« Je dirais à toute personne de plus de 50 ans de se faire vacciner. Ça a été une vraie galère. » Le conseil, lâché avec un sourire désabusé lors de son entretien de fin de saison, en dit long sur ce qu’a traversé Tyrese Haliburton ces dernières semaines. Car à la longue convalescence de son tendon d’Achille s’est greffée une complication aussi inattendue qu’éprouvante : un zona installé depuis près de deux mois, et dont il peine encore à se débarrasser.
Provoquée par la réactivation du virus de la varicelle, cette infection se manifeste par une éruption cutanée douloureuse, souvent accompagnée de démangeaisons intenses. Chez le meneur de 26 ans, elle s’est logée sur le visage : l’une des localisations les plus pénibles, car elle peut menacer l’œil.
Des traitements lourds, et des effets visibles
« Mon père avait eu la même chose pendant les Finals la saison dernière, au niveau de l’estomac. Moi, c’était sur le visage. Au début, je n’aurais même pas pu me présenter devant une caméra : mon œil était quasiment fermé », raconte-t-il. « On m’avait prévenu que ça allait gratter. Les deux premières semaines, rien, juste une plaque. Et puis quand c’est parti, ça a été horrible. C’est pour ça qu’on me voyait tout le temps avec des lunettes, pour m’empêcher de me gratter. J’ai perdu une partie de mon sourcil, mon œil est encore gonflé à force. »
Injections de Botox pour apaiser les nerfs, cocktail médicamenteux pour enrayer l’infection : rien n’a vraiment fonctionné comme espéré. Et c’est précisément ce traitement qui a fait jaser sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, le All-Star apparaissant visiblement plus rond qu’à l’accoutumée.
« J’ai pris une quantité incroyable de médicaments pour essayer de m’en débarrasser, et ça n’a pas marché. C’est ce qui m’a causé cette prise de poids. J’ai l’air un peu plus gros, ça a beaucoup fait parler, mais qu’est-ce que j’y peux ? J’espère juste que ce sera bientôt fini, même si personne ne peut vraiment me le dire. »
Le cinq-contre-cinq comme bouffée d’oxygène
Dans ce quotidien miné par l’inconfort, une bonne nouvelle tout de même : Tyrese Haliburton a repris l’entraînement collectif la semaine dernière, sans aucune restriction côté tendon d’Achille. Un petit événement à ses yeux, même s’il est revenu loin de sa meilleure forme.
« Le zona a pas mal retardé mon retour. Je voulais reprendre le cinq-contre-cinq après le All-Star Break, et je dois encore faire avec aujourd’hui. Ce n’est pas marrant, mais j’y suis arrivé, et je peux tout faire » savoure-t-il.
Et lui de glisser, lucide, ce qu’on retient souvent trop tard dans une rééducation : « Il y a des jours où tu te dis que ça craint, que ça ne finira jamais. Il faut savourer les petites victoires. Quand j’ai refait du cinq-contre-cinq, je ratais des tirs, ça me rendait fou. Et Isaac Yacob, l’un des assistants, m’a rappelé que c’était la première fois depuis juin. Je n’y avais même pas pensé. Il faut apprécier chaque petit pas, parce qu’il n’y en a pas des tonnes pendant une rééducation. »
Sur le plan physique le plus important, à savoir son tendon d’Achille, Tyrese Haliburton s’estime tout de même définitivement tiré d’affaire. Le reste, zona compris, finira bien par passer.
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur