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Ailier · Tennessee Volunteers
| Poste Ailier (SF) | Université Tennessee Volunteers | Taille / Poids 2,07m · 96kg | Envergure 2,12m |
| 16.7 Pts (39,9%) | 33.3% 3 points | 79% Lancers-francs | 6.3 Rebonds | 7.1 LF tentés | 2.3 Passes |
Mais qui est Nate Ament ? De cette réponse dépendra peut-être le futur d’un dirigeant NBA. Attendu assez haut dans cette Draft 2026 avant la saison, et encore en bonne position alors que l’échéance s’approche, il a le profil parfait pour faire basculer la carrière d’un GM. Si l’ailier devient la vision rêvée de recruteurs ambitieux, la franchise qui l’obtiendra aura dégoté le prototype d’un ailier du présent et du futur. À contrario, le joueur de Tennessee est loin d’être une garantie et pourrait voir sa sélection faire tache dans le CV de celui qui en aura pris la décision…
Nate Ament, c’est un objet de tous les fantasmes et de toutes les crispations. Une histoire forte, fils d’une mère rwandaise dont une partie de la famille a été tuée lors du génocide, et qui possède également des racines italiennes. Un profil qui pourrait en faire un joueur virtuellement indéfendable, proche des 2,10m avec chaussures, long, délié et capable d’être un danger extérieur. Des passages cette saison qui ont de quoi donner des étoiles dans les yeux de plus d’un scout avec une série de 11 matchs à 22,8 points à 45,2 %, dont 39,1 % à 3-points, 6,3 rebonds entre le 10 janvier et le 18 février. Et puis, il y a tous ces matchs où la réussite n’est pas là. Où les limites techniques se font plus criantes. Où l’idée d’un Nate Ament idéal se heurte à la réalité d’un joueur qui a grandement souffert question efficacité à l’échelon NCAA en dépit de ses qualités innées.
Sa future franchise devra avoir un peu d’imagination, et sans doute encore plus de patience. Cela n’a dans le fond rien d’illogique pour un joueur qui n’a réellement commencé à jouer au basket à plein temps que lors de la pandémie du Covid. Nate Ament était un prospect « précoce », tout du moins pour ce qui était des attentes placées en lui, mais pourrait bien être un « late bloomer ». Ce d’autant qu’on peut se demander s’il a fini de grandir, lui qui est passé d’1,93m en arrivant au lycée, à 2,07m cinq ans plus tard. De quoi le rendre aussi excitant que mystérieux.
Un ailier aussi délié de 2,07m, porté vers le jeu extérieur, ça ne court pas les rues. Nate Ament est un profil fait pour la NBA actuelle : un « wing » aux mensurations XXL par rapport à son style de jeu. Fluide, et même par séquences franchement élégant, l’ancien joueur de Tennessee est un vrai « 3 » qui aura l’avantage de taille sur la majorité de ses vis-à-vis. Et il pourrait continuer à se rapprocher des « sept pieds » ces prochaines années, ce qui le rend un peu plus unique encore.
Nate Ament n’est pas non plus la seule lubie de « scouts » apprentis chimistes. Le joueur de 19 ans a du basket, une agilité et un dribble intéressant pour un joueur de sa taille, une base de shoot correcte (79% aux lancers-francs), et un vrai apport au rebond. L’envie est là, également en défense ou à la création, où il a montré de premières bribes qui ouvriraient un peu plus encore le champ de ses possibles en attaque. Il reste beaucoup à faire, pour un joueur qui a terminé la saison sous les 40% au tir et un tout petit 48% au cercle. Mais il semble à peine gratter la surface du joueur qu’il pourrait être.
Nate Ament est à ce stade un joueur assez frustrant. Alors que sa longueur devrait potentiellement le rendre difficilement défendable quand il file au cercle, sa frêle carcasse le rend trop vulnérable près de l’arceau. Ses chiffres sont très loin de ceux attendus avec un prototype pareil : seulement 51,8% de réussite au cercle (96% de la NCAA faisait mieux…) et un petit 43% sur ses lay-ups. Il se fait trop facilement et trop souvent bousculer au cercle, et cela ne va pas s’arranger en NBA. C’est d’autant plus problématique qu’il ne rechigne pourtant pas à aller au contact (7,1 lancers-francs tentés par match). L’ailier doit vite gagner en muscles pour tenir le choc, ce qui pourrait aussi l’aider en défense.
Nate Ament a montré début 2026 qu’il était capable d’être un joueur dominateur, même face à une opposition de bon niveau (29 points, 7 rebonds contre Alabama ; 29 points, 8 rebonds contre Kentucky…). Mais il a aussi montré une incapacité à peser sur certaines rencontres, et dans des proportions inquiétantes. Il a totalement disparu dans certains des plus grands rendez-vous de la saison : 1/13 contre Vanderbilt lors du tournoi de la conférence SEC, un zéro pointé et seulement trois tirs tentés lors du premier tour de la March Madness, conclue par une sortie à 2/12 contre Michigan. Il doit gagner en constance, et surtout trouver comment apporter quand il n’est pas dans un grand soir en attaque.
Sa facilité avec sa taille, comme son côté parfois trop tendre, rappelle celle d’un Cam Johnson. Un ailier de grande taille, pas très solide à l’impact et plus attiré par le jeu extérieur que près du cercle, Nate Ament tient aussi d’un Danilo Gallinari. Son physique encore un peu frêle et un jeu encore à polir évoque aussi un Zaccharie Risacher.
| Meilleur scénario All-Star | Pire scénario À la peine pour trouver une place à la fin de son contrat rookie |
Difficile de se projeter avec Nate Ament tant son avenir peut autant être brillant que vite bouché. Il sera quoiqu’il arrive un pari, ce qui devrait l’éloigner du très haut de cette Draft. Les Bucks (10e choix) qui vont devoir penser à l’avenir pourraient être une bonne option. Charlotte (14e choix) ou Chicago (15e choix) semblent aussi de vraies possibilités où avoir le temps d’éclore. Même si dans ce moule, le projet Tidjane Salaün n’a pour le moment pas porté ses fruits pour les Hornets.
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