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Preview Play-in | Charlotte Hornets (9) – Miami Heat (10)

Au bord du précipice, les deux équipes vont jouer leur saison dans un premier match couperet. D’un côté, des Hornets qui ont tout à gagner après avoir manqué les playoffs depuis dix ans et, de l’autre, un Heat qui a tout à perdre, mais qui a fait du play-in sa spécialité.

Le Heat face aux HornetsNous y sommes. La redoutable épreuve du play-in débute ce soir avec ce duel entre Charlotte et Miami. Malheur au perdant, qui se retrouvera en vacances dès le buzzer final, tandis que le vainqueur devra encore disputer un match décisif à l’extérieur (à Philadelphie ou à Orlando) pour espérer accéder aux playoffs, où l’attendra Detroit, premier de la saison régulière. C’est la loi implacable du play-in : toute une saison qui bascule sur un, voire deux matchs.

Charlotte se présente en position de force après avoir déjoué tous les pronostics sur la deuxième partie de saison. Les Hornets ont fait le pari de la jeunesse en ajoutant successivement Brandon Miller et Kon Knueppel autour de LaMelo Ball, « la tête du serpent », et de Miles Bridges, sans oublier l’apport crucial de Moussa Diabaté au poste 5. L’ensemble a été récompensé par cette neuvième place, qu’il va maintenant falloir bonifier par une accession au Top 8 — et offrir enfin un match de postseason à des fans qui patientent depuis dix ans.

La mission ne sera pas évidente face à une équipe rompue aux joutes printanières. Le Heat a disputé deux Finals NBA lors de ses six dernières saisons et participe régulièrement aux playoffs depuis 2018/19. L’expérience penche clairement du côté des Floridiens, sur le banc avec Erik Spoelstra comme sur le terrain avec le quatuor Herro-Powell-Wiggins-Adebayo. Surtout, Miami a réussi à s’extirper du play-in lors des trois dernières saisons…

PRÉSENTATION DES HORNETS

Les titulaires : LaMelo Ball, Kon Knueppel, Miles Bridges, Brandon Miller, Moussa Diabaté
Les remplaçants : Coby White, Tre Mann, Sion James, Josh Green, Pat Connaughton, Liam McNeeley, Tidjane Salaün, Grant Williams, Ryan Kalkbrenner, PJ Hall
Les absents : Aucun
Le coach : Charles Lee

Le point fort

La dynamique. La formation de Charles Lee a navigué dans la brume jusqu’à mi-janvier avant de trouver son rythme de croisière. Avec LaMelo Ball en capitaine et des lieutenants qui ont tous performé dans leur rôle, Charlotte s’est hissée dans le Top 10 de l’Est. La série de neuf victoires enchaînées entre début janvier et février a fait prendre conscience au groupe de ses qualités. Les Hornets surfent sur cette vague depuis, et se présenteront ce soir au complet, le moral gonflé à bloc, avec en prime l’avantage du parquet.

Le point faible

L’inexpérience. Voyage en terre inconnue. Au sein du cinq majeur, aucun joueur n’a le moindre match de playoffs à son actif. Le contraste est saisissant avec le CV des cadres du Heat, et plus encore sur le banc : 193 matchs de playoffs pour Erik Spoelstra, face à un Charles Lee qui boucle à peine sa deuxième saison comme coach principal. Malgré ses progrès visibles depuis trois mois, la formation de Caroline du Nord reste en plein apprentissage, comme l’ont rappelé ses deux derniers revers à Boston et Detroit. Elle devra garder les nerfs solides pour ne pas tomber dans le piège que ne manqueront pas de lui tendre les Floridiens.

LaMelo Ball sera évidemment ciblé, mais Moussa Diabaté le sera tout autant. Le Français devra contenir Bam Adebayo et Kel’el Ware sans tomber dans l’excès d’engagement, car derrière lui, il n’y aura que Ryan Kalkbrenner, voire Grant Williams en dépannage. Sa mission tient en une phrase : rester sur le terrain.

PRÉSENTATION DU HEAT

Les titulaires : Davion Mitchell, Tyler Herro, Norman Powell, Andrew Wiggins, Bam Adebayo
Les remplaçants : Jahmir Young, Dru Smith, Pelle Larsson, Myron Gardner, Keshad Johnson, Kasparas Jakucionis, Jaime Jaquez Jr, Nikola Jovic, Simone Fontecchio, Vladislav Goldin, Kel’el Ware
Les absents : Aucun
Le coach : Erik Spoelstra

Le point fort

L’expertise du play-in. Miami fait office de référence depuis la mise en place du play-in en 2020, avec trois qualifications consécutives arrachées in extremis. En 2023, les Floridiens avaient même poussé l’exploit jusqu’en Finals après être passés par cette porte dérobée. La saison dernière encore, partis de la dixième place (exactement comme cette année…), ils s’étaient imposés deux fois à l’extérieur, dont une victoire au bout du suspense à Atlanta après prolongation. C’est ce même scénario que les troupes d’Erik Spoelstra vont tenter de rééditer, à commencer par ce soir. La plupart du groupe connaît donc parfaitement l’enjeu, la pression et la recette pour repartir de Caroline du Nord avec la victoire.

Le point faible

Le manque de régularité. Le basket « ouvert » proposé par Erik Spoelstra cette saison a ses atouts et ses revers. Tout le monde a l’occasion de briller et le danger peut surgir de partout dans un bon soir, mais la hiérarchie est moins établie et les joueurs censés être majeurs peuvent passer au travers s’ils ne voient pas assez le ballon. La meilleure illustration reste la saison en dents de scie de Bam Adebayo, qui a peiné à trouver sa place dans ce nouveau système malgré de possibles explosions (notamment à 83 points…). Le talent ne manque pourtant pas autour de lui, à commencer par Tyler Herro (limité à 33 matchs cette saison) et Norman Powell, qui devront eux aussi répondre présent sous peine de voir Miami sombrer.

LA CLÉ DU MATCH

Le contrôle du tempo. Sur le papier, les débats s’annoncent équilibrés : d’un côté une formation jeune et talentueuse, portée par son public et par l’élan de sa deuxième partie de saison. De l’autre une équipe plus expérimentée et peut-être un cran au-dessus en qualité pure. Dans ce contexte, celle qui gérera le mieux ses temps faibles sortira probablement gagnante.

Miami devra surtout éviter de laisser Charlotte emballer le match dès le premier quart-temps. Si les Hornets lancent leurs transitions et font parler la paire Ball-Knueppel derrière l’arc, la Spectrum Center peut vite devenir invivable pour les Floridiens. À l’inverse, si le Heat parvient à ralentir le rythme et à imposer son tempo sur demi-terrain, l’expérience et la qualité d’exécution de ses cadres feront pencher la balance.

SAISON RÉGULIÈRE

3-1 Heat

29 octobre: Miami – Charlotte (144-117)
8 novembre: Miami – Charlotte (126-108)
7 mars : Charlotte – Miami (120-128)
18 mars : Charlotte – Miami (136-106)

VERDICT

Hornets. Et si c’était enfin leur heure ? Personne n’attendait Charlotte à ce stade, surtout après avoir végété à la 12e place de l’Est de début novembre à fin janvier. Après des saisons entières plombées par une poisse incroyable, la franchise de Caroline du Nord voit enfin le vent tourner : un effectif épargné par les grosses blessures et, cerise sur le gâteau, la saison époustouflante de son rookie, Kon Knueppel. À l’inverse, l’exercice a été bien plus chaotique pour Miami, régulièrement amoindri (la saison tronquée de Tyler Herro en est le symbole) et incapable de trouver un vrai rythme de croisière, alternant le très bon et le décevant.

Un dernier détail, et pas des moindres : les deux dernières séries de playoffs des Hornets se sont soldées par des défaites face à Miami, 4-0 en 2014 et 4-3 en 2016. Douze ans plus tard, l’occasion est trop belle pour ne pas prendre sa revanche.

Horaire

À 01h30 dans la nuit de mardi à mercredi, sur Prime Video.

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