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Interview Nikola Vucevic : « Il est difficile dans le sport de se faire de vrais amis »

À 26 ans, Nikola Vucevic s’est affirmé comme l’un des meilleurs pivots offensifs de NBA, même si sa production a baissé cette saison avec un Magic qui veut afficher un visage défensif avec Frank Vogel. Présent à Toulouse avec son équipe du Monténégro pour le tournoi de préparation pour l’EuroBasket, il s’est longuement confié à Basket USA.

Après une belle victoire ce dimanche face à la Belgique, quel bilan tirez-vous de ce tournoi de préparation en France ? 

Il est toujours important de remporter le dernier match d’un tournoi, ça te permet de terminer sur une bonne note. Samedi, face à la France, nous avons souffert et contre l’Italie, malgré une avance de 15 points, nous n’avons pas réussi à bien terminer la rencontre. On bat une belle équipe de Belgique, qui joue très bien et qui a battu lors des ses matchs de préparation de fortes nations du basket européen comme l’Espagne ou l’Italie. Demain, nous rejoignons la Turquie pour notre dernier tournoi de préparation puis il sera l’heure de commencer l’EuroBasket.

Samedi, face à la France, vous avez bien commencé le match, puis il y a ce trou noir où vous avez encaissé un terrible 38-12 dans le second quart temps…

La France est une grande équipe, tout le monde parle des absents… mais les joueurs présents sont des top joueurs. Ils ont un avantage physique sur nous, ce sont des joueurs forts et surtout intelligents. Et cela s’est vu dans le second quart temps. Ils ont augmenté leur intensité notamment en défense. Nous avons perdu beaucoup de ballons et, eux, ils ont inscrit des paniers avec la faute et des tirs compliqués de loin. Quand la France rentre dans une série comme ça, c’est presque impossible de revenir dans le match et de les inquiéter. Ce n’est jamais bon pour la confiance de perdre de 30 points, le score (100-70) est très sévère mais ça reste un match de préparation.

Cela nous a permis aussi de voir qu’il nous reste beaucoup de travail pour pouvoir rivaliser avec une équipe aussi forte que la France. Face aux grosses cylindrées, on doit améliorer notre façon de jouer, améliorer notre concentration pour éviter de perdre des ballons et donner des munitions à nos adversaires. Face à des équipes comme la France, l’Espagne ou la Serbie, ça ne passe pas et le score devient très rapidement fleuve.

Le match face à la Belgique avait une saveur particulière pour vous ? Vous êtes né en Suisse, mais vous avez grandi en Belgique pendant 11 ans.

L’an dernier, j’ai déjà joué contre eux. D’un côté, c’est bizarre car même si je suis monténégrin et que j’ai grandi au Monténégro, j’ai un passeport belge, donc ce pays fait partie de moi. Mon enfance, je l’ai vécue là-bas, j’ai des amis là-bas, ce pays représente beaucoup à mes yeux. C’est un énorme plaisir de pouvoir jouer contre des gars que j’ai connus petit.

« Notre but est de passer les poules »

Le basket belge ne cesse de progresser année après année, comment juger le niveau du basket en Belgique ? 

Petit, je me souviens, la Belgique ne participait pas à des compétitions internationales, en tout cas moi, je n’en ai pas le souvenir. Aujourd’hui, ils ont une très belle génération, les équipes belges participent aux coupes d’Europe, la sélection est structurée et on le voit aujourd’hui dans leurs résultats. Ils jouent bien, il jouent dur, certains joueurs sont dans des grandes ligues en Europe donc ça montre bien que c’est une nation qui monte. Même si ça reste un pays de football, le basket se fait petit à petit sa place. Ils développent aussi très bien la formation, on sent que les jeunes joueurs aujourd’hui ne pensent pas à jouer au football dès le plus jeune âge mais ils souhaitent aussi apprendre le basket. Ils ont fait d’énormes investissements dans la formation et aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est en train de payer. C’est donc très bien pour eux.

À 10 jours du début de l’Euro, dans quel état d’esprit se sent l’équipe du Monténégro et quelles sont vos ambitions ? 

Notre but est de passer les poules. Nous sommes concentrés sur cet objectif avant tout. C’est mon 3e EuroBasket et je veux absolument passer le premier tour. Ensuite, ce sont des matchs à élimination directe donc tout est possible. Nous sommes contents de notre préparation, nous avons joué des belles équipes comme la Grèce, la Serbie, l’Italie ou la France. C’est important de faire des matchs assez difficiles, on a bien travaillé et, à part le match contre la France, je pense que nous avons fait de très bons matchs et c’est le principal. Maintenant le plus dur commence, ils nous reste trois matchs de préparation pour peaufiner les derniers réglages avant le début de la compétition dans un peu moins de 10 jours.

Vous êtes la star de la sélection et l’une des stars de cet Euro. Ressentez-vous une certaine pression à l’approche du début de la compétition? 

Non, aucune pression. Le basket reste avant tout ma passion. Alors oui, c’est mon métier mais c’est un super métier. Je suis habitué à ce rôle à Orlando même si c’est un peu différent. Tout un pays est derrière toi, tout le monde attend que tu sois capable de faire la différence et de tout donner pour faire gagner ton équipe. Je sais que je suis prêt, je peux faire un bel Euro. C’est mon 3e Euro, j’ai envie de faire un bon tournoi et je me suis préparé pour ça. Le premier, j’étais jeune donc je n’ai pas beaucoup joué, le deuxième a été compliqué car avec le coach de l’époque, le courant ne passait pas. J’espère que celui-là sera plus réussi, j’ai maintenant plus d’expérience. J’ai envie de faire plaisir au peuple monténégrin, leur rendre la confiance qu’il m’accorde.

« Il sera très difficile de venir jouer les autres compétitions internationales »

Justement, quelles sont les différences entre un leader en équipe nationale et en NBA ? 

Quand tu viens jouer en équipe nationale, tu sais que tu es là pour représenter ton pays, ta nation. Il ne te paye pas donc c’est vraiment l’amour pour ton pays qui te guide et qui te donne cette envie de tout donner quand tu es sur le parquet. Tout le monde te soutient, tout le monde n’attend qu’une chose : que tu sois en mesure de tout faire pour remporter le plus de matchs possibles surtout pour un petit pays comme le Monténégro, qui n’a pas la chance d’être présent à chaque gros championnat.

Avec tous les changements qu’il va y avoir, il sera très difficile de venir jouer les autres compétitions internationales. C’est peut-être notre dernier EuroBasket, donc il est important de tout donner. En NBA c’est différent, tu peux être tradé, tu as dans certaines franchises moins de pression. Il est rare que tu arrives à rester toute une carrière dans la même équipe, dans la même ville. Par contre, quand tu décides de jouer pour ton pays, c’est pour toujours. Elle est là, la grosse différence.

Petit, votre rêve était-il de porter haut les couleurs du Monténégro dans un EuroBasket, un Championnat du Monde ou les Jeux Olympiques? 

Oui, après quand j’étais plus jeune, c’était la Yougoslavie. Ils avaient de gros résultats, des joueurs hors normes. Après pour des raisons politiques, le pays a éclaté, c’est devenu la Serbie-Monténégro puis le Monténégro, mais quand tu commences le basket, tu veux jouer et représenter ton pays le plus haut possible. Jeune, je regardais jouer Divac, Stojakovic, tous ces grands joueurs qui ont brillé dans des championnats du Monde, Jeux Olympiques, je n’avais qu’une envie, d’être moi aussi à leur place un jour. Je me souviens que lorsqu’ils jouaient, nous étions tous devant notre poste de télévision à regarder les matchs, c’étaient des moments magiques.

Je sais que participer aux Jeux Olympiques avec le Monténégro sera très difficile, mais j’en rêve. Quand tu es sportif de haut-niveau, il n’y a pas mieux que de participer aux Jeux Olympiques et d’être aux côtés des meilleurs sportifs du monde dans leur sport. C’est un événement spécial et j’adorerais y participer un jour.

Actuellement, il y a un débat sur les naturalisés dans le basket. Vous jouez au Monténégro avec Tyrese Rice, meneur de jeu américain, qui possède un passeport monténégrin. Quel est votre avis sur la question? 

C’est difficile de répondre à cette question. Je comprends que certaines personnes ne soient pas d’accord avec cette règle. Il a un passeport monténégrin alors qu’il est né aux Etats-Unis, ça peut déranger et je le conçois. Ils pensent que parce qu’il ne vient pas du même pays, il ne ressent pas la même passion, la même envie. Mais, d’un autre côté, ça donne un niveau plus élevé aux compétitions. Certains pays n’ont pas la chance d’avoir un énorme réservoir de joueurs. Sans ça, certaines nations seraient en difficulté car un pays, ce n’est pas comme un club, tu ne peux pas acheter des joueurs, donc ça peut t’aider. Du moment qu’ils jouent bien, qu’ils donnent tout pour remporter les matchs alors je pense qu’on n’a rien à dire et qu’on doit juste profiter des bons joueurs qui viennent aider les petites nations à exister.

Avez-vous pensé un jour porter le maillot de la Belgique avant de choisir de représenter le Monténégro ? 

Je suis rentré au Monténégro à l’âge de 12 ans. Je ne pense pas que la fédération belge savait à l’époque que j’avais le passeport belge. Si j’étais resté en Belgique alors oui, j’aurais sans doute défendu la couleur de la Belgique, mais j’ai commencé les sélections jeunes au Monténégro donc, derrière, il est normal de continuer ainsi.

« Remettre Orlando dans les meilleures équipes de la conférence Est »

Parlons un peu d’Orlando : cette année a été assez compliquée pour vous. Comment avez-vous vécu le fait d’avoir une nouvelle fois raté les playoffs NBA? 

C’est très difficile de finir la saison en avril, de regarder les playoffs à la télévision et qu’en plus de ça, tu fais des saisons à 25-30 victoires. L’an dernier, a été l’une des saisons les plus dures de ma carrière. Mais cette année on verra, il y a un nouveau GM, je pense que les nouvelles personnes qui ont rejoint l’organigramme de l’équipe sont des gens qui peuvent aider Orlando à retrouver des couleurs. Les gens me demandent souvent pourquoi je ne pars pas, comment je fais pour accepter de ne pas jouer les playoffs, je leur réponds que je suis tellement bien à Orlando que je n’ai pas envie de partir.

C’est tellement spécial de jouer toute une carrière dans la même franchise et tout faire pour la ramener au premier plan. Remettre Orlando dans les meilleures équipes de la conférence Est, c’est mon objectif numéro 1. Actuellement, c’est une mauvaise passe mais je sais que des jours meilleurs vont arriver. Je veux être là pour voir de nouveau les fans sourire, je veux qu’ils se disent « ok, Nikola Vucevic était là quand l’équipe végétait dans les bas-fonds de la conférence et, maintenant, il nous permet de jouer les playoffs ». Je pense que nous avons du talent, ce sont juste des détails à régler et j’espère qu’on pourra y arriver le plus rapidement possible.

Vous avez un discours très positif alors que cette saison, vous avez été sorti du cinq de départ. Votre statut a été remis en question. Vous avez tout le temps gardé cette positivité ?

C’est pas simple de la garder mais j’aime cette franchise, j’aime la ville et les fans donc je m’efforce de rester positif. Il est très important pour moi de penser que les choses vont s’améliorer et de croire au projet. Si un jour ce n’est plus le cas, alors il faudra que je quitte Orlando. Il est vrai que cette saison, j’ai parfois baissé un peu les bras, je perdais mon calme assez rapidement, il n’était pas facile de jouer. Je ne veux pas revivre une saison pareille, donc c’est à moi d’aider l’équipe, de motiver tout le monde pour ne pas revivre des moments similaires. J’espère que cette année sera plus joyeuse et que nos résultats seront bien meilleurs.

« Nous sommes de vrais amis, et il est difficile de devenir ami quand tu es adulte »

Vous êtes très proche d’Evan Fournier, cette relation vous a-t-elle permis de garder le moral dans les moments difficiles ? 

Evan, c’est mon ami. Nous sommes très proches sur et en dehors du terrain. Dès qu’il a signé à Orlando, le courant est passé directement. On parlait beaucoup l’an dernier tous les deux. On voulait vraiment aller en playoffs, ça ne s’est pas fait et je pense que cela a été assez compliqué pour tous les deux car on pensait que c’était notre année. Ça aide de pouvoir parler avec quelqu’un dans le vestiaire, ça te permet de ne pas baisser les bras, de tout faire pour remonter la pente. Je pense qu’il est difficile dans le sport de te faire de « vrais amis » et la relation que j’ai avec Evan est très forte. Je suis très content de l’avoir revu ce week-end à Toulouse, c’est dommage qu’il n’ait pas beaucoup joué hier, ça aurait été cool de se croiser sur le terrain et de se chambrer.

Vous avez beaucoup de centres d’intérêts en commun avec Evan Fournier et notamment la musique. Vous êtes tous les deux deux grands fans de rap français. C’est ce qui vous a rapproché ?

C’est vrai que beaucoup de nos conversations tournent autour de la musique et du rap français. Quand il est arrivé à Orlando, il a été surpris que je sois un grand amoureux de rap français et de Booba. Il pensait que je connaissais quelques sons, mais pas toutes les musiques. Mais nous avons beaucoup d’autres points en commun. On voit les choses de la même manière et je pense que c’est pour ça que notre relation est très forte. Nous sommes de vrais amis, il est difficile de devenir ami quand tu es adulte, et c’est ce qui rend notre relation si spéciale. On se chambre beaucoup, avant les gens rigolaient sur Twitter car on s’envoyait des vannes.

Trouvez-vous logique qu’on se pose la question de savoir s’il peut jouer ailier avec les Bleus ?

Evan il peut jouer 3. Il joue 3 chez nous. Il est vrai qu’il n’a pas le physique d’un LeBron James, mais il est dur, fort et surtout il travaille très dur. Il montre sur le terrain qu’il peut faire pleins de choses. Evan est né pour être un scoreur, il peut driver, il peut shooter, c’est un super joueur. Je pense que le fait qu’il soit dans une équipe avec peu de victoires fait que les gens s’interrogent, mais je répète : il est fort et si on avait gagné plus de matchs pendant la saison, sans doute que les gens se rendraient compte quel joueur il est vraiment.

Son absence l’an dernier aux Jeux Olympiques l’a affecté. Vous en a-t-il parlé durant la saison ? 

Comme je le disais, les JO ça reste la plus belle compétition qui existe donc oui, il a souffert de ça et c’est normal. Ne pas y aller alors que la France avait des chances de bien figurer dans la compétition lui a fait mal. Mais il montre qu’il a tout ce qu’il faut pour être le leader de l’équipe de France. Il a encore le temps pour jouer des Jeux Olympiques 2020, à Tokyo par exemple. Il aura 26-27 ans. Cette année il va faire un bel EuroBasket, il va montrer qu’il aurait dû être là l’an dernier et qu’il manquait un joueur comme lui.

« Je n’ai suivi que Booba et je le suis encore aujourd’hui »

En dehors du basket, vous êtes connu pour être un joueur avec énormément de centres d’intérêts. D’où vous vient cette passion pour le rap français, le football (Olympique Lyonnais ou la Juventus de Turin), les jeux vidéos? 

Une saison NBA, c’est long, et même si ça reste ma passion et mon métier, il est important pour moi de parfois me changer les idées. J’aime le foot et la Ligue 1 car petit, en Belgique, le championnat de France était diffusé à la télévision. Pourquoi Lyon ? Tout simplement car jeune j’étais fan de Juninho et Sonny Anderson. C’était aussi l’équipe à la mode, elle remportait tous les titres de champion de France. Que ce soit en Europe ou en Belgique, le foot reste le sport numéro 1. C’est une vraie passion et je savais que je n’étais pas très fort au foot pour pouvoir y jouer donc je le suis, je joue à Football Manager, je regarde le plus de matchs possibles.

Quand tu es tout le temps dans le basket surtout en NBA, tu joues tous les jours, tu t’entraines tous les jours, tu n’as pas envie quand tu rentres chez toi de penser basket. Tu mets donc tout en oeuvre pour faire autre chose alors moi je regarde le foot, j’aime lire, j’écoute de la musique, voyager quand j’en ai l’occasion, des choses qui m’éloignent plus ou moins de mon quotidien de joueur NBA.

Vous êtes aussi un très grand fan du rappeur Booba…

Oui, c’est mon rappeur préféré. Quand j’étais à l’école en Belgique, Lunatic venait de sortir leur album « Mauvais oeil ». Un ancien camarade l’avait et il me l’a donc prêté, j’ai aimé. Puis il s’est séparé avec Ali et a donc commencé sa carrière en solo. Je n’ai suivi que Booba et je le suis encore aujourd’hui. Je connais toutes ses musiques, de tous ses albums. Depuis le jour où j’ai glissé le CD dans le lecteur, je n’ai pas cessé de l’écouter.

Quel est votre titre préféré alors ? 

Compliqué car j’en ai plusieurs. Mais j’aime beaucoup « Bâtiment C », « Repose en paix », « Paradis en 2010 » aussi « DKR », « Validé », le dernier son « Nougat ». La liste peut être tellement longue… (rires)

Vous n’êtes donc pas d’accord avec les gens qui disent, que Booba et le rap en général, c’était mieux avant ? 

Non, non je suis pas d’accord du tout avec ça. Tous les rappeurs qui étaient forts et en concurrence au début avec lui n’existent plus aujourd’hui. Il est le seul a avoir réussi à avancer dans le temps et faire en sorte de s’habituer à tous les styles musicaux. C’est difficile de faire ce qu’il a fait. Tu écoutes des chansons de Booba aujourd’hui et tu écoutes ses chansons il y a 13-15 ans, ça n’a rien à voir. Comme la mode ou le sport, la musique évolue. Et faire ce qu’il a fait durant les 15 ans, ça montre quel artiste il est. Par exemple, en 2008, quand il commence les vocodeurs, tout le monde lui tombe dessus et dit que c’est n’importe quoi. Aujourd’hui en 2017, tout le monde l’utilise. Quand il sort 0.9 avec les vocodeurs, on se moque de lui, mais se sont les mêmes personnes qui aujourd’hui vont écouter JUL ou Algérino. Tout le monde me demande d’écouter JUL, même si je n’ai rien contre lui, je ne trouve pas que c’est du RAP. On ne peut pas le comparer avec Booba, ok il fait 50 millions de vues sur YouTube, mais je préfère Booba ou même PNL. Son style de rap est particulier, mais tellement bon. Alors il est vrai que c’est du rap hard core, que ses paroles peuvent par moment choquer mais c’est son style et c’est ce qui me plaît. Mais ses paroles sont réfléchies, il fait souvent des rapports avec des événements de l’histoire, il parle du Sénégal, de l’Afrique, des problèmes dans le monde. Quand j’écoute ses musiques parfois, je suis obligé d’aller sur internet pour faire des recherches, ça me permet aussi de continuer à m’instruire. Je pense que tout ce qu’il dit dans ses textes, c’est la vérité. Souvent j’ai des débats avec des gens, sur ça. Ils me disent qu’en 2002, il parlait de cité et plus maintenant mais c’est normal, il a la chance de gagner de l’argent et de vivre une vie plutôt aisée. Donc il ne va pas mentir. Si tu écoutes Booba depuis le début, tu ne peux pas dire qu’il n’est pas bon. J’ai eu la chance de le rencontrer, il est intelligent, il sait comment se vendre, il a créé sa marque de radio, de vêtements. Ça montre bien qu’il est un très bon entrepreneur.

Vous avez beaucoup de fans dans le monde, on vous arrête dans la rue pour prendre des photos ou vous demander des autographes. Etes-vous aussi par moment en admiration devant des sportifs ou personnes célèbres ?

Oui bien sûr, je pense qu’il est important de garder ce côté fan. Quand je croise un acteur ou un sportif, je suis très content. Une fois à Los Angeles, j’ai croisé Jim Carrey, j’étais super content. J’ai la chance d’être fort dans mon travail, de vivre de ma passion, les gens me connaissent et veulent des photos avec moi, comme moi plus petit ou maintenant quand je vois des gens dont je suis fan. Il n’y a pas longtemps, j’ai reçu le maillot de Cristiano Ronaldo et j’étais comme un gamin, tellement heureux, car Ronaldo c’est le meilleur joueur de foot au monde alors que, comme moi, il est sportif. Je pense qu’il faut apprécier, toujours profiter de ces rencontres et d’échanges avec des gens importants.

Nikola Vucevic Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2011-12 PHL 51 16 45.0 37.5 52.9 1.7 3.1 4.8 0.6 2.2 0.4 0.7 0.7 5.6
2012-13 ORL 77 33 51.9 0.0 68.3 3.6 8.4 11.9 1.8 2.8 0.8 1.8 1.0 13.1
2013-14 ORL 57 32 50.7 0.0 76.6 3.3 7.7 11.0 1.8 3.0 1.1 2.0 0.8 14.2
2014-15 ORL 74 34 52.3 33.3 75.2 3.2 7.7 11.0 2.0 3.0 0.7 2.0 0.7 19.3
2015-16 ORL 65 31 51.0 22.2 75.3 2.7 6.2 8.9 2.8 2.7 0.8 1.9 1.1 18.2
2016-17 ORL 75 29 46.8 30.3 66.9 2.3 8.0 10.4 2.8 2.4 1.0 1.6 1.0 14.6
2017-18 ORL 3 32 68.0 50.0 80.0 1.3 9.3 10.7 3.0 2.7 1.0 1.7 1.7 27.7
Total   402 30 50.4 31.9 72.0 2.8 7.1 9.9 2.0 2.7 0.8 1.7 0.9 14.7
Basket USA

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