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[Previews] Les Warriors intouchables ?

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA.

Nous voici aujourd’hui au sommet de la pyramide avec les Warriors, maîtres de la planète orange aux prémices d’une dynastie annoncée pour durer, même si les « Super Teams » se multiplient pour contrer cet impressionnant rouleau compresseur, distributeur automatique de raclées. L’été s’est déroulé sans accroc avec les prolongations des principaux protagonistes, et place maintenant à la prochaine étape: « le back-to-back », loin d’être le plus facile des challenges.

Chat échaudé craint l’eau froide

Les héros de la Baie d’Oakland ont retenu la leçon. Les 73 victoires en saison régulière, c’est bien, mais les bagues, c’est quand même mieux ! L’arrivée en grande pompe de Kevin Durant, en quête du titre suprême depuis son arrivée en NBA il y a dix ans, a au moins eu le mérite d’attirer l’attention sur cet objectif principal. Au point de reléguer les 82 premiers matchs au second rang. Comme le disait si bien le Shaq, les choses sérieuses commencent en avril, pas avant. Ce petit clin d’œil à la légende des Lakers n’est pas le fruit du hasard. C’est en effet à l’époque de son association avec Kobe Bryant, au début des années 2000, lorsque LA avait réalisé le « Three-Peat », que le mot « Dynasty » a été entendu pour l’une des dernières fois en NBA. Car c’est bien de cela dont il s’agit avec cette « Dream Team » de Golden State, son quatuor de rêve Curry-Thompson-Durant-Green, son coach Steve Kerr et son basket collectif, qui utilise au mieux le talent de ses protégés.

Avec un bilan de 67 victoires pour 15 défaites, difficile pour autant d’affirmer que les Warriors ont levé le pied la saison passée. On dira que l’acclimatation de Kevin Durant, à son nouvel environnement, ses nouveaux coéquipiers et un style de jeu inédit, était le principal enjeu de cette saison régulière. Et que celle-ci s’est, dans l’ensemble, très bien passée. Chahuté pour son choix de renforcer une équipe ultra-compétitive, KD est retombé comme un « chat » sur ses pattes, et a su enfiler son nouveau costume en prenant moins de responsabilités sur le parquet, sans pour autant dénaturer son jeu. Quant aux playoffs, même flashback, il faut remonter aux Lakers du Zen Master (2001) pour voir pareille domination. Trois sweeps de suite dans une conférence Ouest toujours aussi relevée, et une finale NBA maîtrisée de la tête et des épaules.

À tel point que la seule victoire de Cleveland, sèchement battu 4-1 pour ce troisième rendez-vous au sommet en trois ans, a pris des allures d’exploit. Et face à son meilleur ennemi LeBron James, Kevin Durant, plus déterminé que jamais, s’est surpassé eb décrochant enfin cette bague tant convoitée et un titre de MVP des finales largement mérité (35.2 pts à 55.6% d’adresse au tir, 47.4% à 3-pts, 8.2 rbds, 5.4 pds, 1.6 ct et 1 int en moyenne par match).

Le back-to-back : 334 millions de raisons d’y croire

Dès le lendemain du titre, le front office des Warriors s’est mis au boulot. Avec l’objectif de prolonger un maximum de joueurs de manière la plus intelligente possible. Une opération périlleuse qui a été rendue possible par le comportement exemplaire de Kevin Durant, qui a resigné pour « seulement » 53 millions sur deux ans. Sur le modèle de LeBron James, un contrat 1+1 qui le rendra free agent l’été prochain. Du coup, Andre Iguodala (48 millions sur trois ans), Shaun Livingston (24 millions sur trois ans), David West (2.3 millions sur un an), Zaza Pachulia (3.4 millions sur un an) ou encore JaVale McGee (2.1 millions) ont pu rempiler, tout comme Steph Curry, pierre angulaire du succès de la franchise, qui s’est engagé pour 201 millions sur cinq ans, soit à l’époque le plus gros contrat de l’histoire.

À côté de ça, Golden State a fait deux autres ajustements pour lesquels il faudra sans doute attendre un peu avant de mesurer leur réel impact : le fantasque Nick Young et le polyvalent Omri Casspi, tous deux free agents.

Ce qui paraissait donc difficilement imaginable va sans doute se réaliser sous nos yeux ébahis. Car avec un an de plus dans les têtes et une telle armada, Golden State pourrait bien être autant voire plus fort que la saison précédente. La route vers le back-to-back risque pourtant d’être semée d’embûches. Des mots de ceux qui ont réussi cet exploit, tous sont unanimes : le deuxième titre est toujours plus dur à aller chercher. Les Warriors se savent attendus avec une belle flopée de « Super Teams » à leurs trousses, mais seront dans le même temps ultra-déterminés par la perspective de marquer l’histoire et de réussir là où ils avaient échoué en 2016.

Mouvements de l’été

Arrivées : Jordan Bell (draft), Nick Young (Lakers), Omri Casspi (Wolves).

Départs : Ian Clark (Pelicans), James McAdoo (Sixers)

Le joueur à suivre : Klay Thompson

Aussi exceptionnelle que soit l’aventure des Warriors depuis 2014, l’équilibre demeure fragile. Celui-ci tient pour l’instant grâce au talent des joueurs mais aussi à leur intelligence, à l’image d’un Klay Thompson qui sera le prochain gros chantier du staff dirigeant alors qu’il entre dans son avant-dernière année de contrat. Tel un James Harden ou plus récemment un Kyrie Irving, le natif de LA aurait tout à fait pu renverser la table lorsqu’il a vu débarquer KD l’été dernier, le propulsant en lieutenant du lieutenant. Jusqu’à présent, l’ego du fils de Mychal ne l’a pas emporté sur son envie de remporter des titres collectifs et de faire partie d’une histoire unique. Pendant combien de temps encore ? La tentation de prendre les commandes d’une franchise et d’en devenir la figure de proue va forcément le titiller un jour ou l’autre. Surtout quand on se souvient qu’il est capable de coller 60 points en moins de 30 minutes de jeu ou 37 en un seul quart-temps.

L’équation restera délicate cette saison entre toutes ces stars qui n’auront toujours qu’un ballon à partager. Et au sein de cette armée, Klay Thompson sera l’un des facteurs X de choix. S’il continue de se sacrifier en attaque et en défense, et qu’il flambe comme ces petits copains lorsque l’équipe en a besoin, Golden State sera (encore) injouable.

LE CINQ DE DÉPART EN DÉBUT DE SAISON

LE BANC

Meneurs : Shaun Livingston
Arrières : Nick Young, Patrick McCaw
Ailiers : Andre Iguodala, Omri Casspi
Ailiers forts : David West, Jordan Bell, Kevon Looney
Pivots : JaVale McGee, Damian Jones

MOYENNE D’AGE :  28.3 ans
MASSE SALARIALE : 135.7 millions de dollars (2e sur 30)
SI TOUT VA BIEN

Sans la pression d’avoir à intégrer un joueur comme Kevin Durant dans son jeu, Golden State livre un véritable récital. Le hommes de Steve Kerr cassent le dos à tous les adversaires qui se présentent en travers de leur chemin en alliant avec toujours autant de maestria spectacle, adresse extérieure et efficacité. Comme lors des années précédentes, le moindre coup de moins bien ne dure pas bien longtemps avec cette équipe capable de réaliser des séries folles en un laps de temps minium. Terminant non loin d’un nouveau record historique au terme des 82 matchs de saison régulière, les Warriors reproduisent le parcours de la saison précédente en playoffs en dominant leurs adversaires. Et c’est sans vraie difficulté qu’ils décrochent le back-to-back.

SI TOUT VA MAL

Avec autant de talent dans l’effectif, les Warriors la jouent parfois trop facile et si ça ne gêne pas leur saison régulière, ça leur joue des tours en playoffs, face à adversaires hyper motivés et mieux armés.

PREVIEWS : les équipes déjà présentées
30 – Chicago Bulls (15e Est)
29 – Phoenix Suns (15e Ouest)
28 – Atlanta Hawks (14e Est)
27 – Indiana Pacers (13e Est)
26 – Brooklyn Nets (12e Est)
25 – Sacramento Kings (14e Ouest)
24 – Orlando Magic (11e Est)
23 – New York Knicks (10e Est)
22 – LA Lakers (13e Ouest)
21 – Dallas Mavericks (12e Ouest)
20 – Philadelphie Sixers (9e Est)
19 – Detroit Pistons (8e Est)
18 – Charlotte Hornets (7e Est)
17 – Memphis Grizzlies (11e Ouest)
16 – New Orleans Pelicans (10e Ouest)
15 – Utah Jazz (9e Ouest)
14 – Miami Heat (6e Est)
13 – Denver Nuggets (8e Ouest)
12 – Portland Trail Blazers (7e Ouest)
11 – Milwaukee Bucks (5e Est)
10 – Toronto Raptors (4e Est)
9 – LA Clippers (6e Ouest)
8 – Minnesota Timberwolves (5e Ouest)
7 – Washington Wizards (3e Est)
6 – San Antonio Spurs (4e Ouest)
5 – Oklahoma City Thunder (3e Ouest)
4 – Boston Celtics (2e Est)
3 – Cleveland Cavaliers (1er Est)
2 – Houston Rockets (2e Ouest)
1 – Golden State Warriors (1er Ouest)
Basket USA

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