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Antawn Jamison : « C’était génial de jouer aux côtés de LeBron »

Antawn Jamison était à Paris ce week-end pour parrainer le tournoi de basket NBA 5 United organisé par Adidas.

Nous sommes donc allés le rencontrer dans la boutique des Champs-Elysées où une séance de dédicaces était organisée.

C’est un joueur super détendu et très accessible que nous avons découvert et qui, comme vous allez le lire, n’a pas joué la langue de bois.

Basket USA : L’année dernière a été une saison folle pour toi. Entre ce qui s’est passé à Washington, ton transfert, la très bonne saison régulière avec les Cavs et la déception en playoffs, que retiens-tu ?

Antawn Jamison : Que c’était dur ! C’était vraiment dur… A D.C. (ndlr. Washington) on avait de belles opportunités avec un nouveau coach et un bon groupe, très positif en début de saison. On avait confiance en nous. Et puis les choses ont commencé à mal tourner, entre l’histoire de Gilbert, la mort d’Abe (ndlr. Abe Pollin, ancien propriétaire des Wizards décédé le 25 novembre 2009)… C’était très frustrant car on savait que l’on valait mieux que ce qui était entrain de se passer. A partir de là, tu attends que la saison se termine pour recommencer sur de meilleures bases et c’est là que j’apprends que je suis transféré à Cleveland.

BUSA : Ton premier sentiment lorsque tu apprends ce trade ?

C’était incroyable de se retrouver dans une équipe qui jouait le titre avec un des plus grands joueurs de la ligue, parce que Lebron est vraiment un très grand joueur. Arrivé à Cleveland j’ai essayé de m’adapter, de me fondre dans le collectif. Et puis il y a eu l’élimination en playoffs alors que l’on était favoris et on s’est rendu compte que l’alchimie n’était pas bonne dans l’équipe. Après ça on se pose plein de questions, on réfléchit à comment revenir encore plus fort la saison suivante. Donc voila, au final ça aura été une saison avec des hauts et des bas.

BUSA : LeBron à Miami. Ta réaction ?

AJ : Son départ m’a touché ! Je pensais que j’allais pouvoir me détendre tout en gagnant 60 matchs chaque année (rires). Et puis c’était génial de pouvoir jouer avec un joueur si fort. Je pensais vraiment qu’il allait rester, donc ça a été un coup dur.

BUSA : Mais tu comprends son choix ?

AJ : Oui, parfaitement.Il a eu envie de jouer avec Wade et Bosh. Maintenant, de notre côté, on va se concentrer sur notre saison qui s’annonce intéressante avec un nouveau coach et un groupe composé de vétérans et de jeunes.

BUSA : As-tu déjà discuté avec Byron Scott de ton rôle au sein de l’équipe ?

AJ : Oui, on a déjà pas mal parlé et on peut tout de suite voir pourquoi il a connu tant de succès par le passé. C’est un coach qui a déjà emmené son équipe en finale, et il fera en sorte que l’on soit compétitif chaque soir. En ce qui me concerne, il attend que je sois un leader sur le terrain et c’est ce que je veux être. Ses systèmes me conviennent bien. Ce sera proche de ce que l’on mettait en place à Washington sur le plan offensif. Cette année on va chercher à progresser en équipe et nous avons le bon coach pour ça.

BUSA : A propos de cet été, est-ce que les blessures que tu as connues par le passé ont changé ta façon de gérer l’intersaison ?

AJ : Oh oui, complètement ! Le travail que tu fais pendant l’été est super important. Quand tu es jeune tu penses plus à faire la fête, à t’amuser. Cet été, j’ai faire une coupure d’un mois avant de commencer ma préparation. Le plus important pour moi est de rester en forme, donc je travaille avec un entraineur pour me renforcer, je fais du yoga aussi pour m’assouplir. Au niveau du jeu, tu essayes de commencer chaque saison avec quelque chose en plus. J’ai un jeu peu orthodoxe qui fait partie de ma réussite, mais je dois continuer de travailler. Là, j’ai surtout cherché à améliorer mon shoot longue distance.

BUSA : As-tu suivi les championnats du monde et si oui, y a-t-il une équipe qui t’as particulièrement impressionnée ?

AJ : J’ai suivi quelques matchs, surtout les matchs de Team USA sauf quand mes enfants m’en empêchent. J’ai beaucoup aimé le Brésil qui a fait un super match et qui aurait pu arracher la prolongation sur leur dernier shoot. Mais il y a beaucoup de bonnes équipes aujourd’hui. Il y a 15 ans, il y avait vraiment un foosé entre notre équipe et les autres mais désormais on ne peut même plus parler d’écart. J’ai participé aux Championnats du Monde de 2006 donc je suis bien placé pour dire qu’il y a plein de bonnes équipes (ndlr. les Américains avaient fini 3ème). Il y a des bons joueurs partout, il y a des joueurs internationaux qui jouent des rôles majeurs jusque dans les finalesNBA…

BUSA : La présence d’un entraîneur comme Mike Krzyzewski est décisive ?

Mais j’aime beaucoup ce que fait coach K avec Team USA. C’est un super coach avec des joueurs qui ne sont pas forcément des jeunes joueurs, parce qu’ils ont plusieurs années de NBA derrière eux, mais des joueurs inexpérimentés au niveau international. Il a fait en sorte que les joueurs se fasse confiance et qu’ils donnent leur meilleur pendant les matchs plutôt que de se contenter de venir en pensant que l’adversaire leur donnera la victoire.

BUSA : Dernière chose. Un conseil à donner à nos lecteurs qui rêvent un jour de jouer en NBA ?

AJ : D’y croire ! Il y a plein de gens qui m’ont dit que je n’y arriverais pas, que je n’étais pas assez ci, pas assez ça, mais vous devez vous dédiez complètement à ce rêve, savoir ce que vous pouvez apporter et vous donner à 100%.

Propos recueillis par Arnaud Lucotte
Crédit photo : Keith Allison

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