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Preview Playoffs 2018 : Philadelphie (3) – Miami (6)

« Trust The Process ». Les Sixers avaient raison de marteler ce slogan. Il fallait y croire, et les voilà qui attaquent les playoffs avec le numéro 3 dans le dos, un an après avoir remporté seulement 28 victoires… Emmenés par Ben Simmons et Joel Embiid, les hommes de Brett Brown sont tout simplement la meilleure équipe du printemps avec 16 victoires d’affilée, et ils défieront le Heat au premier tour. Une vraie opposition de style entre le jeu up-tempo des Sixers et des Floridiens qui ne sont jamais aussi bons que lorsqu’ils parviennent à ralentir le jeu. Le premier match sera très important puisque Joel Embiid ne sera pas là, et que le Heat a une occasion en or de reprendre immédiatement l’avantage du terrain.

MENEURS

Un All-Star et l’un des deux meilleurs rookies de la saison. On est gâté avec ce duel, d’autant que c’est une vraie opposition de styles. Gêné par son genou, Goran Dragic va apporter son agressivité, ses pénétrations et son leadership, tandis que Ben Simmons, déjà roi du triple double, est un formidable créateur, doublé d’un accélérateur de particules sur contre-attaque. Pour le gêner, le Heat n’a qu’une solution : ralentir le rythme pour le forcer à jouer sur demi-terrain. Ce sera compliqué car Ben Simmons prend beaucoup de rebonds, et il amorce les contre-attaques. Sur jeu placé, on peut s’attendre à ce que le Heat délaisse Simmons pour l’obliger à shooter de loin. Mais est-ce que ce sera suffisant pour dérégler le jeu des Sixers ?

Egalité

EXTERIEURS

La paire Redick-Covington est très complémentaire. D’un côté, les courses et le shoot extérieur de l’ancien Clipper, de l’autre, la polyvalence et la défense de l’ailier à tout faire des Sixers. De quoi apporter une vraie stabilité à l’équipe. Les deux sont de très bons shooteurs, et ça écarte le jeu au maximum pour laisser le champ libre à Simmons pour les pénétrations et à Embiid pour partir du poste haut ou pour jouer au poste bas. En face, il y a moins de stabilité, et Erik Spoelstra a multiplié les formules tout au long de la saison. Il devrait faire confiance à Tyler Johnson et Josh Richardson pour débuter les rencontres. Le premier apporte autant d’agressivité que Dragic, et il peut user Redick. Quant à Richardson, c’est un très bon défenseur, et un extérieur polyvalent. Il peut souffrir face à la taille de Covington, mais c’est sans doute actuellement le meilleur extérieur de Miami.

Avantage : Philadelphie

INTERIEURS

Même si Joel Embiid ne sera pas là pour le premier match, les Sixers ont prouvé depuis dix jours qu’ils pouvaient gagner sans lui. Amir Johnson est un pivot d’expérience, habitué des playoffs, et il sera parfait pour le premier match pour épauler Dario Saric, ultra efficace comme Lieutenant. La polyvalence du Croate fait un bien fou, et il débloque souvent des situations par ces prises de risque en attaque. Ensuite, Embiid reprendra sa place, et malgré son masque, il devrait confirmer qu’il est déjà le meilleur intérieur de la côte Est. On sous-estime notamment son influence défensive. À Miami, on opte pour une raquette atypique avec l’ailier polyvalent James Johnson et le fantasque Hassan Whiteside. Quand il est bien luné et défend, le pivot du Heat fait partie de la crème à son poste. Le problème, c’est dans la tête… Et face à Philly, il a souvent craqué.

Avantage : Philadelphie

LES BANCS

Les dirigeants ont visé juste en recrutant les deux anciens Hawks, Ersan Ilyasova et Marco Belinelli. Le premier est une version plus âgée et plus expérimentée de Dario Saric tandis que le second reste l’un des jokers les plus redoutés de la ligue. L’Italien est capable de prendre feu à n’importe quel moment ! À leurs côtés, le revenant Fultz qui en surprend plus d’un depuis son retour, mais aussi le fidèle et accrocheur TJ McConnell ou encore l’energizer Rishaun Homes. Clairement, les Sixers possèdent l’un des meilleurs bancs de leur conférence, et le Heat risque de souffrir…

Côté Heat, Kelly Olynyk est une arme essentielle et on ne serait pas étonné qu’Erik Spoelstra l’utilise beaucoup pour gêner Embiid. À ses côtés, Wayne Ellington est l’équivalent de Belinelli, tandis que Bam Adebayo et Justise Winslow apportent enthousiasme et dureté. Sans oublier le revenant Dwyane Wade, qui devrait être précieux, notamment en fin de rencontre. Les Sixers nous semblent un cran au-dessus, même si la dureté du Heat et la capacité d’adaptation peuvent les gêner.

Avantage : Philadelphie

LES COACHES

Face à face, deux coaches formateurs à qui on a laissé du temps. Brett Brown a fait le dos rond pendant le Process, et aujourd’hui il en récolte les fruits. Mais attention, ce sont ses premiers playoffs comme head coach, et ça peut peser dans les fins de match serrées. En face, Erik Spoelstra reste un coach incroyablement sous-estimé alors même qu’il n’est pas verni. Le Heat a encore dû composer avec plusieurs blessures, et il a bien utilisé son effectif homogène, et sans véritable hiérarchie. Son expérience est clairement un point fort, mais Brett Brown arrive lancé dans ces playoffs avec 16 victoires d’affilée.

Egalité

LA CLÉ DE LA SÉRIE

La défense. Les Sixers et le Heat font partie des sept meilleures défenses de la NBA. À Philly, on mise sur l’envergure des joueurs et sur un véritable intimidateur sous les panneaux. À Miami, la défense est d’abord collective et Erik Spoelstra peut compter sur des joueurs polyvalents et durs. Si le Heat veut créer la surprise, il lui faudra durcir le jeu et obliger les Sixers à jouer sur demi-terrain. Cela passe par une défense plus haute pour limiter les transmissions sur jeu rapide et couper Ben Simmons de ses coéquipiers. Les Sixers sont dans le Top 4 des équipes possédant le meilleur « pace » avec plus de 102 possessions par match. À Miami de baisser ce chiffre pour se donner une chance de l’emporter.

SAISON REGULIERE

Egalité 2-2

2 février : Philadelphie – Miami 103-97
14 février : Philadelphie – Miami 104-102
27 février : Miami – Philadelphie  102-101
9 mars : Miami – Philadelphie  108-99

VERDICT

Le bilan en saison régulière prouve qu’il s’agira d’une série très équilibrée puisque les deux franchises sont restées maîtres chez elles avec des matchs serrés. L’avantage du terrain devrait donc être essentiel, et les Sixers, poussés un public aussi impatient que bouillant, pourraient en profiter. On pourrait d’ailleurs assister à la série la plus accrochée de ce premier tour, équivalente à celle entre le Jazz et le Thunder. Une vraie guerre de tranchées comme le Heat les apprécie mais les Sixers sont irrésistibles depuis un mois, et cette dynamique peut faire la différence.

Philadelphie 4-3

CALENDRIER

Game 1 : à Philadelphie, samedi 14 avril (à 02h00)
Game 2 : à Philadelphie, lundi 16 avril (à 2h00)
Game 3 : à Miami, jeudi 19 avril (à 1h00)
Game 4 : à Miami, samedi 21 avril (à 20h30)
Game 5 : à Philadelphie, mardi 24 avril (à déterminer)*
Game 6 : à Miami, jeudi 26 avril (à déterminer)*
Game 7 : à Philadelphie, samedi 28 avril (à déterminer)*


Basket USA

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