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Elgin Baylor, le loser magnifique

Dans la liste des meilleurs joueurs de l’histoire à ne jamais avoir été champion NBA, Elgin Baylor (84 ans ce 16 septembre) apparaît tout en haut aux côtés d’un Karl Malone, d’un Steve Nash, d’un Pat Ewing ou d’un Reggie Miller.

Et pour cause, Baylor a révolutionné le basket. Ailier aussi élégant qu’aérien, Baylor a été le premier grand dunker de l’histoire de la NBA. Le premier à réellement jouer au dessus des autres. Un joueur complet avec des lignes de statistiques énormes, mais qui est resté dans l’histoire comme le plus grand perdant de tous les temps.

Individuellement, il n’a jamais remporté de trophée de MVP, et collectivement, il a disputé 8 finales, toutes perdues… Pire, c’est l’année de sa retraite que son équipe remportera le titre !

Déjà dominant très jeune

Né le 16 septembre 1934, Baylor grandit avec deux frères basketteurs et dès le lycée, il s’avère être un joueur dominant, capable de marquer plus de 40 points dans un match ou de marquer 27.6 pts de moyenne lors de sa seconde saison avec Phelps High School. Après avoir changé de lycée, il revient affronter Phelps HS en février 1954, et établit un record de 63 pts !

En NCAA, il mène Seattle à la finale du Final Four en 1958, mais il débute alors sa longue série de finales perdues en s’inclinant contre Kentucky. Après trois saisons en NCAA et 80 matches joués avec des moyennes exceptionnelles (31.3 pts et 19.5 rebonds), il rejoint la NBA et les Minneapolis Lakers le sélectionnent en première place de la Draft.

Près de 20 rebonds de moyenne… pour 1m96 !

Quand Baylor arrive en NBA au début de la saison 1958/59, Bill Russell est le seul à jouer au-dessus du cercle. Wilt Chamberlain n’est pas encore là, et Baylor va tout changer et surtout les Lakers.

« La rumeur voulait que si les Minneapolis Lakers n’avaient pas pu obtenir Elgin, ils auraient coulé. En gros, Elgin a sauvé les Lakers » expliqua récemment Stu Lantz, ancien joueur qui commente les matches des Lakers.

En 1958, les Lakers n’avaient gagné que 19 matches sur 72 ! Dès sa saison rookie, Baylor compile 24.9 pts et 15 rebonds. Il est logiquement élu rookie de l’année, et les Lakers jouent les Finals contre Boston. Mais les Celtics réalisent le premier sweep de l’histoire des Finals.

Viennent ensuite trois saisons pleines, avec des moyennes de points au dessus des 34 pts et des performances à couper le souffle. Il marque 71 pts (record NBA à l’époque) contre New York en novembre 1960. Et pour sa troisième saison, il réalise son record au rebond avec 19.8 prises par match, alors qu’il ne mesure que 1m96 !

« Personnellement, je veux vous remercier parce que je vous ai pris tellement de moves » lui avait rendu hommage Kobe Bryant en avril. « J’espère que cette génération de basketteurs comprendra que ça ne vient pas de moi ou de Jordan. Mais que ça vient de joueurs comme vous. »

Réserviste à l’armée, il ne joue que le week-end en NBA !

La saison 1961-62 est, sur un plan individuel, la plus exceptionnelle de l’histoire de la NBA. Chamberlain marque 50.4 pts de moyenne et Oscar Roberston réalise un triple double de moyenne ! Baylor n’est pas en reste avec 38.3 pts, 18.6 rbds et 4.6 passes en 48 matches joués. On pourrait alors penser que la performance est moins impressionnante, vu qu’elle est effectuée sur seulement 48 matches.

Sauf que si Baylor n’a joué que 48 matches, c’est tout simplement par ce qu’il était réserviste pour l’armée américaine. Il est à Washington toute la semaine et n’est libre que le week-end. Heureusement pour lui et les Lakers, un nombre important de matches sont joués le samedi et le dimanche. Baylor ne peut pas s’entraîner et il rejoint seulement ses coéquipiers pour enfiler sa tenue et aller sur le terrain.

Résultat, Baylor joue contre les meilleurs joueurs du monde pendant plusieurs mois sans s’être entraîné une seule fois avec son équipe. Et malgré tout, il compile presque 40 pts et 20 rebonds par match ! Encore une fois, il est en Finals, et il réussit même le premier match à 60 pts et 20 rebonds de l’histoire des Finals (61 pts et 22 rebonds). Mais une nouvelle fois, il perd en finale contre Boston.

Les échecs se multiplient

En 1963, il perd sa troisième Finals, encore contre les Celtics de Bill Russell. Joueur très athlétique, Baylor sollicite beaucoup ses genoux et à partir de la saison 1963-64, ils commencent à le faire souffrir. Il va alors manquer plusieurs matches et devenir moins aérien.

Malgré ces petits soucis physiques, entre 1965 et 1970, les Lakers jouent cinq Finals dont quatre contre Boston et une contre New York. Pour à chaque fois le même résultat : une défaite. Et ce malgré l’arrivée de Wilt Chamberlain en 1968, le meilleur joueur du monde, et la présence de Jerry West.

Trop gêné par son genou, Baylor prend sa retraite à 37 ans après neuf matches en début de la saison 1971-72. Il avait déjà seulement disputé 2 matches en 1970-71.

Comble de l’ironie, les Lakers vont alors enchaîner 33 victoires de suite (record NBA) et remporter le titre en mai 1972 contre New York. Sans lui…

Il devient coach au Jazz puis dirigeant aux Clippers

Deux ans après avoir pris sa retraite, Baylor devient assistant coach pour les New Orleans Jazz. En 1976, il devient head coach, mais les résultats ne suivent pas. Son bilan est plus que moyen, 86 victoires pour 135 défaites (39 % de victoires) et aucune participation en playoffs. Il démissionne après la saison 1978-1979.

Le 15 avril 1986, il devient le vice président des Clippers de Los Angeles. Sa première saison est certes ponctuée par un bilan de 12-70 mais les progrès arrivent par la suite. Les Clippers participent aux playoffs en 1992 pour la première fois en 16 ans. En 1993, les playoffs sont encore au rendez-vous.

Au final, il va rester 22 ans à la tête des Clippers avec en point d’orgue, la saison 2005-2006 où les Clippers jouent le 7e match de la demi-finale de conférence contre Phœnix. Il est alors élu meilleur dirigeant de l’année. L’aventure se termine en 2008 après 607 victoires et 1153 défaites et surtout un procès contre Donald Sterling, le propriétaire des Clippers, qu’il perdra.

Une légende du jeu

En 1996, pour les 50 ans de la NBA, il est naturellement élu parmi les 50 meilleurs joueurs de l’histoire.

Dix fois dans la All NBA First Team et 11 fois All Star a marqué les années 60 de son empreinte. Comme Wilt Chamberlain, il est seulement trop souvent tombé face aux Celtics de Bill Russell.

Il est devenu l’un des meilleurs ailiers de l’histoire de la NBA. Un précurseur qui a inspiré des générations entières. Il trône au Hall of Fame depuis 1977 et son numéro 22 flotte au dessus du parquet de Staples Center. Mieux encore, il a depuis avril sa statue devant la salle. Le tout sans gagner le moindre titre, et ça démontre à quel point il a marqué l’histoire de la franchise.

Stats en carrière : 27.4 pts, 13.5 rbds, 4.3 passes en 846 matches.

Basket USA

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