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Chez les Knicks, le mot clé est la patience

Cela fait toujours mal aux supporters mais le dernier titre des Knicks remonte à 1973. Une éternité en NBA, surtout pour une franchise historique, qui est la plus valorisée de la ligue, à 3.6 milliards de dollars !

Avec New York pour attirer les free agents, des fans et de l’argent, il est anormal que l’équipe de James Dolan n’arrive pas à être compétitive. Sauf que depuis des années, le club tente de prendre des raccourcis en essayant de régler ses problèmes à coups de baguette magique. La reconstruction prend en effet du temps mais à New York, on n’aime pas attendre…

« J’étais dans le coin, j’ai vu beaucoup de choses au Garden, et ce que j’essaie de faire, c’est apprendre de ce que j’ai vu et de ce que j’ai vécu », explique le nouveau président, Steve Mills. « J’ai vu ces solutions rapides, à court terme, où vous planifiez quelque chose et tout d’un coup, vous changez de cap. C’est différent si vous jouez le titre, mais quand vous êtes là où nous en sommes, et que vous changez de direction, j’ai vu trop souvent que ça tournait mal. Je ne veux pas agir de la même façon. »

En effet, c’est trop souvent ce qu’il s’est passé à New York. Quand l’équipe a engagé Mike D’Antoni et que le coach commençait à pouvoir mettre en place sa philosophie de jeu, la direction a décidé de récupérer Carmelo Anthony en changeant de cap.

Changer les choses en interne… pour changer l’image des Knicks en externe

Steve Mills veut donc enfin imposer le mot « patience » à la franchise, même s’il admet que ce n’est pas naturel.

« Je pense que ça va marcher parce que nous avons de la patience, ce qui n’est pas quelque chose d’habituellement lié à la façon dont les Knicks fonctionnent, » reconnait-il. « Nous avons établi un plan qui exige de la patience et Jim (Dolan, le propriétaire) a accepté d’y adhérer. C’est ce qui le rend différent. Je crois que les supporters accepteront une équipe qui a un plan et qui s’y tient, et si on a les joueurs, on a de l’espoir. [Porzingis] est un joueur de top niveau en NBA. Il est blessé, mais c’est un joueur spécial. Nous avons ajouté quelques joueurs à la Draft. J’espère que cette année sera un grand pas en avant pour Frank (Ntilikina). Il est beaucoup plus confiant. Nous pensons que ce plan est différent tant que nous avons la patience de nous y tenir. »

Le président a d’ailleurs confié que cette saison serait clairement une année de transition pour les Knicks. En attendant le retour de blessure de Kristaps Porzingis, New York veut donc solidifier ses fondations… pour convaincre les futurs free agents.

« La première chose que nous devions faire, c’était convaincre les joueurs que c’est un bel endroit pour jouer et que nous avions un plan, qu’ils avaient un rôle dans ce plan, et de les mettre à l’aise sur le fait que nous faisons les choses de la bonne façon, que nous allons dans la bonne direction et leur faire sentir qu’ils faisaient partie de quelque chose d’important et qu’ils vont faire partie d’un grand projet. C’est notre but tout au long de la saison, faire en sorte que ces gars croient en nous et en les Knicks. Et en même temps, il faut aussi convaincre les joueurs extérieurs aux Knicks qu’il y a quelque chose de différent ici et que cette équipe va dans la bonne direction et que c’est un bon endroit pour jouer. »

La prochaine étape du plan aura donc lieu à l’été 2019, lorsque Kyrie Irving et Jimmy Butler seront free agents…

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