Les Spurs avaient frappé les premiers. Très fort même, avec un 15-0 initial pour faire exploser leur salle et placer Oklahoma City dans une situation particulièrement inconfortable. Sauf que le Thunder n’a pas paniqué. Et surtout, son banc a immédiatement changé la dynamique du Game 3.
« C’était un vrai coup de poing », a reconnu Mark Daigneault. « Ils étaient prêts. Mais on a fait preuve de sang-froid pour comprendre la nature d’un match de 48 minutes. Le banc, Alex, Cason, Jay Will, Jared, nous a donné un énorme coup de boost toute la soirée. Mais ça a commencé en remettant le match dans une zone gérable. »
Au final, les remplaçants d’Oklahoma City ont inscrit 76 points, contre 23 pour ceux de San Antonio. Un record de franchise en playoffs, et le plus gros total pour un banc dans une finale de conférence ou en Finals depuis que la NBA enregistre les titulaires, soit 1971. Jared McCain a signé 24 points, Jaylin Williams 18, Alex Caruso 15 et Cason Wallace 11, pour un différentiel de +53 par rapport au banc texan.
« On savait qu’en venant ici, surtout chez eux, ce serait bruyant, ce serait fou », expliquait Jared McCain. « Mais il fallait encaisser l’orage. On parle beaucoup de ça : rester calme, garder notre sang-froid, se donner de la confiance et de l’énergie, et savoir qu’on allait rendre les coups. »
Une vraie identité à Oklahoma City
C’est exactement ce qu’a fait le Thunder, avec un banc qui a non seulement relancé la machine, mais aussi répondu aux derniers retours des Spurs. « Tout le banc est prêt », insistait Jared McCain. « C’est la mentalité du joueur suivant. Les coaches et les coéquipiers nous donnent confiance pour entrer, jouer dur et être nous-mêmes. »
Mark Daigneault y voit une identité plus qu’un luxe statistique. « La profondeur fait partie de nos forces. Ce n’est pas uniquement relatif à San Antonio. C’est une force sur laquelle on doit pouvoir s’appuyer en permanence. »
En face, Victor Wembanyama n’a pas voulu cibler les seuls remplaçants des Spurs. « Chacun d’entre nous doit être meilleur. En tant qu’équipe, quand il y a beaucoup de nouvelles expériences, on doit trouver les réponses. »
Après ce Game 3, San Antonio, désormais mené 1-2 dans cette finale de conférence, a bien compris que le Thunder peut frapper en plusieurs vagues. Et que la deuxième peut même parfois faire plus mal que la première.
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