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Trente franchises, trente questions : Steve Clifford peut-il trouver le bon équilibre à Orlando ?

Jusqu’à la reprise des entraînements, Basket USA vous propose d’étudier la free agency des 30 franchises NBA à travers une interrogation majeure. Quel sera le rôle de Lonzo Ball après l’arrivée de Rajon Rondo ? Comment les Wizards utiliseront Dwight Howard ? Dennis Schröder peut-il jouer aux côtés de Russell Westbrook ? Etc.

Aujourd’hui, l’heure est venue de se pencher sur le cas du Magic. La franchise floridienne réalise chaque année depuis 2012 à quel point le processus de reconstruction peut être difficile après avoir enchaîné les places d’honneur à l’Est auparavant. Cet été, c’est en recrutant Steve Clifford (5e coach depuis le départ de Stan Van Gundy) et en misant sur un top prospect (Mo Bamba) qu’Orlando espère se sortir des bas fonds de la conférence.

Après six ans de disette, l’objectif de retrouver les playoffs ne s’annonce pas si simple pour autant. L’ancien head coach de Charlotte aura notamment pour mission de tirer le meilleur d’un effectif toujours déséquilibré pour l’heure avec une flopée d’extérieurs et d’intérieurs, et finalement deux modestes back-up pour le poste de meneur : DJ Augustin et Jerian Grant.

Etat des lieux

Après avoir usé Jacque Vaughn, James Borrego et Scott Skiles, Orlando attendait Frank Vogel comme le sauveur à l’été 2016. Ce dernier se voyait bien appliquer les mêmes recettes qui ont fait son succès à Indiana, mais rien n’a fonctionné. Après un premier exercice bouclé à 29 victoires, le Magic version Vogel a péniblement atteint la barre des 25 succès en 2017-2018, tombant à l’avant-dernière place de la conférence Est. La saison avait pourtant bien débuté, au moins durant les trois premières semaines, avant qu’une série de neuf défaites au cours du mois de novembre ne vienne tout remettre en cause. Les blessures de plusieurs cadres (quatre d’entre eux n’ont pas dépassé les 60 matchs disputés sur l’année) ont fini d’achever les ambitions floridiennes.

Avec le 6e choix de draft, Orlando a tout de même réussi à se renforcer de manière significative en prenant Mo Mamba. L’intérieur aux multiples qualités tâchera de succéder à sa manière à ses glorieux aînés Shaquille O’Neal et Dwight Howard qui ont tout deux effectué leurs débuts au Magic.

A la guerre sans meneur titulaire ?

On doute que la perspective d’entamer la saison avec un tandem Augustin-Grant à la mène soit un choix stratégique de la part du front office du Magic. En fin de saison dernière, la place de titulaire était vacante depuis le départ pour l’Arizona du décevant Elfrid Payton. Orlando avait alors deux choix : soit drafter un meneur de jeu avec son 6e pick, soit attirer un free agent digne de ce nom pour occuper le poste. En recrutant Mo Bamba, le staff dirigeant de la franchise a tout misé sur la free agency, et se retrouve aujourd’hui fort dépourvu.

Ce move a surtout mis en exergue le déséquilibre de son roster. Avec des postes 5 à ne plus savoir quoi en faire (Nikola Vucevic, Timofey Mozgov et donc Mo Bamba), des joueurs extérieurs unidimensionnels (l’impact physique pour Aaron Gordon, l’adresse extérieure pour Terrence Ross, la défense pour Jonathon Simmons, Evan Fournier en difficulté sur le poste 3) et un gros point d’interrogation au poste de meneur. Entre DJ Augustin, qui n’a fait qu’une saison en tant que starter, en 2010-2011 à Charlotte et un Jerian Grant qui n’a jamais crevé l’écran en trois ans de carrière, à jouer le bas de tableau avec les Knicks (2015-2016), puis les Bulls, c’est pour l’instant le gros point faible de l’effectif 2018-2019.

Si la situation reste en l’état, l’harmonisation des forces en présence sera le plus gros chantier de Steve Clifford, tout en veillant au développement des jeunes comme Isaac et Mamba. À moins qu’un nouveau trade ne vienne rapidement bousculer les forces en présence afin de recentrer les priorités, à l’intérieur notamment et de rééquilibrer le roster.

Quel leader d’attaque ?

Arrivé de Denver dans un échange, Evan Fournier a réussi à progresser chaque saison depuis son arrivée à Orlando, et il a été récompensé par un très gros contrat. Parmi ses plus glorieux exploits, il s’est notamment fait une place de choix dans le roster floridien en poussant progressivement Victor Oladipo vers la sortie. Cette saison, il a continué de progresser au niveau statistique, avec 17.8 points, une meilleure adresse globale (de 44 à 46%), plus de rebonds (3.2, sa meilleure moyenne en carrière) et toujours près de trois passes décisives en moyenne par match.

Comment Steve Clifford peut-il aider le Français à franchir un nouveau cap ? Peut-être en redéfinissant la hiérarchie offensive et en faisant de lui le vrai leader d’attaque toujours pas clairement identifié à Orlando. Avec 14.1 tentatives par match, l’arrière tricolore apparaît pour l’instant comme la troisième option derrière Aaron Gordon (14.9) et Nikola Vucevic (14.7). Evan Fournier est prêt à endosser de nouvelles responsabilités. La saison 2018-2019 est-elle la bonne en attendant l’avènement de Mo Bamba ? Une saison pleine pour Evan Fournier sera aussi synonyme de playoffs, honneur qu’il n’a jamais connu depuis son arrivée au Magic.

L’enjeu

Orlando ne renvoie pas une bonne image depuis plus de six ans à se battre autour des 30 victoires par saison. L’an passé, ils ont touché le fond, souvent la meilleure méthode en NBA, pour mieux repartir de l’avant. Voilà maintenant le Magic avec Mo Bamba, prêt pour un nouveau départ ? Pas si simple. On en viendrait presque à espérer un blockbuster trade pour permettre à la franchise de prendre un nouveau virage à 180 degrés. Sauf que peu de joueurs de leur effectif intéressent la concurrence…

En attendant, à part au poste 1, l’effectif n’est pas si vilain et pourra prétendre à en embêter plus d’un la saison prochaine. Plus que les cas personnels des joueurs majeurs, l’enjeu résidera vraiment dans la capacité qu’aura Steve Clifford à casser cette « culture de la lose » qui s’est enracinée plus vite que prévu au centre de la Floride. Ça passera par le retour d’une vraie identité défensive, socle indispensable pour retrouver le Top 8. C’est grâce à cette défense de fer qu’il a réussi son meilleur exercice à Charlotte en 2015-2016 (6e de conférence, sorti en 7 manches contre Miami au premier tour des Playoffs). Tout sera permis à l’Est en 2018-2019 et le Magic ne s’interdit pas le droit de rêver un peu. Attention tout de même à ne pas s’endormir…

Basket USA

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