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Humeur du vendredi : Mais rentrez donc en Europe !

Journaliste à Basket USA depuis plusieurs années (il était notre correspondant à Washington, et il a couvert le All-Star game), et aujourd’hui blogueur pour Le Monde avec Au Rebond, Romain Brunet nous fait partager chaque fin de semaine son « humeur du vendredi ».

Samedi dernier, Basket USA relayait une interview de Yakhouba Diawara. Le Français du Heat disait espérer que son équipe perde pour obtenir du temps de jeu. Certes, l’ancien joueur de Dijon formulait tout cela autrement, mais c’est bien ce qu’il voulait dire. Voilà à quoi sont donc réduits certains joueurs en NBA. Et malheureusement, presque la moitié de notre contingent français est dans ce cas.

Alexis Ajinça, Yakhouba Diawara, Ian MahinmiJohan Petro. Depuis le début de la saison, ces quatre-là ont cumulé 74 petites minutes de temps de jeu ! Ajinça a déjà été envoyé par les Bobcats en D-League et Ian Mahinmi pourrait bientôt le rejoindre. Quant à Diawara et Petro, s’ils devraient rester en NBA toute la saison, ni le Heat, ni les Nuggets ne semblent vraiment compter sur eux. “Là, je suis dans la phase où j’essaie de rentrer dans la rotation”, déclarait Johan Petro la semaine dernière dans les colonnes de BasketNews. Mais cette phase dure depuis combien de temps, Johan ? Arrivé aux Nuggets il y a un peu moins d’un an, le pivot des Bleus ne convainc pas. Et heureusement que sa taille (2m13) et son âge (23 ans) jouent pour lui. Sans ça, la franchise du Colorado ne lui aurait sûrement pas proposé un nouveau contrat (d’un an) l’été dernier.

La présence des deux autres intérieurs français en NBA s’explique de la même façon. Ajinça et Mahinmi sont des “prospects” comme disent les Américains. Leur profil de joueurs athlétiques de grande taille séduit les scouts. Mais les coachs, eux, n’ont pas de temps à perdre à finir de former des joueurs arrivés trop jeunes dans la grande ligue. Car c’est bien là le problème. Nos jeunes joueurs commettent l’erreur d’aller trop tôt en NBA en espérant s’y imposer rapidement. Sauf qu’à force de cirer le banc, un prospect a vite fait de devenir l’ancien “grand espoir du basket français”. Encore combien d’exemples faudra-t-il pour que les gamins qui rêvent de NBA comprennent qu’ils n’y joueront que s’ils sont performants ?

Les Français qui réussissent aux États-Unis ont d’abord tous (bien) joué en Europe. Avant de traverser l’Atlantique en 2001, Tony Parker avait une saison pleine de Pro A dans les jambes et était le meilleur scoreur français avec le Paris Basket Racing. En 2003, Boris Diaw et Mickaël Pietrus étaient des joueurs majeurs de Pau-Orthez, venaient de gagner le titre de champion de France pour la deuxième fois et avaient joué trois saisons d’Euroleague. Même chose pourNicolas Batum, leader du Mans jusqu’en 2008, champion en 2006 et qui jouait aussi l’Euroleague. Ajinça, Mahinmi et Petro peuvent-ils en dire autant ? Par respect pour ces joueurs, je préfère éviter de revenir sur leur carrière française.

Diawara, lui, est un cas différent. D’abord parce qu’il a joué quelques années en Europe avant d’obtenir un contrat au Heat. Mais aussi parce que c’est sa défense et non sa taille qui a séduit les dirigeants de Miami. Également référencé comme shooteur extérieur, il n’est malheureusement jamais parvenu à s’imposer dans ce registre. Depuis son arrivée en Floride en 2006, son adresse est ainsi de 35,9 % de réussite (dont 30,3 % à trois-points). Alors, je pose la question : pourquoi ne pas rentrer en Europe ?

Ah oui, c’est vrai ! Il y a le confort, l’argent, les filles, l’”American way of life”… Mais sincèrement, n’est-ce pas plus gratifiant de passer du temps sur le terrain, d’être un élément majeur d’une équipe, voire son leader ? Deux exemples en France sont à méditer. Mickaël Gelabale vient de signer à Cholet, son club formateur, pour se relancer après sa grave blessure au genou avant de tenter à nouveau sa chance en NBA. Et Saer Sene, l’ancien coéquipier de Petro (et Gelabale) aux Sonics, a rejoint Hyères-Toulon pour une saison car il voulait enfin jouer au basket. Diawara pourrait s’inspirer de Gelabale. Ajinça, Mahinmi et Petro devraient prendre exemple sur Sene. Revenir en Europe, c’est privilégier la carrière. Faire le choix du temps de jeu, de l’apprentissage et de la progression. Favoriser le long terme plutôt que la précipitation et le gâchis. À mon sens en tout cas, cela vaut beaucoup mieux que le supposé prestige d’être en NBA.

Mais ces joueurs ne le comprennent pas. Ou pire, cela ne les intéresse pas.

Enfin bref, tout ça m’énerve…
Heureusement, c’est vendredi soir. Alors bon week-end !

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