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En l’absence de Jayson Tatum, touché au genou, Joe Mazzulla surprend tout le monde en titularisant… Baylor Scheierman, Ron Harper Jr. et Luka Garza ! C’est tout simplement une grande première pour eux trois en playoffs, tandis que les cinq titulaires des Celtics n’avaient jamais été alignés ensemble cette saison !
On ne peut pas dire que son ajustement fonctionne, car les Sixers signent un départ canon (32-19) en dominant outrageusement la peinture. Gonflé à bloc, Joel Embiid est parfait au scoring comme à la création, disséquant aisément la défense adverse, alors que la mobylette VJ Edgecombe cavale et punit en contre-attaque. Jaylen Brown et Derrick White tentent de limiter les dégâts, sauf que la maladresse extérieure des C’s est bien trop handicapante.
Au repos, Joel Embiid voit l’écart de Philadelphie fondre en un rien de temps. Entre l’énergie du rookie Hugo Gonzalez, l’activité de Neemias Queta et les points de la paire Payton Pritchard – Derrick White, Boston retrouve son allant offensif, à 3-points notamment, et enflamme le TD Garden. Il faut attendre le retour d’Embiid, chahuté par le public, pour relancer Philly à l’approche de la pause (55-50).
Embiid diminué, Maxey prend le relais
Après la mi-temps, Joe Mazzulla insère Payton Pritchard et Neemias Queta dans son cinq, mais Queta prend encore une faute et Tyrese Maxey se réveille, pour redonner une dizaine de points d’avance aux Sixers. Joel Embiid et Jaylen Brown attirent tous les ballons et le « trashtalk » est permanent entre eux, dans un match de plus en plus intense. Les Celtics sont sur un fil, mais ils sont surtout à court de solutions face à Embiid à l’intérieur, et rien ne va plus pour eux au tableau d’affichage (88-73).
Au bord du précipice, mais encouragés par leur bouillant et bruyant public, les joueurs de Boston s’appuient sur tout un collectif pour forcer des « stops », s’offrir des secondes chances et enfin scorer près du cercle. Grâce à plusieurs « and-one », ils recollent à une possession, sans pour autant passer devant. C’est là que Tyrese Maxey prend les choses en main : il enchaîne deux « layups » de grande classe, Joel Embiid étant au bord du K.-O. physique, et Philadelphie regarde les attaquants celtes aligner les briques.
L’exploit est donc validé : les Sixers font chuter des Celtics en mode arrosage automatique à 3-points, après avoir dominé presque toute la partie. Dans le sillage de Joel Embiid (34 points, 12 rebonds, 6 passes) et Tyrese Maxey (30 points, 11 rebonds, 7 passes), auteurs des actions qu’il fallait, quand il le fallait, lorsqu’ils étaient sous pression.
À RETENIR
– La fin de la malédiction pour Philadelphie. Quarante-quatre ans. Cela faisait 44 ans que les Sixers n’avaient plus éliminé les Celtics en playoffs, à une époque où Michael Jordan était étudiant, LeBron James n’était pas né, Julius Erving jouait encore, Ronald Reagan était Président et « Thriller », « E.T., l’extra-terrestre » ou encore « Eye of the Tiger » allaient faire les gros titres. Une éternité donc, et à partir de lundi, il faudra maintenant vaincre les Knicks, qu’ils n’ont plus éliminé depuis 1983, pour que les joueurs de Philly atteignent leur première finale de conférence depuis 2001.
– Joel Embiid en avait tellement marre… Arrivé à la salle avec un look à la LeBron James, du temps où les Cavaliers avaient remonté les Warriors en finale, Joel Embiid s’offre le scalp des Celtics pour la première fois de sa carrière après trois éliminations. Déterminé et prêt à se jeter sur tous les ballons, le MVP 2023 aura montré la voie aux Sixers en première mi-temps, sanctionnant n’importe quel défenseur, en particulier Luka Garza ou Neemias Queta, gênés par les fautes. Incontrôlable à l’intérieur, mais un peu plus en difficulté avec Jaylen Brown sur le dos, il a terminé sur les rotules et encore cassé physiquement. Mais la qualif’ est là.
– La 14e « remontada » de l’histoire. Menés 3-1, les Sixers sont finalement revenus pour l’emporter 4-3 et accéder au tour suivant. Ce n’est que la 14e fois (en 302 occurrences) qu’une équipe accomplit un tel exploit. La dernière fois, c’était en 2020 dans la « bulle » d’Orlando (Denver par deux fois), mais dans des conditions « habituelles », ce n’était plus arrivé depuis Cleveland lors des Finals 2016. À noter que seuls les Celtics 1968, les Rockets 1995 et les Cavs 2016 l’avaient également emporté à l’extérieur lors du Game 7, Philadelphie réussissant sa toute première « remontada » (en 77 ans) et Boston subissant là sa première (en 80 ans).
– Le « Mazzulla Ball » a montré ses limites. Privé de Jayson Tatum, Joe Mazzulla a tenté un coup de poker en titularisant trois joueurs… qui n’ont finalement pas inscrit le moindre point (en 35 minutes de temps de jeu cumulé). Plus que ce raté, ce sont les limites offensives des Celtics qui ont une nouvelle fois interpellé dans cette partie. Car, si le potentiel Coach de l’année 2026 a su tirer le meilleur de son groupe durant toute la saison, il a aussi manqué d’inspiration pour rendre les C’s moins dépendants de leur adresse extérieure : 3-0 lorsqu’ils shootent à plus de 35% à 3-points, mais 0-4 lorsqu’ils shootent à moins de 35% à 3-points.
– VJ Edgecombe n’a pas froid aux yeux. À seulement 20 ans, dans son année rookie et pour son tout premier Game 7, VJ Edgecombe cumule 23 points, 6 rebonds et 4 passes (à 5/11 à 3-points). Une formidable troisième option pour les Sixers, qui s’en sont notamment remis à lui quand Tyrese Maxey n’était pas encore entré dans son match en première période, mais qui ont aussi pu compter sur lui en défense pour aider à éteindre Derrick White après la pause. Le rookie de Philadelphie est spécial et, derrière Joel Embiid et Tyrese Maxey, c’est lui qui aura donc porté l’équipe au tour suivant.
– Happy Birthday, Playoff P ! Le jour de ses 36 ans, Paul George franchit un tour de playoffs pour la première fois depuis… 2021. Cantonné à un rôle de quatrième option, tel un « role player » chargé d’accomplir les basses besognes, il a fait le boulot de chaque côté du terrain et sa série est un modèle du genre dans le domaine. Pour la petite anecdote, cela fait maintenant 7-0 dans l’histoire pour les joueurs qui participent à un Game 7 le jour de leur anniversaire. Vous avez dit « porte-bonheur » ?
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Comment lire les stats ? Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; O = rebond offensif ; D= rebond défensif ; T = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; +/- = Différentiel de points quand le joueur est sur le terrain ; Pts = Points ; Eval : évaluation du joueur calculée à partir des actions positives – les actions négatives.
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