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Le pari réussi des Pacers

On leur promettait l’enfer, et les voilà cinquièmes à l’Est avec trois petites défaites de plus que les Cavaliers. Après l’échange qui avait envoyé Paul George rejoindre Russell Westbrook à Oklahoma City, mais aussi les pertes de Jeff Teague, Monta Ellis ou encore C.J. Miles, personne n’imaginait Indiana à pareille fête. Pire, la blessure rapide de Myles Turner ne faisait que renforcer cette impression d’un exercice de transition, voire de potentiel tanking pour mieux reconstruire. Mais après leur succès contre Denver, les Pacers sont aux portes du Top 4 à l’Est et ils ne font plus rire personne.

Avec une nouvelle identité plus offensive que par le passé, la franchise d’Indianapolis déjoue les pronostics, et mathématiquement, les Pacers sont sur des bases aux alentours des 50 victoires à la fin de la saison, une marque qu’ils n’ont atteint qu’une seule fois depuis 2003-2004. Si rien n’assure qu’ils seront en mesure de tenir la distance toute la saison, ils ont déjà présenté quelques garanties qui en font un prétendent sérieux à la « postseason ».

« C’est un groupe spécial, une équipe spéciale »

Un beau début de saison que les joueurs attribuent grandement à leur entente sur et hors du parquet. Victor Oladipo, étincelant avec un record en carrière de 47 points, a tenu à mettre en avant ses coéquipiers après le succès.

« Notre cohésion est exceptionnelle », a-t-il expliqué à NBA TV. « Dans ce vestiaire, nous avons de supers gars, des supers personnalités. Des gens qui naturellement font attention les uns aux autres. L’entente vient très vite dans ces situations. »

Quelques minutes plus tôt, au micro de Fox Sports, il insistait déjà sur le collectif, et refusait les lauriers.

« Ne pensez pas à moi, mes coéquipiers ont été phénoménaux ce soir. Ces gars sont incroyables. C’est fou de voir à quel point nous avons grandi cette semaine et depuis le début de saison, à quel point notre cohésion est grande. C’est le vestiaire le plus positif dont j’ai fait partie. »

La déclaration est loin d’être anodine, surtout à deux jours du match le plus attendu de la saison par les supporters de la Bankers Life Fieldhouse, le retour de l’ex-enfant prodige Paul George dans la nuit de mercredi à jeudi.

Rajeuni autour de Victor Oladipo, Domantas Sabonis et Myles Turner, mais aussi entourés de joueurs expérimentés comme Bojan Bogdanovic, Darren Collison et Cory Joseph, ce groupe avance dans le bon sens. Point essentiel et assez surprenant : il se montre notamment particulièrement solide dans les moments chauds. Les trois dernières victoires d’Indiana ont en effet été acquises en toute fin de match contre les Bulls, les Cavaliers et donc les Nuggets.

« On court après le score très souvent mais aucun joueur ne baisse les bras », se réjouit Victor Oladipo. « On s’aide les uns les autres. C’est un groupe spécial, une équipe spéciale. Et c’est un honneur d’en faire partie avec eux. »

« Il ne pense qu’à l’équipe, il est tout sauf individualiste »

Le leader des Pacers s’est encore exprimé longuement sur Lance Stephenson, « quand il joue comme ce dimanche, nous sommes une équipe compliquée », ou encore pour Thaddeus Young, « toujours au bon endroit, au bon moment, un des meilleurs coéquipiers que j’ai jamais eus », signe d’une équipe où le collectif prime sur les individualités.

Ce n’est d’ailleurs pas anodin si l’équipe de Nate McMillan est la seule avec les Nets et les Lakers à compter cette saison au moins six joueurs à 12 points de moyenne par match ou plus. Alors même qu’Indiana s’appuie pourtant beaucoup Victor Oladipo. Un fer de lance aussi bien sur le parquet (24.5 points, 5.3 rebonds et 4 passes de moyenne depuis le début de saison) qu’en dehors selon son coach.

« Ce gamin amène une attitude tellement positive dans le vestiaire, à notre jeu » explique Nate McMillan. « Il ne pense qu’à l’équipe, il est tout sauf individualiste. Il joue dans le cadre de l’équipe toute entière. »

C’est donc avec ce moral au beau fixe et une série de quatre victoires que les Pacers abordent le prochain match contre le Thunder, le premier depuis leur échange de l’été. Un match qui pourrait confirmer les impressions de ce premier tiers de la saison : contre toute attente, c’est bien Indiana qui a le sourire après le trade de Paul George.

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