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En pleine saison galère, Jamal Crawford reste fidèle au poste

En 19 ans de carrière, le roi du « shake and bake » pensait avoir tout vu, mais cet exercice 2018-2019 avec les Suns aura été pour lui le plus difficile.

« Ça a été l’année la plus difficile jusqu’à présent à bien des égards ». Si la carrière de Jamal Crawford n’a pas été un long fleuve tranquille, cette saison avec les Suns ressemble à une descente en rafting sans casque.

Éloigné de sa famille pour la première fois depuis ses débuts en NBA, le vétéran qui a fêté ses 39 ans mercredi doit composer avec une ligne de stats peu reluisante (6.2 points par match, la première fois qu’il tourne sous les 10 points de moyenne par match depuis 2001-2002) au sein de l’équipe la moins performante de la conférence Ouest (17 victoires – 55 défaites).

Jamal le grand frère

Son temps de jeu se limite également à 18 minutes par match, ce qui n’aide pas celui qui se considère comme « un joueur de rythme ». « Je peux faire 2/5 au tir et enchaîner avec un 4/5 », explique-t-il. Pour ne rien arranger, il a été contraint de jouer meneur de jeu et, pour couronner le tout, n’a pas été épargné par des petits pépins physiques. « J’ai joué meneur plus que je ne le pensais alors que je suis davantage un scoreur, un attaquant », poursuit l’ancien 6e homme des Clippers.

Pour son coach, Igor Kokoskov, le plan ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu pour son vétéran, programmé pour briller dans les grands rendez-vous. Arrivé en provenance de Minnesota qu’il a aidé à retrouver les playoffs, le triple meilleur sixième homme de l’année a rejoint l’Arizona en compagnie de Trevor Ariza et Ryan Anderson pour encadrer un groupe jeune, emmené par un axe Booker-Ayton des plus prometteurs. Mais deux mois après le début de la saison régulière, Tyson Chandler et Trevor Ariza avaient déjà plié bagage. Ryan Anderson, déjà au bout du banc, en a fait de même avant la « trade deadline ».

« Malheureusement, nous ne l’avons pas vraiment aidé », a reconnu le head coach des Suns. « Si on était une équipe qualifiée pour les playoffs, on pourrait parler de ce moment pour lequel il est fait pour briller. On sait tous qu’il peut mettre de gros tirs lorsque les lumières sont braquées sur lui. Mais on n’atteindra pas ce stade cette année. On n’est pas en playoffs, or c’est son terrain de jeu favori. »

Il s’est donc retrouvé à bord d’une galère à la dérive. Au fil des défaites, l’arrière a toutefois su apprécier ce nouveau rôle de mentor. « L’équipe est très jeune donc je dois être davantage un leader. Je n’ai jamais dû parler autant, c’est juste un défi différent. De voir l’évolution chez certains joueurs, de les voir grandir, c’est gratifiant, c’est clair. »

La passion l’emporte encore sur la douleur

Parmi les jeunes éléments en quête de bons conseils, Josh Jackson reconnaît les bienfaits de la présence de Jamal Crawford.

« Il a beaucoup apporté cette année, de la sagesse notamment. Il a été dans tellement d’endroits, a vécu tellement de situations différentes…Il a été dans des équipes qui gagnent, des équipes qui perdent, avec des gars que tu apprécies dans une équipe, d’autres non, avec des coachs avec qui ça ne passe pas forcément… Jamal a déjà vécu tout ça, tout ce à quoi un joueur peut être confronté. Jamal est clairement la personne à qui tu peux parler et demander conseil. Et sur le terrain, il joue toujours dur. Je me sens un peu mal pour lui parfois parce que je peux voir qu’il souffre à cause de l’âge, à sa manière de bouger. Mais ça ne l’arrêtera jamais et c’est ce que j’aime vraiment chez lui. »

La douleur ne l’arrête pas encore, mais l’idée d’une retraite imminente a pourtant déjà traversé son esprit même si, pour l’heure, hors de question de fixer une date limite. À voir Vince Carter, Jamal Crawford peut presque encore se considérer comme un petit jeune. « Je veux juste m’amuser. J’aime jouer au basket. Je ne veux pas penser au prochain été maintenant. Quand l’heure arrivera, je réfléchirai à la manière avec laquelle je veux continuer à avancer. »

Comme pour Vince Carter, reste maintenant à savoir quel dernier type de défi il se réserve…

Jamal Crawford Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2000-01 CHI 61 17 35.2 35.0 79.4 0.2 1.3 1.5 2.3 1.1 0.7 1.4 0.2 4.6
2001-02 CHI 23 21 47.6 44.8 76.9 0.2 1.3 1.5 2.4 0.8 0.8 1.4 0.2 9.3
2002-03 CHI 80 25 41.3 35.5 80.6 0.3 2.1 2.3 4.2 1.6 1.0 1.7 0.3 10.7
2003-04 CHI 80 35 38.6 31.7 83.3 0.6 3.0 3.5 5.1 2.0 1.4 2.4 0.4 17.3
2004-05 NYK 70 38 39.8 36.1 84.3 0.5 2.4 2.9 4.3 1.9 1.3 2.1 0.3 17.7
2005-06 NYK 79 32 41.6 34.5 82.6 0.5 2.7 3.1 3.8 1.9 1.1 2.2 0.2 14.3
2006-07 NYK 59 37 40.0 32.0 83.8 0.8 2.5 3.2 4.4 1.9 1.0 2.8 0.1 17.6
2007-08 NYK 80 40 41.0 35.6 86.4 0.5 2.1 2.6 5.0 1.8 1.0 2.4 0.2 20.6
2008-09 * All Teams 65 38 41.0 36.0 87.2 0.4 2.6 3.0 4.4 1.4 0.9 2.3 0.2 19.7
2008-09 * GOS 54 39 40.6 33.8 88.9 0.4 2.9 3.3 4.4 1.5 0.9 2.3 0.2 19.7
2008-09 * NYK 11 36 43.2 45.5 76.1 0.2 1.4 1.6 4.4 1.2 0.8 2.4 0.0 19.6
2009-10 ATL 79 31 44.9 38.2 85.7 0.4 2.1 2.5 3.0 1.7 0.8 1.7 0.2 18.0
2010-11 ATL 76 30 42.1 34.1 85.4 0.3 1.4 1.7 3.2 1.3 0.8 1.9 0.2 14.2
2011-12 POR 60 27 38.4 30.8 92.7 0.3 1.7 2.0 3.2 1.2 0.9 1.9 0.2 14.0
2012-13 LAC 76 29 43.8 37.6 87.1 0.3 1.4 1.7 2.5 0.9 1.0 1.9 0.2 16.5
2013-14 LAC 69 30 41.6 36.1 86.6 0.5 1.8 2.3 3.2 1.7 0.9 2.0 0.2 18.6
2014-15 LAC 64 27 39.6 32.7 90.1 0.3 1.7 1.9 2.5 1.7 0.9 1.4 0.2 15.8
2015-16 LAC 79 27 40.4 34.0 90.4 0.3 1.6 1.8 2.3 1.5 0.7 1.4 0.2 14.2
2016-17 LAC 82 26 41.3 36.0 85.7 0.2 1.4 1.6 2.6 1.4 0.7 1.6 0.2 12.3
2017-18 MIN 80 21 41.5 33.1 90.3 0.3 1.0 1.2 2.3 1.1 0.5 1.2 0.1 10.3
2018-19 PHX 64 19 39.7 33.2 84.5 0.1 1.2 1.3 3.6 1.2 0.5 1.6 0.2 7.9
Total   1326 29 41.0 34.8 86.2 0.4 1.9 2.2 3.4 1.5 0.9 1.9 0.2 14.6
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