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Il y a 30 ans, « Dieu » se déguisait en Michael Jordan

jordan-celtics20 avril 1986. Il y a 30 ans jour pour jour. Les playoffs débutent à peine. Leur parfum se fait sentir partout aux Etats-Unis, et en ce dimanche de Pâques, c’est carrément « Dieu » qui va s’inviter sur le terrain. Retour sur le premier exploit NBA de Michael Jordan, auteur de 63 points face aux Celtics, futurs champions NBA.

Les Celtics règnent sur cette saison

Cette année-là, les grands favoris sont les Celtics de Boston, dirigés par Larry Bird, accompagné de Kevin McHale, Robert Parish et Bill Walton. Ils n’ont qu’un seul objectif : récupérer le titre perdu en 1985 face aux Lakers de Magic.
Tout a bien commencé pour eux : Bird sera élu MVP de la saison, Walton meilleur sixième homme et les C’s remportent 67 matchs en saison, dont 40 à domicile sur 41 ! Seul Portland les fera tomber chez eux, et ça reste d’ailleurs un record NBA, puisque les Spurs n’ont fait que l’égaler la semaine dernière.

Les Celtics sont donc invincibles ou presque sur leurs terres et possèdent l’avantage du terrain sur toute la durée de la post-saison.

Pour le 1er tour, ils affrontent les Chicago Bulls. Les hommes de Doug Collins ont remporté seulement 30 matchs (et ça suffisait pour aller en playoffs…), la faute à une grave blessure de Michael Jordan, forfait après seulement trois rencontres. Au total, MJ manquera 64 matchs pour un petit total de 18 matchs disputés, avant d’affronter l’invincible armada verte en playoffs.

Cette année-là, Jordan n’a joué qu’une seule fois les Celtics, une rencontre soldée par une défaite 126-105 malgré 20 points à son compteur. La saison précédente, sa première, le natif de Brooklyn avait tourné à 32,5 points de moyenne face à ces mêmes Celtics, dont une pointe à 41 points.

Un Game 1 prémonitoire

Le premier match se solde par une victoire des C’s 123-104, malgré 49 points de l’arrière des Bulls !
Le regretté Dennis Johnson, pourtant réputé pour sa défense, ne le contrôle pas car Michael Jordan est trop grand, trop rapide, trop fluide dans ses gestes.
Il démontre que son shoot à mi-distance peut être redoutable, lui qui est considéré à cette époque uniquement comme un joueur de pénétration. Son fadeway en première mi-temps sur Dennis Johnson en est le parfait exemple.

Les Celtics ont décidé d’interdire l’accès à la raquette à MJ, à cause des ces qualités athlétique hors norme, mais ce dernier parvient à s’en sortir par ses tirs lointains, sans oublier cependant de nous gratifier de quelques dunks, dont un en contre-attaque.

Après ce premier match, Kevin McHale déclare au sujet de la performance de Jordan : « Cela ne se reproduira plus… »

L’individu contre le collectif

Michael Jordan arrive donc au Garden, ce dimanche 20 avril, pour le match 2 avec l’intention de faire tomber ses adversaires.

Après ses 49 pts du Game 1, il sait qu’il peut scorer contre eux. Seulement, combien doit-il en marquer pour les faire chuter ?

Interrogé à ce sujet avant le Game 2, MJ confie  : « Je ne pense pas qu’un (seul) joueur puisse battre les Celtics. »

Dès le début du match, Jordan continue de shooter à l’extérieur, avec notamment un shoot mythique sur Larry Bird, après plusieurs dribbles entre les jambes. En deuxième mi-temps, c’est le MVP en titre qui réagit avec plus d’adresse pour faire grimper l’ambiance du Garden.

Boston contraint de faire des prises à trois ou à quatre !

Seulement, Michael Jordan est trop fort et Boston ne parvient pas à l’arrêter en un-contre-un. De fait, ils font faute quasi-systématiquement sur toutes ses pénétrations.
Bird répond à Jordan, et le niveau de jeu augmente, comme l’atteste son trois-points à 8 mètres ! De son côté, la star des Bulls continue et provoque la 5ème faute de Dennis Johnson. Il est déjà à 40 pts.

Les Celtics décident alors de défendre en équipe sur le numéro 23 des Bulls. Dès que Jordan pénètre, 2 ou 3 voire 4 d’entre eux l’attendent devant le panier !
Malgré l’adversité, MJ score son 50e point sur un tir poste haut. À l’approche du terme, le match est toujours aussi serré. Les C’s sont en tête. Il reste une poignée de secondes à jouer. Jordan remonte le ballon, tente un trois-points (mais son pied est sur la ligne), le manque… mais l’arbitre siffle faute !

Il n’y a plus de temps à jouer, le Chicagoan doit réussir ses lancers pour arracher la prolongation.
Il réussit les deux dans un Boston Garden en ébullition. Comme Derrick Rose en 2009 face à ces mêmes Celtics, Jordan fait preuve d’un sang froid énorme et envoie les deux équipes en prolongation.

Deux prolongations incandescentes

Dans l’extra-time, l’arrière aux Nike rouge inscrit 5 nouveaux points et monte son total à 59 unités. Un coup d’oeil aux livres d’histoire nous apprend que le record en play-offs appartient à Elgin Baylor avec 61 pts, en 1962 contre les… Celtics.

Sur une tentative à presque 10 mètres, Bird tente d’arracher la victoire. Son shoot est trop long, synonyme de deuxième prolongation. Puis, sur un énième panier à 4 mètres, Jordan parvient à 61 points, record NBA égalé. Il le battra sur un shoot dans l’axe, plus haut que Robert Parish, afin d’égaliser à 131 partout.

Malheureusement pour les Bulls, ils ne dépasseront pas cette marque. Parish finira le boulot et Boston s’imposera finalement 135-131 au terme d’un match d’anthologie.

Un record et des larmes

Ce soir du 20 avril 1986, un sophomore de 23 ans vient de dépoussiérer un record vieux de 24 ans, contre la meilleure équipe de la ligue et l’une des plus grandes de l’histoire, dans la forteresse la plus imprenable de l’époque, en ayant joué seulement 18 matchs de saison !

Seule la défaite peut ternir le tableau, Jordan ne l’acceptera pas et il ira pleurer à chaudes larmes dans le bus le ramenant à Chicago. Au final, sa ligne de statistique est énorme : 53 minutes, 63 pts à 22/41 et 19/21 au lancer-francs, 5 rebonds, 6 passes, 3 interceptions et 2 contres.

Même si Chicago sera éliminé dès le match suivant (on jouait au meilleur des cinq matches à l’époque), la star a montré ce soir-là toute l’étendue de son répertoire offensif dans une des performances individuelles les plus incroyables de l’histoire de la NBA.

Les éloges vont alors pleuvoir sur le joueur des Bulls après ce match inimaginable.

– Danny Ainge  :

« Tout le monde savait que Michael était un excellent joueur, mais je pense que c’est la première fois que tout ce monde réalise à quel point il est grand. »

– John Paxson :

« Michael faisait tant et si bien que je me suis trouvé voulant juste le regarder, (et pourtant) je jouais… »

– Larry Bird :

« Je pense qu’aucun joueur n’est capable de faire ce que Michael nous a fait. Il est à l’heure actuelle le joueur le plus incroyable et spectaculaire. »

Bird termina son hommage par une déclaration restée célèbre :

« Je pense que c’était Dieu déguisé en Michael Jordan. »

Trente ans plus tard, on peut se dire que Larry n’avait peut être pas tort…

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