Avez-vous été plus agressif qu’à l’accoutumée ?

« Je dirais que j’étais beaucoup plus impliqué dans le jeu. Au début, je me contentais davantage de rester dans les coins à attendre la balle et fait du catch & shoot sur l’extérieur. Mais sur ce match, j’étais plus impliqué et du coup, je me suis senti de plus en plus à l’aise pour attaquer le cercle sur le dribble. »

Que devez-vous faire pour arriver à reproduire ce type de performance plus régulièrement ?

« Je dois continuer à faire les bons choix et ne pas forcément me reposer sur mon instinct. Je dois réfléchir à l’action que je peux faire avant d’avoir la balle entre les mains. »

« Si tout va bien, je serai à la Coupe du monde avec le Brésil »

Lorsque vous regardez en arrière sur votre parcours, sur vos quatre années à Toronto, quel est votre sentiment ?

« La situation était différente. Lors de mes premières années en NBA, je n’avais droit qu’à des miettes de temps de jeu, quand on perdait de 20 dans les deux dernières minutes… On ne peut pas vraiment jouer dans ces conditions, c’est un tout autre basket. »

Quelle est l’importance de Jerry Stackhouse dans votre carrière ? Il était avec vous au 905 à Toronto et maintenant dans le staff des Grizzlies…

« Il est très important pour moi. Quand on était tous les deux avec les Raptors, on a passé beaucoup de temps ensemble à bosser à la salle. Il a beaucoup à enseigner avec son immense expérience. Avec cette équipe [du 905], on avait un groupe très uni et depuis, je me sens très à l’aise avec lui car on fait plus facilement confiance à quelqu’un qu’on a déjà côtoyé. »

Qu’est-ce que vous préférez de votre saison actuelle ?

« Que je m’améliore à chaque match. »

Le Brésil sera à la prochaine Coupe du Monde en Chine, est-ce un objectif pour vous ? Souhaitez-vous y participer ? N’est-ce pas aussi une bonne occasion de montrer vos progrès dans un autre contexte ?

« Oui, le coach est venu me voir à Memphis, et on a bien discuté. Si tout va bien physiquement, je pense que je vais jouer la prochaine Coupe du monde. C’est une belle opportunité pour moi, j’ai vraiment hâte de pouvoir rejouer avec l’équipe nationale du Brésil. »

Reverra-t-on aussi Bebe Nogueira, votre ancien coéquipier à Toronto et compatriote brésilien ? On sait qu’il a révélé lutter contre la dépression ces derniers temps… Êtes-vous toujours en contact avec lui ?

« Oui, je lui parle souvent. Deux ou trois fois par semaine. Il va très bien maintenant, il en a fini avec ses petites blessures. Je ne pense pas qu’il sera à la Coupe du monde l’été prochain mais il va revenir et j’espère bien qu’on rejouera ensemble sous le maillot brésilien. »

Propos recueillis à Portland

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