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[happy birthday] La petite histoire du record en carrière de Michael Jordan

Moins célèbres que ses 63 points en playoffs face aux Celtics, les 69 points de Michael Jordan face aux Cavaliers représentent pour lui son record personnel, mais aussi selon lui « son meilleur match en carrière ». Pour ses 57 ans, retour sur ce match disputé il y a quasiment 30 ans.

Le 28 mars est incontestablement une date importante dans la carrière de Michael Jordan. C’est un 28 mars, en 1995, qu’il colle 55 points face aux Knicks, démontrant ce soir-là qu’il n’avait rien perdu de son talent après deux ans sans jouer. Mais cinq ans plus tôt, en 1990, c’est aussi un 28 mars qu’il avait battu son record de points. Nous sommes au Coliseum de Richfield, dans l’Ohio. C’est l’antre des Cavaliers, l’une des meilleures équipes du pays, et surtout l’une des meilleures défenses.

Commençons par le record : 69 points. Les autres chiffres expliquent en partie ce qui suit. 23 tirs réussis sur 37 tentés, dont 2/6 à 3-points. 21 lancers francs réussis sur 23. 18 rebonds (7 offensifs, 11 défensifs). 6 passes. 4 interceptions. 1 contre. Sans oublier 2 balles perdues et 5 fautes personnelles. Le tout en 50 minutes de jeu. Ce soir-là, les Bulls l’emportent face aux Cavs 117-113 après prolongation, et le Coliseum de Richfield passe à la postérité ce 28 mars. C’est dans cette salle que Michael livre ce qu’on croit être, alors, son chef-d’œuvre ultime. Bien sûr, le bonhomme a déjà planté 50 points ou plus 37 fois, 60 points ou plus 5 fois. Mais ce jour-là…

« J’ai gardé les chaussures de ce match dans la salle de mes trophées »

La parole au héros. « C’est la seule et unique fois où j’ai eu l’impression de réaliser le meilleur match de ma carrière. Souvent, tu as la sensation que personne ne peut t’arrêter. Tout du moins, pas celui qui défend sur toi. Tu es chaud comme la braise. Tu mets plein de paniers et on vient ensuite te demander si c’était le meilleur match de ta vie. Ma réponse habituelle était que mon meilleur match serait le dernier. Mais en fait, je n’ai jamais rien ressenti d’aussi fort que ces 69 points et cette victoire en prolongation. Le meilleur feeling est de marquer en sachant que tu peux tirer de n’importe où, face à n’importe qui, et que la victoire sera au bout. C’est sûr, c’était le meilleur. La preuve ? J’ai l’habitude de donner mes chaussures après chaque match mais ce soir-là, je les ai gardées pour les mettre dans ma salle de trophées. »

Preuve que ce match est à part dans l’immense carrière de « His Airness », il se souvient de tout. « Je me rappelle encore des détails. Un shoot raté dans le premier quart-temps. Quatre rentrés à la mi-temps. Les fans de Cleveland me sifflaient pratiquement sans arrêt mais c’était encore plus de motivation, d’envie d’exceller. J’ai mis un panier à 3 points à la dernière seconde du temps réglementaire. Là, tu sais que tu es dans le bon rythme. »

« Je sentais que j’avais tous les choix possibles »

Et puis, si ce match reste à part, c’est parce qu’il y a la victoire au bout. « Je n’avais pas ressenti ça depuis que j’avais marqué ces 63 points à Boston. Bon, je connaissais aussi la situation où tu marques plein de points et où tu perds quand même… Je ne voulais pas que ça arrive. Alors, je n’ai pas cessé de me motiver, de me parler en me disant : « N’arrête pas, continue ». Tout avait l’air de rentrer naturellement. J’étais décidé à en profiter aussi longtemps que ça durerait. »

Sur le banc, il y a Phil Jackson. Face à lui, sa victime préférée, Craig Ehlo. Sur le banc des Cavs, blessé, Ron Harper, qui sera son futur coéquipier pour aller chercher un nouveau triplé après son comeback.

« « On a tout essayé et mis tout le monde sur toi », m’a dit Craig Ehlo après le match. Il savait que j’étais inarrêtable puisque ce n’était pas des points faciles. Ron Harper avait l’habitude de bien défendre sur moi quand il était à Cleveland. Mais il était blessé au genou et donc en civil sur le banc. J’ai plané sous le panier pour un dunk – vous savez, l’un de ceux avec une impression de survol – et j’ai regardé Ron. Il a fait comme un signe de renoncement. Je pouvais tout faire ! Je mettais la défense sur les talons et par moments, je sentais que j’avais tous les choix possibles, sûr de réussir. C’était exceptionnel au vrai sens du terme. »

BOXSCORE

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