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Devin Harris et la loyauté toute relative en NBA

« Business is business », et comme beaucoup d’autres, Devin Harris en a fait les frais hier soir en étant transféré par sa franchise de coeur à Denver dans un échange en triangle. Sauf qu’il y a quelques jours, les joueurs et leur propriétaire Mark Cuban louaient la loyauté locale, la situation revêtant un caractère pour le moins ironique à la relecture de ces propos.

« Pour moi, la loyauté c’est d’être respectueux des joueurs, être honnête avec eux, leur faire savoir qu’on sera là pour les aider après leur carrière », expliquait Mark Cuban lundi dernier. « Dans la reconstruction des Mavs, le processus de décision n’est pas seulement basé sur le talent. C’est une question de culture, d’alchimie, d’effort, de qui est le joueur en dehors du terrain avec la communauté. »

« On montre notre loyauté en prenant moins d’argent qu’ailleurs »

Une attitude saluée par… Devin Harris.

« Il est loyal à un point où, J.J. (Barea) comme moi, on ne cherche pas à aller ailleurs », confirme Devin Harris. « On est revenu ici pour une raison. On montre notre loyauté en prenant moins d’argent qu’ailleurs, pour être dans une franchise où on souhaite être. On veut gagner bien sûr, mais on est là car on veut faire partie d’une famille, et il nous le rend avec sa loyauté. »

Quatre jours plus tard, le vétéran a été envoyé dans les Rocheuses pour que Dallas puisse récupérer Doug McDermott. Et même s’il assure après coup qu’il pouvait s’y attendre car « les jeunes joueurs jouaient de plus en plus » et qu’il était conscient d’avoir une chance sur deux de faire ses valises, la nouvelle est tombée comme un coup de massue.

Sur lui, les fans, et son meilleur ami J.J. Barea.

« Quand tu es dans cette ligue depuis si longtemps, plus rien ne te choque, mais Devin et moi sommes très proches. C’est mon pote, et on ne savait pas que ce deal allait arriver. On ne savait pas » souligne le Portoricain pour SportsDay. « Il est au top pour moi. Quand je suis revenu, il est devenu le numéro 1 pour moi, en tant que personne et ami. »

Très ému et peu loquace, le principal intéressé a joué la carte du pragmatisme pour réagir à son transfert, précisant qu’il était content d’être désiré par une autre équipe qui cherchait un vrai meneur de jeu pour épauler Jamal Murray. Heureux d’accueillir Doug McDermott, Rick Carlisle a tenu à saluer « un soldat loyal des Mavericks sur la dernière décennie, un des joueurs (qu’il a) préféré entraîner de toute (sa) carrière ».

Un retour déjà envisagé

C’est ce qui a rendu cette décision « brutale » pour Mark Cuban, et compliquée à mettre sur pied pour un Donnie Nelson. Le président préfère aujourd’hui penser à ce qui attend son joueur, à court terme mais pas que : il laisse la porte ouverte au meneur de 34 ans – free agent cet été – pour un retour.

« C’est pour le moins une journée compliquée, mais c’est une opportunité pour Devin de jouer dans une équipe qui se bat pour les playoffs » rappelle-t-il ainsi. « C’est un deal déchirant, avec lequel on s’est torturé. C’est douloureux, Devin fait et fera toujours partie de la famille. Au final, il trouvera un moyen de revenir à Dallas pour y terminer, selon moi. »

Une perspective que l’homme n’a pas réfutée, alors qu’il portait encore la tenue des Mavs !

« Je ne fermerai jamais la porte à ça. On verra ce qui arrive cet été. J’ai passé neuf superbes années ici. J’ai beaucoup de famille, beaucoup de gars avec qui je suis en contact. Cette franchise a toujours eu beaucoup de valeur à mes yeux. C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis revenu il y a cinq ans. Et ce sera toujours chez moi »

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