Comment gérer sa bankroll quand on parie sur la NBA ?

Par Steve Le Roux le 26/10/2026 à 15:49

Gérer sa bankroll, c’est réserver un capital uniquement aux paris NBA, le découper en unités et décider à l’avance combien vous risquez sur chaque match. Tout ce guide repose sur un seul principe : le montant de la mise se fixe avant le match, jamais pendant.

Je suis mes paris NBA dans un Google Sheets depuis octobre 2025. Le 2 novembre 2026, 15 matchs se jouent entre 1 h et 4 h du matin, heure de Paris. De quoi improviser trois paris de trop avant d’aller dormir.

Vous trouverez ici ma méthode complète, avec la taille de bankroll, l’unité, le plafond par soirée, un calculateur de mise, une grille pour noter chaque pari et un modèle de suivi à copier.

Comment calculer sa bankroll de départ ?

Votre bankroll est le montant que vous pouvez perdre entièrement sans toucher à votre loyer, vos factures ou votre épargne. Le chiffre exact compte moins que ces deux conditions : une perte supportable et un argent rangé à part.

Chez BasketUSA, nous ne fixons pas de pourcentage des revenus, puisque deux personnes au même salaire n’ont pas les mêmes charges. Ma bankroll fait 500 € pour la saison 2026-27, un montant que je peux perdre sans rien changer à mon quotidien.

Le capital que vous pouvez perdre sans toucher à votre quotidien

Avant de fixer le montant, je me pose ces questions. Un seul « non » suffit à revoir le chiffre à la baisse.

  • Si je perds toute cette somme d’ici les playoffs, est-ce que je change quoi que ce soit à mon mois ?
  • Est-ce que je pourrais en parler à mes proches sans gêne ?
  • Cet argent était-il prévu pour une dépense précise, comme des vacances ou une réparation ?
  • Est-ce que je serais tenté de « me refaire » si la moitié partait en novembre ?
  • Ce montant reste-t-il le même si j’enchaîne deux mauvais mois au travail ?

Je fixe la bankroll une fois pour la saison, pas à chaque paie. Une bankroll réalimentée tous les mois ne mesure plus rien. Si elle tombe à zéro, la règle est écrite d’avance : j’arrête jusqu’à la saison suivante, sans rechargement.

Un compte séparé pour l’argent des paris

Mélanger l’argent des paris et celui des courses casse la discipline. Un retrait « pour finir le mois » ou un dépôt « juste pour ce soir » et vous ne savez plus où vous en êtes. Un capital à part vous dit à tout moment combien il reste.

Mes 500 € sont sur un compte bancaire secondaire, puis répartis à parts égales entre Winamax et Betclic, deux opérateurs agréés par l’ANJ. Un onglet de mon tableur additionne les deux soldes chaque soir. C’est ce total, et lui seul, qui sert à calculer mes mises.

Deux comptes, c’est aussi deux cotes pour le même pari. Voici celles que j’ai relevées le 19 octobre 2026 à 13 h pour le mercredi 21 octobre :

PariWinamaxBetclicGain net pour 10 €
Lakers vainqueur contre les Warriors1,361,323,60 € chez Winamax contre 3,20 €
Warriors vainqueurs contre les Lakers3,053,2822,80 € chez Betclic contre 20,50 €
Heat vainqueur contre les Timberwolves1,861,868,60 € des deux côtés
Timberwolves vainqueurs contre le Heat1,901,919,10 € chez Betclic contre 9,00 €

La meilleure cote change de site selon le côté joué. Sur un pari à 3,05 ou 3,28, l’écart vaut 2,30 € pour une mise de 10 € : c’est 23 % de mon unité gagnés sans un euro de risque en plus.

Comment gérer efficacement sa bankroll au fil de la saison NBA ?

Je mise en unités de 2 % de ma bankroll, je plafonne chaque soirée à 3 unités et je recalcule l’unité à dates fixes. Ces trois règles se décident une fois, avant le premier match, et ne se discutent plus en cours de soirée.

  1. Définir une unité de mise égale à 1 à 2 % de la bankroll.
  2. Plafonner l’exposition à 3 unités par soirée et 1 unité par match.
  3. Recalculer l’unité le 1er de chaque mois et aux étapes clés de la saison.

Définir son unité de mise

L’unité de mise est la part fixe de votre bankroll que représente un pari standard. Raisonner en unités plutôt qu’en euros rend vos résultats comparables d’un mois à l’autre, même quand votre capital monte ou descend.

Chez BasketUSA, nous recommandons une unité de 1 à 2 % de la bankroll. Je me place à 2 % parce que ma bankroll est petite : à 1 %, mes mises tomberaient à 5 €, et je serais tenté de les gonfler « pour que ça vaille le coup ».

Mon calcul
500 € × 2 % = 10 € l’unité, soit 50 unités dans la bankroll. Une série de 10 paris perdus me coûte 100 €, 20 % du capital, et la saison continue. Avec une unité de 5 %, la même série coûterait 250 €, la moitié de la bankroll.

Plafonner son exposition sur une soirée NBA

Ma règle est de 3 unités maximum par soirée, et 1 unité maximum par match, tous marchés confondus. Vainqueur, handicap, total et player props sur une même rencontre dépendent du même scénario : si votre lecture du match est fausse, ils perdent ensemble.

Prenez le mercredi 21 octobre 2026. 11 matchs, dont Timberwolves-Heat à 1 h 30 et Warriors-Lakers à 4 h du matin, heure de Paris. Le parieur sans plafond joue Lakers vainqueur à 1,36 chez Winamax, le handicap Lakers, un prop sur les points de Luka Dončić, le Heat à 1,86 et un pari en live. Total : 5 unités, soit 50 €, 10 % de la bankroll en une nuit.

Sur ces 5 paris, 3 reposent sur le même scénario, celui des Lakers qui dominent. Si ce scénario ne se produit pas, ils tombent ensemble, jusqu’à 30 €, alors que le pari vainqueur ne rapportait que 3,60 € net. Moi, je choisis un seul pari sur Warriors-Lakers, j’ajoute le Heat, et la troisième unité reste en réserve.

Point clé
Trois paris sur le même match comptent comme un seul risque. Additionnez-les avant de valider.

Réévaluer ses mises quand le capital évolue

Je recalcule mon unité le 1er de chaque mois, à la trade deadline et au début des playoffs, soit 2 % du total de mes deux comptes à ce moment-là. Entre deux dates, l’unité ne bouge pas, et je ne l’augmente jamais en cours de soirée après un gain.

Le recalcul joue dans les deux sens. Si ma bankroll passe de 500 € à 600 €, mon unité monte à 12 €. Si elle baisse de 20 % depuis le dernier recalcul, je n’attends pas le 1er du mois. À 400 €, l’unité redescend tout de suite à 8 €.

Ma checklist de révision :

  • Additionner les soldes Winamax et Betclic, freebets exclus.
  • Calculer 2 % de ce total et arrondir à 0,50 € près.
  • Mettre à jour la nouvelle unité dans le tableur et dans le calculateur avant le premier pari.

Gérer vos mises avec notre calculateur de bankroll

Ce calculateur applique les règles de ce guide en une étape. Vous entrez votre situation, il vous donne la mise et ce qu’il vous reste à jouer ce soir. Les valeurs par défaut sont les miennes : unité de 2 %, mise fixe, plafond de 3 unités par soirée.

Vous renseignez six informations : votre bankroll (celle du dernier recalcul en mise fixe), la taille d’unité choisie, la méthode de mise, le type de pari, la note de confiance obtenue avec la grille ci-dessous et la mise déjà engagée ce soir, en unités.

Déjà jouéCe pariEncore disponible

Le calculateur ne prédit aucun résultat, il vous dit seulement combien risquer, jamais sur quoi parier. Pour garder la trace de chaque mise, notre tableur de bankroll fait le même calcul et suit vos résultats.

Exemple : bankroll de 480 €, unité de 2 %, mise fixe, note de 6 sur 10, 2 unités déjà jouées ce soir. Ce sont les valeurs affichées par défaut.

Comment lire le résultat :

  • Mise recommandée : 0,5 unité, soit 4,75 €, car une note de 6 donne droit à une mise réduite. En mise fixe, l’unité de 9,60 € est arrondie à 9,50 €.
  • Exposition restante : 0,5 unité après ce pari, sur les 3 unités de la soirée.
  • Mise affichée à 0 : votre note est inférieure à 5 ou votre plafond est atteint, donc vous ne pariez pas.
  • Mise plafonnée : même avec une note de 10, le calculateur ne dépasse jamais 1 unité par pari, et 0,5 unité sur un player prop, un pari en live ou un match de votre équipe.

Notre grille de confiance pour noter un pari NBA

Une note de confiance n’a de valeur que si l’on sait d’où elle vient. Notre grille note chaque pari sur 10, à partir de 5 critères propres à la NBA, chacun noté de 0 à 2. Elle décide si je parie et plafonne ma mise, jamais l’inverse.

CritèreCe que je vérifieBarème
Rapport des blessuresStatut des titulaires au moment de parier2 : effectifs confirmés · 1 : un joueur incertain · 0 : un cadre incertain, le pari attend
Repos et calendrierBack-to-back ou match après 2 jours de repos ou plus2 : situation favorable à mon pari · 1 : neutre · 0 : l’équipe que je joue dispute son second soir de suite
MotivationCourse au classement, play-in, tanking2 : enjeu clair pour mon équipe · 1 : enjeu égal · 0 : équipe sans objectif ou en tanking
Mouvement de la ligneÉvolution de la cote ou du handicap depuis l’ouverture2 : la ligne va dans mon sens · 1 : stable · 0 : elle part nettement contre moi
Mon historique sur ce marchéMes résultats en unités sur ce type de pari dans le tableur2 : positif sur au moins 50 paris · 1 : moins de 50 paris · 0 : négatif

Le total se lit ainsi :

  • Moins de 5 : je ne parie pas.
  • 5 ou 6 : mise réduite de 0,5 unité.
  • 7 ou plus : mise standard de 1 unité, jamais davantage.

C’est la méthode de BasketUSA, pas une règle universelle. L’intérêt est qu’un forfait tardif ou un second soir de back-to-back suffit à faire passer un pari de « standard » à « réduit », avant même que vous ayez validé quoi que ce soit.

Suivre ses paris pour savoir où part votre argent

Sans suivi, vous ne savez pas si votre méthode fonctionne. Vous vous souvenez des gros gains, rarement des petites pertes répétées. Je note chaque pari le soir même, avant de me coucher, dans un Google Sheets qui reprend ces colonnes :

  • date et heure du pari, et opérateur ;
  • match, marché et cote ;
  • mise en unités et note de confiance ;
  • résultat et gain ou perte en unités ;
  • « mon équipe » oui ou non, et freebet oui ou non.

Le plus utile est la ventilation par marché et par équipe. Un solde global stable peut cacher des gains sur les handicaps et des pertes sur les player props, qui s’annulent. Je plafonne d’ailleurs les props à 0,5 unité. Une seule info tardive, minutes limitées ou sortie sur fautes, suffit à faire tomber le pari.

Match et marchéCote (opérateur, relevé)Mise (unités)Résultat
Warriors-Lakers, Lakers vainqueurs1,36 (Winamax, 19 octobre 2026)1Gagné (Lakers 127-105) : +0,36 unité, soit +3,60 €
Timberwolves-Heat, Heat vainqueur1,86 (Winamax, 19 octobre 2026)1Perdu (Timberwolves 131-106) : −1 unité, soit −10 €

Bilan de la soirée du 21 octobre : 2 unités jouées et −0,64 unité, soit −6,40 €. Le favori a rapporté peu, le Heat a coûté une unité entière. Une soirée ne dit rien de la méthode, c’est l’accumulation des lignes qui finit par parler.

Notre tableur de bankroll, gratuit
Calculateur de mise, grille de confiance, suivi pari par pari et tableau de bord (ROI, yield, drawdown, alertes de recalcul et de pause) : toutes les règles de ce guide dans un Google Sheets prêt à remplir. L’onglet « Mode d’emploi » explique chaque colonne.

Copier le tableur
Tableau de bord du tableur de bankroll NBA de BasketUSA : bankroll, ROI, yield, drawdown, alertes et résultats par marché
Le tableau de bord du tableur, rempli ici avec des paris fictifs

ROI, yield et drawdown : les trois chiffres à surveiller

  • ROI : bénéfice net divisé par la bankroll de départ. +50 € sur 500 € donnent un ROI de 10 %. Il vous dit de combien votre capital a bougé.
  • Yield : bénéfice net divisé par le total misé. +50 € pour 2 000 € misés donnent un yield de 2,5 %. Il mesure ce que rapporte chaque euro joué, quel que soit le volume.
  • Drawdown : baisse entre le plus haut et le plus bas qui suit, divisée par le plus haut. De 600 € à 450 €, le drawdown est de 25 %. Il vous dit si votre unité est trop grosse.

Le drawdown est le chiffre que je regarde en premier. Il ne dit pas si vous gagnez, mais si vous pouvez continuer. Un yield flatteur avec un drawdown de 50 % signifie qu’une seule mauvaise série de plus vous sort du jeu.

Méfiez-vous des petits échantillons. À une cote de 1,90, le hasard seul fait varier le yield d’environ 13 points après 50 paris, 6 points après 250 et 4 points après 500. Un yield de +10 % sur 50 paris ne prouve donc rien.

À mon rythme de 10 paris maximum par semaine, une saison régulière d’environ 25 semaines donne au plus 250 paris. Mon tableur calcule ces trois chiffres chaque 1er du mois depuis octobre 2025, et je ne juge ma méthode qu’à l’échelle d’une saison.

Mise fixe, proportionnelle ou Kelly : quelle méthode de mise choisir ?

Mon verdict
La mise fixe en unités, recalculée chaque mois, pour la plupart des parieurs NBA. C’est ce que je pratique. Des mises stables d’un soir à l’autre, et un recalcul mensuel qui corrige sa seule vraie faiblesse.
Méthode (pour qui)PrincipePoint fortLimite
Mise fixe (débutant, quelques matchs par semaine)1 unité à chaque pari, soit 10 € sur ma bankrollAprès 10 défaites, la perte est connue d’avance, soit 10 unités et 100 €La mise ne baisse pas si le capital fond. À 300 €, 10 € pèsent 3,3 % au lieu de 2 %
Mise proportionnelle (parieur régulier avec tableur)2 % du capital actuel à chaque pariAprès 10 défaites depuis 400 €, il reste 326,83 € contre 300 € en mise fixeÀ 8 €, un gain à 1,90 rapporte 7,20 € au lieu de 9 €, la remontée est donc plus lente
Critère de Kelly (parieur qui sait chiffrer ses probabilités)Une mise qui grandit avec l’avantage estimé sur la coteMise plus forte seulement quand l’écart avec la cote est large3 points d’erreur sur votre estimation font passer la mise de 2,56 € à 35 €
Montante et martingale (personne)Augmenter la mise après une perte ou rejouer ses gainsAucun sur la duréeEn doublant depuis 10 €, 5 défaites coûtent 310 €, 62 % de la bankroll

Quel que soit votre terrain de jeu dans les paris sportifs NBA, la méthode se choisit avant le premier pari, pas au lendemain d’une mauvaise semaine.

La mise fixe, le choix le plus simple à tenir

Le flat betting consiste à miser la même unité sur chaque pari, quelle que soit la cote.

Avec 10 paris maximum par semaine, je calcule mon unité une fois et je n’y pense plus : 10 € pour un pari standard, que je joue le Heat à 1,86 ou un outsider, et 5 € (0,5 unité) pour un prop ou un pari noté 5 ou 6.

La vraie limite apparaît après un mauvais mois. Si ma bankroll tombe de 500 € à 300 € et que je garde 10 €, chaque pari pèse 3,3 % du capital, et 10 défaites de plus en emportent un tiers. C’est pour cela que je recalcule chaque mois, et sans attendre dès 20 % de baisse.

La meilleure méthode pour démarrer, à condition de la recalculer à dates fixes.

La mise proportionnelle, qui suit la courbe de votre capital

Vous misez un pourcentage fixe de votre capital actuel, 2 % par exemple, recalculé à chaque pari. Pendant une série noire, les mises baissent toutes seules. La bankroll ne peut mathématiquement pas tomber à zéro.

Exemple fictif : bankroll de 400 €, mise de 8 €. Après 10 paris perdus, il reste 326,83 € et la mise passe à 6,54 €. En mise fixe à 10 €, il resterait 300 €.

Le revers, c’est qu’il faut recalculer avant chaque pari, et chez moi sur deux comptes. La remontée est aussi plus lente, puisque les gains se font sur des mises réduites. Je la réserve aux parieurs qui notent chaque pari le soir même.

Le critère de Kelly, puissant mais exigeant

Le critère de Kelly calcule la part de bankroll à miser selon l’écart entre votre propre estimation de la probabilité et celle que suggère la cote. La formule :

f= b × p − q b

Ici, f est la part de bankroll à miser, b la cote moins 1, p votre probabilité estimée de gain et q la probabilité de perte, soit 1 − p. Un f négatif signifie qu’il ne faut pas parier.

Exemple fictif sur une cote réelle : le Heat à 1,86 contre les Timberwolves, chez Winamax comme chez Betclic le 19 octobre 2026. La cote suggère 53,8 % de chances. Si j’estime 57 %, Kelly me dit de miser 7 % de ma bankroll, soit 35 €. Si j’estime 54 %, la mise tombe à 0,51 %, soit 2,56 €.

Trois points de probabilité multiplient donc la mise par près de 14. Le Kelly fractionné, au quart par exemple, réduit les dégâts : 8,75 € au lieu de 35 €. Il ne corrige pas une estimation fausse.

Kelly s’adresse aux parieurs qui suivent leurs estimations depuis des centaines de paris et savent qu’elles tiennent. Je ne l’utilise pas, je ne prétends pas chiffrer un match NBA au point près.

Montante et martingale : pourquoi elles vident une bankroll

La martingale double la mise après chaque perte pour tout récupérer au premier gain ; la montante rejoue les gains pour viser un objectif. Les deux font l’inverse de la gestion de bankroll. La mise grossit quand le capital baisse, ce qui est le réflexe de « se refaire » mis en système.

Exemple fictif sur une cote réelle : les Timberwolves à 1,90 chez Winamax, et la même cote supposée à chaque pari.

  • Pari 1 : 10 €, perdu. Total : −10 €.
  • Pari 2 : 20 €, perdu. Total : −30 €.
  • Pari 3 : 40 €, perdu. Total : −70 €.
  • Pari 4 : 80 €, perdu. Total : −150 €.
  • Pari 5 : 160 €, perdu. Total : −310 €. Le pari 6 demanderait 320 €, il en reste 190 €.

Et si le pari 4 avait gagné ? À 1,90, les 80 € rapportent 72 € net. Après 70 € de pertes, le bénéfice final est de 2 €.

Ne jamais augmenter une mise parce que le pari précédent a perdu.

Séries noires et tilt : protéger son capital

Les séries de défaites font partie du jeu, même quand votre analyse tient. À une cote de 1,90, un parieur à l’équilibre perd 47 % de ses paris. Sur 250 paris, il doit s’attendre à vivre environ 3 séries de 5 défaites de suite.

Le tilt, c’est le moment où la frustration décide à votre place. En NBA, il a deux visages : le pari en live pour rattraper une avance de 15 points gâchée, et le pari improvisé à 3 h du matin sur un match qu’on ne regarde même pas.

Une règle écrite avant la soirée vaut mieux que toute la volonté du monde à 3 h du matin. C’est pour cela que je ne place aucun nouveau pari après minuit s’il n’était pas préparé avant.

Que faire après une série de paris perdants ?

Faites une pause, puis relisez votre tableur avant de toucher à quoi que ce soit. Voici mon plan, dans cet ordre :

  1. Je m’arrête 48 heures dès que j’ai perdu 5 unités sur une semaine.
  2. Je relis chaque pari perdu et je sépare la malchance (un panier au buzzer, un forfait annoncé après mon pari) de l’erreur d’analyse (un back-to-back que j’avais ignoré).
  3. Je vérifie que j’ai respecté mes plafonds : aucun pari au-dessus de 1 unité, aucune soirée au-dessus de 3.
  4. Je recalcule l’unité si ma bankroll a baissé de 20 % depuis le dernier recalcul.
  5. Je garde la même méthode : on ne passe pas à la martingale ou à Kelly en pleine série.

Cette pause de 48 heures est la règle la plus difficile à tenir, et celle qui protège le mieux ma bankroll.

Parier sur son équipe favorite, le biais qui coûte cher

Je suis fan des Knicks, champions NBA en titre. Le 20 octobre, ils ont hissé leur bannière avant de recevoir les 76ers. Tout poussait à miser gros sur eux par fierté. Trois jours plus tard, ils jouaient à Boston, et parier contre les Celtics par rivalité aurait été tout aussi émotionnel.

Le biais du fan est double. On surévalue sa propre franchise et on parie contre ses rivaux pour le plaisir de les voir perdre. Mes garde-fous :

  • 0,5 unité maximum sur un match des Knicks, quelle que soit la note de la grille.
  • Aucun pari contre un rival des Knicks.
  • Une colonne « mon équipe » dans le tableur, que je filtre chaque mois pour voir ces paris à part.

Qu’est-ce que la gestion de bankroll aux paris sportifs ?

La bankroll est le capital que vous réservez uniquement aux paris, séparé du reste de votre argent. La gestion de bankroll regroupe les règles qui fixent combien de ce capital vous misez sur chaque pari, chaque soirée et chaque semaine, pour qu’aucune série de défaites ne le vide d’un coup.

Une bankroll n’est pas un budget loisirs. Le budget loisirs se recharge à chaque paie ; ma bankroll de 500 € est fixée en octobre pour toute la saison. Si elle tombe à zéro, je ne recharge pas, j’arrête jusqu’à la saison suivante.

Pourquoi les règles comptent plus que le choix des gagnants ? À une cote de 1,90, il faut gagner 52,6 % de ses paris simplement pour ne rien perdre. Même à ce niveau, vous perdez presque un pari sur deux.

En NBA, ces défaites arrivent souvent par grappes. Un panier à trois points au buzzer, un lancer franc raté dans la dernière minute, un garbage time qui fait exploser un total. Trois de ces fins de match dans la même semaine et votre analyse n’y est pour rien.

Point clé
La variance ne se combat pas, elle se finance. Votre unité doit être assez petite pour encaisser les mauvaises séries sans changer de comportement.

Pourquoi la NBA met votre bankroll à rude épreuve ?

La NBA pousse à la surexposition pour quatre raisons : le volume de matchs, le calendrier, les infos blessures tardives et le nombre de marchés sur une même rencontre.

  • Le volume. Chaque équipe joue 82 matchs de saison régulière, du 20 octobre 2026 au 11 avril 2027, soit 1 230 matchs au total. Le programme monte jusqu’à 15 matchs dans une soirée, trois fois : le 2 novembre, le 23 décembre et le 11 avril. Plus l’affiche est garnie, plus la tentation de jouer un petit pari sur chaque match gonfle votre exposition.
  • Le calendrier. Les Knicks enchaînent 13 back-to-backs sur leurs 80 matchs déjà programmés. Au deuxième soir, les rotations changent et les cadres peuvent être mis au repos : une ligne qui semblait juste la veille ne veut plus rien dire.
  • Les infos blessures. Les équipes déclarent le statut de leurs joueurs avant 17 h heure locale la veille du match, 13 h le jour même au second soir d’un back-to-back, puis publient un nouveau rapport entre 11 h et 13 h le jour du match. Pour une équipe de la côte Est, cela tombe vers 23 h, puis entre 17 h et 19 h à Paris. Un forfait peut tomber après votre pari.
  • Les marchés. Sur un seul match, vous pouvez jouer le vainqueur, le handicap, le total de points, les player props et le live. Chaque marché ajouté sur la même rencontre est un risque lié aux autres, pas un risque de plus réparti ailleurs.
Graphique d’une semaine du calendrier NBA, 49 matchs du lundi 26 octobre au dimanche 1er novembre 2026
Graphique d’une semaine du calendrier NBA, 49 matchs du lundi 26 octobre au dimanche 1er novembre 2026

Cette semaine passe de 3 à 12 matchs d’un soir à l’autre. Pour un fan des Knicks qui veut tout jouer, c’est deux nuits de suite à 1 h du matin, avec une équipe fatiguée le second soir.

Avant de fixer la moindre mise, je croise le rapport des blessures avec nos pronostics NBA chaque jour. Un titulaire annoncé incertain à 23 h change parfois toute ma soirée.

Bonus, limites de dépôt et jeu responsable

Les bonus et les outils de l’ANJ touchent directement à votre bankroll. Les premiers peuvent la gonfler artificiellement, les seconds la protègent quand votre discipline flanche. Les paris sportifs sont interdits aux mineurs.

Les jeux d’argent et de hasard peuvent être dangereux : pertes d’argent, conflits familiaux, addiction… Nos conseils sur joueurs-info-service.fr (09-74-75-13-13 – appel non surtaxé)

Freebets et bonus de bienvenue : faut-il les compter dans la bankroll ?

Non, un freebet ou un bonus n’entre dans la bankroll qu’une fois l’argent devenu retirable. Tant que ce n’est pas le cas, ce n’est pas de l’argent que vous pouvez perdre ou récupérer à votre guise.

Les conditions de mise ont un effet pervers. Un nombre de mises minimum à une cote imposée peut vous pousser vers des paris que vous n’auriez jamais joués, souvent sur des matchs sans intérêt pour vous. Vérifiez toujours ces conditions sur notre page bonus paris sportifs avant d’accepter une offre.

Dans mon tableur, chaque pari joué avec un freebet est marqué dans une colonne à part. Il ne compte ni dans mon unité ni dans mon plafond de 3 unités, et ses gains ne rejoignent la bankroll qu’au moment où je peux les retirer.

Les limites de dépôt de l’ANJ, alliées de votre discipline

Tout opérateur agréé par l’ANJ doit vous faire fixer une limite de dépôts sur 7 jours avant votre premier dépôt, et une limite de mises sur 7 jours avant votre première mise. Une baisse s’applique immédiatement, une hausse au plus tôt 48 heures après. Ces limites ne valent que pour le site où vous les réglez.

Avec deux comptes, je règle donc mes limites deux fois. Ma limite de mises est de 50 € sur 7 jours chez Winamax et chez Betclic, soit 100 € au total, mes 10 unités hebdomadaires. Comme je ne recharge pas, ma limite de dépôt est au plus bas après mon dépôt initial. Même un soir de tilt, le site bloque avant ma bankroll.

Ces réglages se trouvent dans l’espace joueur de toutes les applications de paris sportifs agréées, puisque l’ANJ les impose.

Les signaux qui doivent vous faire arrêter

Certains signes montrent que le pari n’est plus un divertissement :

  • vous rechargez la bankroll avec l’argent du quotidien ;
  • vous cachez vos paris ou vos pertes à vos proches ;
  • vous pariez sur des matchs que vous ne regarderiez jamais ;
  • vous misez plus gros pour récupérer ce que vous avez perdu ;
  • vous ne pouvez plus passer une soirée NBA sans parier.

Si vous vous reconnaissez, Joueurs Info Service répond au 09 74 75 13 13, appel non surtaxé, et sur joueurs-info-service.fr. Vous pouvez vous auto-exclure d’un site, pour 24 heures à 12 mois avec effet immédiat, ou demander une interdiction volontaire de jeux sur interdictiondejeux.anj.fr : elle dure au moins 3 ans, ne peut pas être levée avant, et s’applique aux sites agréés, aux casinos, à la FDJ et au PMU.

Pour aller plus loin, voici les signes d’une dépendance au jeu à surveiller.

La gestion de bankroll à adopter pour votre saison NBA

Notre choix
La mise fixe en unités de 1 à 2 % de la bankroll, plafonnée à 3 unités par soirée et recalculée le 1er de chaque mois. À 2 %, une série de 10 défaites coûte 20 % du capital, pas la saison.

Votre réglage dépend de votre profil :

  • Vous débutez et pariez sur quelques matchs par semaine. Unité de 1 %, mise fixe, 3 unités maximum par soirée et un pari au plus par match.
  • Vous pariez chaque semaine et tenez un tableur. Unité de 2 %, mise fixe recalculée chaque mois ou mise proportionnelle, deux comptes pour comparer les cotes. Sur Warriors-Lakers, l’écart entre opérateurs valait 2,30 € pour 10 € misés.
  • Vous êtes fan d’une franchise. 0,5 unité maximum sur ses matchs, aucun pari contre ses rivaux, et une colonne à part dans le tableur.

Si vous ne deviez retenir qu’une règle : la mise se décide avant le match, jamais pendant. Et ne jugez rien avant 250 paris, l’équivalent d’une saison régulière à 10 paris par semaine.

Pour vos premiers matchs de la saison, entrez votre bankroll dans le calculateur, faites une copie de notre tableur de bankroll pour y noter votre unité et vos paris, puis réglez votre limite de mises sur 7 jours à 10 unités au total sur l’ensemble de vos comptes.

Questions fréquentes : comment gérer sa bankroll aux paris NBA

Voici les réponses aux questions que les parieurs NBA posent le plus souvent sur leur bankroll.

Aucune, les paris ne sont pas une source de revenus. À une cote de 1,90, il faut gagner 52,6 % de ses paris pour seulement rentrer dans ses frais, et une mauvaise série efface des mois de gains. Si vous comptez sur vos gains pour boucler le mois, appelez Joueurs Info Service au 09 74 75 13 13, appel non surtaxé.

Entre 1 et 2 % de la bankroll par match, tous marchés confondus. Je mise 1 unité de 2 %, soit 10 € sur 500 €, et 0,5 unité quand la grille donne 5 ou 6, ou quand les Knicks jouent.

Non, une bankroll à part pour le live double votre exposition sans que vous le voyiez. Je garde une seule bankroll et un plafond. Un pari en live par soirée, 0,5 unité maximum, compté dans mes 3 unités.

Au moins 250, soit une saison régulière à 10 paris par semaine. Après 50 paris à 1,90, le hasard fait encore varier le yield d’environ 13 points ; après 250, d’environ 6 points.

Rédacteur de contenu sur les paris sportifs Steve Le Roux

Fan des Spurs depuis 2005 et de l'ère Tony Parker. Je n’ai jamais cessé de suivre le basket américain pendant ces années. Mon expérience me sert désormais à donner un avis éclairé sur les plateformes de paris sportifs. Je souhaite pouvoir aider les néophytes et les joueurs plus expérimentés dans leur expérience de parieur.