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La trouvaille d’Atlanta : Ivan le Terrible, un rookie de 27 ans

Si vous avez regardé le match Atlanta – Miami d’hier soir, vous avez assisté à un spectacle hitchockien et noté la présence d’un drôle de personnage sous la tunique des Hawks.

Avec 13 points en 21 minutes, ce remplaçant du bout du banc s’est offert sa « coming out party » comme on dit là-bas…

Avec ses dents sertis de diamants, sa barbe longue et son regard de tueur, il s’agit d’Ivan Johnson (2m04, 27 ans).

Un quasi-inconnu du grand public pour la simple et bonne raison que le garçon a un caractère de cochon.

Le paria de l’université d’Oregon !

Nous sommes en 2005 sur le charmant campus d’Eugene en Oregon. Votre vaillant serviteur fait connaissance avec les joies de la vie estudiantine à la sauce américaine. Et se rend vite fait bien fait au McArthur Court, salle légendaire de la Pac-10 (à l’époque) aux allures de Boston Garden, et considérée par les spécialistes comme une des plus bruyantes de tout le pays (véridique !).

Bref, les Ducks déroulent leur jeu, et un joueur au gros short n’a de cesse d’haranguer le ‘Pit’ (cette section de fans sursautant et fanatiques peinturlurés tout de jaune et de vert) et de serrer le poing à chaque panier marqué. Vous l’aurez compris, c’est le Ivan Johnson en question.

Forte tête, il ira jusqu’au clash avec le coach Ernie Kent qui ne lui renouvellera pas sa bourse à cause de ses problèmes de comportement (‘anger management’ : vous voyez le genre). Le joueur se rend alors à Cal State-San Bernardino en 2007 mais ne finit pas son cursus dans cette fac de Division II et après 45 matchs en Development League (entre les Rio Grande Vipers et Anaheim, depuis disparue de NBDL), il part directement en ligue coréenne.

Banni de la ligue coréenne !

Il y effectue deux saisons où encore une fois, ses émotions prennent le dessus sur son jeu. Il est banni à vie de la ligue après avoir signifié par un geste obscène son mécontentement à un arbitre en avril 2010. Un officiel de la ligue atteste :

« Il était inévitable que l’on prenne une mesure contre Johnson car il avait un historique de mauvaises conduites dans le passé. »

Résultat des courses : Ivan revient au pays sans cursus et sans carte de visite, il doit repasser par la case NBDL. Il est drafté en 15ème position par les Erie BayHawks. Il y joue une saison en tout avec des performances stratosphériques comme ce match à 46 points (17/22 aux tirs et 12/13 aux lancers), record de la franchise.

Le garçon est talentueux mais il accumule encore et toujours les éjections et les fautes techniques.

« Ce sont simplement mes émotions pour le jeu. Si je sens que je me fais avoir, mes émotions, elles deviennent folles parfois. C’est ce sur quoi j’ai le plus travaillé. J’essaie de garder mon sang-froid. Aussi longtemps que je reste calme, ça ira pour moi.” concède-t-il à l’Atlanta Journal-Constitution.

Et effectivement, sa place arrachée au bout du banc des Hawks semble lui avoir mis du plomb dans la tête ; comme si une fois son rêve atteint, Johnson a enfin compris que sa vie tient à un fil.

Invité par les Hawks : personne n’ose le couper !

« J’ai tellement travaillé dur et pendant plusieurs années pour en arriver là ; maintenant que j’y suis, il n’y a rien qui pourrait tout foutre en l’air. »

Invité l’an dernier en fin de saison pour un mini camp, Ivan Johnson impressionne par sa volonté et son coffre. Dur au mal, physique à souhait, le bonhomme est aussi tanké qu’il est couillu. Et ça plait à coach Drew qui l’invite à nouveau en pré-saison.

Là, l’ancienne star de NBDL sort un match à 15 points pour le dernier match, de quoi faire réfléchir le staff et faire pencher la balance de son côté. La blague veut qu’aucun membre du staff ne se sentait, de toutes manières, d’aller annoncer à Johnson qu’il était coupé de peur de sa réaction…

Johnson est donc conservé aux dépens du pivot prospect Keith Benson pourtant drafté en juin dernier. Son argument majeur : son moteur !

« Pour être complètement honnête, on ne s’attendait pas à ce qu’il soit aussi fort. Son moteur est quelque chose que vous ne pouvez pas apprendre. Et il apporte ce moteur à chaque entraînement. Il joue simplement dur et il n’y a pas assez de mecs comme lui » analyse Larry Drew.

Al Horford, pas mal dans le genre, apprécie cette nouvelle recrue :

« On a besoin de mecs comme lui dans notre équipe. »

15 points en présaison, 13 en saison régulière

Hier soir, un nouveau match plein d’opportunisme conclu avec la marque de 13 points, 4 rebonds et 6 fautes (on ne se refait pas !). Une manière de montrer à toute la ligue ce dont il est capable de faire.

A 27 ans et avec un bambin qui arrive prochainement dans sa vie, Ivan Johnson est sur la voie de la rédemption. Son rêve est à portée de main, et sa véritable personnalité est sur le point de percer à jour.

« Parce que j’ai ce regard méchant, les gens croient automatiquement que je suis méchant ou mauvais. Mais je suis un mec cool et sympa. »

Nous, on le croit sur parole !

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