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15-0 et puis… plus rien

NBA – Les Spurs avaient pris un départ parfait, mais le Thunder n’a jamais paniqué.

spurs thunderDébuter une rencontre de manière idéale, voire parfaite, peut être piégeux. Les Spurs en ont fait l’amère expérience cette nuit puisqu’ils ont commencé le Game 3 par un 15-0, qui s’est transformé en 19-4.

Face à des champions NBA muets sur leurs huit premières possessions, les partenaires de Victor Wembanyama ont fêté le retour de De’Aaron Fox de la meilleure des manières.

Mark Daigneault stoppe alors l’hémorragie avec un temps-mort. Et ensuite, le Thunder va reprendre ses esprits et surtout le contrôle des opérations. Comme un boxeur compté 8 au premier round.

« Ils ont fait de très bonnes choses défensivement, et je pense qu’on a eu de bons tirs qu’on n’a simplement pas convertis » explique Mitch Johnson à propos de ce renversement de situation. « Il y a aussi eu des moments où on a commencé à courir après le score. On ne gérait plus vraiment le match, on essayait juste de revenir rapidement, alors qu’il restait encore beaucoup de temps, même dans le troisième quart-temps ou à la fin du deuxième. »

Sang-froid et discipline

Les Spurs ont été rattrapés par leur inexpérience, et comme l’expliquait Victor Wembanyama, c’est la première fois que ce groupe perd une rencontre après une entame à sens unique. Mitch Johnson n’a pas su trouver les mots et les systèmes pour les empêcher de paniquer lorsque le Thunder est revenu à hauteur, puis passé devant.

« J’ai trouvé qu’on n’avait pas assez ‘travaillé’ le match, dans le sens de continuer à défendre, obtenir des stops puis construire de bonnes possessions offensives. On s’est précipités plusieurs fois. Et c’est ce que je voulais dire : on ne jouait pas assez vite, mais en même temps on jouait dans la précipitation. Donc c’est à moi d’aider davantage le groupe dimanche pour les remettre dans de meilleures conditions. »

Côté Thunder, deux mots d’ordre : sang-froid et discipline. Ne jamais sortir des systèmes et comprendre qu’un match dure 48 minutes.

« On a pris un vrai coup » reconnaît Mark Daigneault. « Ils étaient prêts à jouer et ils nous ont pris de vitesse dès le début : stops, transition, pression. J’ai simplement trouvé qu’on avait fait preuve de beaucoup de sang-froid en comprenant qu’un match dure 48 minutes. C’est long, évidemment. Le banc, dès le départ, avec Alex, Cason, Jaylen et Jared, nous a énormément aidés toute la soirée, mais ça a commencé là : remettre le match dans une zone gérable, et il fallait beaucoup de sang-froid de la part de l’équipe. »

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Editeur Fabrice Auclert

Depuis 1994, Fabrice encadre la rédaction de Basket USA. Editeur, il co-dirige une agence de presse qui fournit du contenu pour la presse spécialisée (sciences, sport, politique, high-tech, automobile...).

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