Pour Mike Brown, les Spurs ne seront jamais un adversaire comme les autres. En 2007, déjà, San Antonio se dressait sur sa route lorsque ses Cavaliers, portés par l’exploit de LeBron James face aux Pistons, avaient atteint les Finals. À l’époque, l’entraîneur de Cleveland n’avait que 37 ans, et il retrouvait surtout la franchise auprès de laquelle il avait appris une partie de son métier.
Car avant de devenir « head coach », Mike Brown avait passé trois saisons dans le staff de Gregg Popovich, entre 2000 et 2003. Jusqu’à remporter le titre lors de sa dernière campagne texane, face aux Nets. Dix-neuf ans plus tard, le voilà de nouveau en Finals face aux Spurs, cette fois à la tête des Knicks. Comme si San Antonio finissait toujours par réapparaître dans les grands tournants de sa carrière…
De quoi rendre la série plus sentimentale ? Pas vraiment, à l’écouter.
« Ils vont vouloir me battre et je veux leur botter les fesses », tranche-t-il. « Je les aime et je peux toujours les aimer avant et après. J’ai des attaches avec San Antonio, j’aime les gens là-bas, mon parcours… Mais, en fin de compte, de la même manière qu’ils veulent me battre, je veux les battre. C’est clair. »
L’ombre immense de Gregg Popovich
La charge émotionnelle aurait sans doute été encore plus forte si Gregg Popovich avait été sur le banc adverse, comme en 2007. Mentor, ami, référence : le légendaire coach des Spurs occupe une place particulière dans le parcours de Mike Brown.
En 2014, après son deuxième passage manqué à Cleveland, c’est encore Pop’ qui lui avait tendu la main en lui proposant de revenir à San Antonio comme consultant. Une manière de le garder dans le circuit, en attendant qu’un nouveau banc se présente. Preuve que le lien entre les deux hommes dépasse le simple cadre professionnel.
« Ce qu’il a fait, non seulement sur les parquets avec cette équipe et cette franchise, mais aussi ailleurs, sera raconté tant que le basket existera », salue le coach des Knicks. « Sa présence reste énorme. Elle sera toujours là, on la sent tout le temps. J’ai beaucoup de respect pour cette franchise, pour plusieurs raisons. J’y ai travaillé, j’ai eu la chance d’y gagner un titre, et le fait que ma famille ait vécu là-bas me rappelle de très bons souvenirs. »
Des souvenirs précieux, donc. Mais qu’il faudra ranger pendant deux semaines. Le temps des Finals, Mike Brown n’est plus l’ancien assistant de San Antonio : il est l’homme chargé de faire tomber les Spurs.
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