Around the League

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plato

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Re: Around the League

Message par plato » 27 août 2020, 01:06

J'ai pas tout lu mais à quel moment on stoppe des matches (voire des playoffs) à cause d'une bavure policière ? C'est n'importe quoi, des raisons de s'offusquer de ce monde il y a en a toutes les minutes... enfin bon...

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Re: Around the League

Message par illiac » 27 août 2020, 01:11




Sativa

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Re: Around the League

Message par Sativa » 27 août 2020, 01:16

Seattle-San Diego vient de suivre en MLB aussi

Alexis

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Re: Around the League

Message par Alexis » 27 août 2020, 03:30


MintBerryCrunch

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Re: Around the League

Message par MintBerryCrunch » 27 août 2020, 05:53

C'est bien de vouloir faire des actions et d'aider contre la violence. Tout ceux qui arreteront de jouer pour sortir de la bulle et faire part au gros mouvement auront mon respect. Mais l'etonnant des stars montre d apres moi qu'on a trop instrumentalise ce mouvement de protestation et je pense pas qu'on change quelque chose d'aussi profondement inscrit que la violence humaine en portant des T-Shirt dans des match. On l'a bien vu, beaucoup de gens en ont rien à foutre des joueurs NBA et je pense que psychologiquement certains n'étaient pas prêt à ça.

Je pense que soit il faut quitter la bulle et agir dans un gros mouvement mais la il faut organiser des enormes manifs et un mouvement culturel encore plus radical et meme encore je pense pas que ca aidera a tamiser ka haine de toutes ces personnes malades mentales qui tirent sur d autres etres humains. Mais rester et boycotter les match quand y a certaines violences qui sont faites,c'est ouvrir la porte a l'arbitraire et au ko.

Ce qui m'etonne c'est qu'ils soient autant surpris, et je pense que la sur-diffusion des images de meurtre et la nouvelle theorie qui dit qu'on devrait s'obliger a s'infliger les images aident clairement pas car ca nous rend plus responsable d apres moi que ce qu'il nous est possible de changer, et du coup ca cree un sentiment de culpabilite chez certains je pense
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Re: Around the League

Message par marmite » 27 août 2020, 08:15

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Sentenza

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Re: Around the League

Message par Sentenza » 27 août 2020, 08:39

Mon scénario noir sur la fin définitive de la NBA fait un pas en plus....Le jour où ils devront commencer à vendre leurs villas, leurs voitures, sous les yeux de leurs enfants, ça va leur faire bizarre...Pour une une cause qu'il nous aura faire bouger pas d'un cheveux.

marmite

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Re: Around the League

Message par marmite » 27 août 2020, 08:43

C'est quoi le rapport ?

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Re: Around the League

Message par Sentenza » 27 août 2020, 08:44

ça s'appelle l'argent, mais pas que...l'image, et beaucoup d'autres choses

tu as conscience que la ligue est déjà dans une très très très mauvaise posture??

déjà beaucoup de licenciements ont eu lieu, tu le sait, non?

Sentenza

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Re: Around the League

Message par Sentenza » 27 août 2020, 08:50

les joueurs eux-mêmes vont finir par se bouffer entre eux
Les Lakers et Clippers ont été clairs sur leurs intentions. Sans vote officiel, ils penchent vers un boycott de la fin de la saison 2019-20. La grande majorité des autres équipes ont voté pour continuer les Playoffs 2020. LeBron James quitte le meeting en demandant des actions directes de la part des propriétaires, suivi par les joueurs des deux franchises de Los Angeles.

Rhea

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Re: Around the League

Message par Rhea » 27 août 2020, 08:53

Tu es au courant que le licenciement c'est beaucoup plus courant là bas qu'ici non? Et que c'est une ligue de milliardaires qui se sont presque tous enrichis pendant le confinement?

Arrête de tenter de plaquer tes fantasmes sur la réalité. Ou va te pencher sur le foot, y'a bien plus de risques de faillites en ce moment.
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Re: Around the League

Message par PistolPete44 » 27 août 2020, 09:01

Le désespoir noir


Dimanche 25 septembre 2017.

Son nom est Martha Freeman. Mais dans les rues sensibles de Milwaukee, tout le monde l’appelle «Mama». A 77 ans, de jour comme de nuit, cette ancienne surveillante de prison guette les tensions pour mieux les dissiper. Figure du quartier noir de Garden Homes à Milwaukee, Mama n’hésite jamais à s’interposer lors d’une dispute. Même entre jeunes armés. «Ce ne sont pas des mauvais bougres, vous savez, souffle-t-elle d’un ton bienveillant. Ils ont simplement besoin qu’on les aide, qu’on leur parle et qu’on les respecte.» Difficile d’échapper à son regard emprunt d’une douce bonté. Quand Martha Freeman s’exprime, on comprend l’aura presque surnaturelle qu’elle possède dans cette partie de la ville.

Née en Géorgie, arrivée à Milwaukee en 1969, Martha Freeman a assisté à la lente descente aux enfers de son quartier. Fermeture d’usines, chômage, pauvreté, épidémie de crack, prostitution, violences, échec scolaire, incarcération massive : le cercle vicieux de la crise industrielle n’a rien épargné à Garden Homes. Croyante, Mama a fondé sa propre église en 2003, dans un modeste local commercial de North 27th Street. Elle y distribue des conseils, du réconfort. Et du pain, offert par une fabrique locale. Comme beaucoup d’Afro-Américains, Martha Freeman a tant cru en Barack Obama. «Après son élection, j’espérais que les choses iraient mieux pour notre communauté, qu’il y aurait moins de disparités et plus de respect pour les Noirs», se souvient-elle. Dans certaines villes des Etats-Unis, de minces progrès ont été réalisés. Pas à Milwaukee. D’après la Brookings Institution, l’agglomération est la plus ségréguée des Etats-Unis. Ici, on ne se mélange pas : Noirs au nord, Hispaniques au sud et Blancs dans les suburbs, les quartiers résidentiels à l’ouest de la ville. La distance et le manque de transports en commun maintiennent une frontière naturelle, en particulier entre Blancs et Noirs, riches et pauvres.

Ségrégation. Le mot renvoie à une période sombre de l’histoire américaine. Aux lois Jim Crow, longtemps en vigueur dans les anciens Etats sécessionnistes du Sud. A la séparation entre Blancs et «gens de couleur» dans les transports, les écoles, les hôtels. A la doctrine du «separate but equal» («séparés mais égaux»). Officiellement, les dernières lois ségrégationnistes ont été abolies il y a plus d’un demi-siècle. Mais dans l’Amérique de 2016, celle qui a élu il y a huit ans son premier président noir, une partition de fait persiste dans tous les domaines : logement, éducation, justice. Barack Obama n’a rien pu y faire.

Pire : l’exemple du Wisconsin illustre l’impuissance du Président face à un gouverneur local, le très républicain Scott Walker, déterminé à utiliser tous les outils légaux et politiques pour faire des Américains noirs des citoyens de seconde zone. Nulle part ailleurs qu’à Milwaukee, Noirs et Blancs vivent à ce point séparés. Et avec des inégalités aussi profondes. Quel que soit l’indicateur retenu, cette ville de 600 000 habitants, dont 40 % d’Afro-Américains, figure systématiquement parmi les plus mal classées du pays pour la communauté noire. En 2013, une ­famille blanche de Milwaukee gagnait en moyenne 62 000 dollars (55 500 euros) par an, soit 126 % de plus qu’une famille noire (27 400 dollars). La pauvreté frappe 38 % des habitants noirs (un record aux Etats-Unis) mais seulement 8,5 % des Blancs. Près de 40 % des hommes noirs de 25 à 54 ans sont au chômage, contre 12,5 % des Blancs.

«C’est le pire endroit aux Etats-Unis pour élever une famille noire», assène sans détour Shawn Moore, 49 ans. Barbe épaisse et crâne rasé, baskets blanches aux pieds, l’homme compense sa petite taille par un charisme naturel. Dans les rues de Garden Homes, ce père de six enfants, très proche de Martha Freeman, inspire le respect. Ce dimanche matin, au croisement de West Atkinson Avenue et North 27th Street, il salue d’une accolade le colosse chargé de la sécurité devant l’épicerie Hot Spot. Le commerce, qui vend encas, bières et cigarettes, porte visiblement bien son nom. Selon plusieurs habitants, c’est en effet un point chaud du trafic de drogue qui sévit dans le quartier.

«Suivez-moi, je vais vous montrer», murmure Shawn Moore. Dans son sillage, on traverse la rue puis on longe le trottoir sur une centaine de mètres, jusqu’au carrefour suivant. Attentif aux mouvements alentour, un jeune Noir d’une vingtaine d’années se tient debout au coin de la rue, adossé contre un mur en briques rouges. Il surveille son corner, son territoire. «Vous voyez le van bleu garé là-bas devant la maison abandonnée ? indique Shawn Moore d’un discret mouvement du menton. La conductrice est en train de se droguer.» Par la portière entrouverte, on distingue la silhouette d’une femme blanche. Elle doit avoir une trentaine d’années. Peut-être moins. Le visage raviné, les yeux hagards, elle consomme sans doute de l’héroïne, qui fait des ravages aux Etats-Unis, en particulier à Milwaukee.

Cette vie de crime et de débauche, Shawn Moore l’a longtemps vécue : «J’ai participé à tout cela, j’en ai tiré profit.» Après quinze ans dans un gang, il en a passé autant derrière les barreaux, notamment pour vol de voiture. Ce qui l’a remis dans le droit chemin ? La naissance et la mort. Naissance de ses enfants. Mort de son neveu de 16 ans, Marvin, abattu en mai 2013 à quelques centaines de mètres de là. «Il a tenté d’interrompre une bagarre en pleine nuit. Un type est arrivé par derrière et lui a tiré une balle dans la tempe, raconte-t-il en mimant un pistolet avec sa main. Ma première réaction a été de vouloir retourner à la loi des gangs. Œil pour œil, dent pour dent. Mais quand j’ai vu à quel point mon fils, qui avait presque le même âge que Marvin, était affecté par sa mort, ça a été une révélation.»

Shawn Moore décide de devenir une force de changement. Avec le soutien financier de la municipalité, il lance en 2015 l’initiative «Safe Zone». Objectif : établir des «zones sécurisées» dans quatre quartiers sensibles, en y déployant des «ambassadeurs» locaux, des jeunes habitants formés aux techniques de dialogue et de désescalade des tensions. Un an et demi plus tard, le bilan est mitigé. Les médiateurs, reconnaissables à leurs tee-shirts jaunes, ont certes déminé plusieurs situations tendues. Mais d’après Shawn, la police de Milwaukee «refuse de travailler avec [les] ambassadeurs» car plusieurs d’entre eux ont fait de la prison.
«Une poudrière»

Ferguson, Baltimore, Baton Rouge, Charlotte. Comme dans l’ensemble du pays, la population noire de Milwaukee subit des discriminations raciales systémiques et institutionnelles. Notamment de la part des forces de l’ordre. Selon une analyse du quotidien local, le Journal Sentinel, un automobiliste noir a sept fois plus de chance d’être contrôlé qu’un conducteur blanc. En août, l’un de ces contrôles routiers s’est soldé par la mort de Sylville Smith, 23 ans. D’après la version de la police, qui refuse de rendre publique la vidéo, ce jeune Afro-Américain s’est enfui à pied, poursuivi par un officier, noir lui aussi. Lors de la course-poursuite, Sylville Smith, armé d’un pistolet, se serait retourné vers le policier, qui aurait ouvert le feu. L’incident a provoqué deux nuits de violence dans le quartier de Sherman Park. Une station-service et des commerces sont partis en fumée.

En cet après-midi automnal, à l’angle de Sherman Boulevard et de Burleigh Street, Kevin Brown observe les pompes à essence carbonisées. Ce chômeur de 21 ans, pantalon baggy et épaisse chaîne dorée autour du cou, assure qu’il n’a pas participé aux émeutes du mois d’août. Mais il partage la colère de la communauté : «Tout cela n’arrive pas par hasard. La mort de Sylville Smith n’est qu’un détonateur. Les gens en ont plus qu’assez de ce cercle vicieux de chômage, de pauvreté et de violence. Ils veulent que la police les respecte, que leurs enfants aient une bonne éducation et des opportunités. Et ils ne voient rien de tout cela à l’horizon. Ici, c’est une poudrière. Si rien n’est fait, vous pouvez être sûr que cela explosera à nouveau.»

Dans son bureau à la mairie de Milwaukee, Khalif Rainey, conseiller municipal pour le 7e district, où se trouve notamment le quartier de Sherman Park, ne dit pas autre chose : «Ce qui s’est passé en août était la conséquence de nombreux facteurs. Qu’il s’agisse du taux d’obésité, d’échec scolaire ou d’incarcération au sein de la population noire, on a le triste privilège de détenir le record national. Ce n’était qu’une question de temps avant que quelque chose comme ça se produise.» Les maux qui rongent la communauté noire de Milwaukee existent partout aux Etats-Unis. Mais en raison de l’histoire de la ville, ils sont ici plus aigus qu’ailleurs.

Dans la première moitié du XXe siècle, la première vague de la «Great Migration», le mouvement des Noirs américains du Sud rural vers le reste du pays, n’a pas atteint Milwaukee. La plupart des migrants se sont arrêtés à Chicago, à 150 kilomètres au sud. En 1950, il n’y avait que 20 000 Noirs à Milwaukee, contre déjà près de 500 000 à Chicago et 300 000 à Detroit. Entre 1950 et 1970, l’écart s’est réduit. Beaucoup d’Africains-Américains se sont installés à Milwaukee. Mais en raison de leur arrivée tardive, ils n’ont pas eu le temps de se constituer un patrimoine avant le délitement du secteur industriel, amorcé dans les années 70.

Au cours de la décennie suivante, la pauvreté et le crime ont explosé sur fond d’épidémie de crack. Les Blancs ont quitté la ville pour les banlieues, les recettes fiscales ont plongé. Aujourd’hui, le manque de ressources financières est particulièrement criant dans le secteur de l’éducation. Outre la baisse des rentrées fiscales, conséquence du déménagement des contribuables blancs les plus aisés, les écoles publiques de Milwaukee ont souffert des coupes budgétaires ravageuses instaurées depuis 2010 par le gouverneur du Wisconsin. «La politique de l’administration Walker en matière d’éducation a été dévastatrice pour notre communauté, se désole Khalif Rainey, le conseiller municipal. Les classes bondées, le manque de livres : tout cela a un impact sur les élèves. Quand ils vont à l’école chaque jour et que tout est en piteux état, ils perdent naturellement confiance dans le système.»

Les statistiques le prouvent. Dans les écoles publiques de Milwaukee, seuls 15 % des élèves de quatrième maîtrisent la lecture, la pire performance au niveau national. La ville détient en outre le record national de suspensions infligées aux lycéens noirs (43 % des élèves suspendus au moins une fois dans l’année). Le tout conduit à un écart majeur – le plus élevé du pays – en termes d’obtention du diplôme : seuls deux tiers des lycéens noirs décrochent l’équivalent du baccalauréat, contre 93 % des élèves blancs.

Chaque jour de la semaine, vers 14 h 30, Gaulien Gee Smith monte à bord de sa voiture et roule pendant vingt minutes environ en direction du nord. Cet entrepreneur noir de 45 ans, qui possède notamment un salon de coiffure réputé et un bar, va chercher ses deux enfants de 9 et 10 ans, élèves dans une école privée de la banlieue blanche de Glendale. «J’ai toujours refusé d’envoyer mes enfants dans une école totalement noire, car je sais que le monde n’est pas totalement noir, dit-il. Je veux qu’ils grandissent dans un environnement diversifié et plus compétitif.» Dès qu’il entre dans Glendale, les regards méfiants commencent. Mais Gaulien Smith ­explique «ne plus y faire attention». Pour lui, chacun peut contribuer à changer les esprits en «sortant de sa zone de confort». De son quartier.

Pour beaucoup d’habitants des quartiers Nord de Milwaukee, sortir de sa «zone de ­confort» n’est toutefois pas sans risque. Un conducteur noir dans un quartier blanc a de fortes chances d’être contrôlé par la police, avec le risque de contravention que cela ­implique en cas de défaut d’assurance, de phare défectueux ou de fissure sur le pare-brise. Or, dans le Wisconsin, toute amende routière impayée peut donner lieu à une suspension d’un an de permis de conduire. Cette loi drastique, ­appliquée avec zèle par les juges municipaux, affecte sévèrement la communauté noire. Un homme noir sur deux dans le comté de Milwaukee fait l’objet d’une suspension de permis. Une double peine dans une ville où la majorité des emplois se trouve dans les banlieues, accessibles uniquement en ­voiture.

Molly Gena est avocate au sein de l’ONG Legal Action et fournit une assistance juridique aux plus modestes. Au sein d’un collectif d’associations, elle aide ses clients à récupérer leur permis, en négociant par exemple avec le juge un paiement échelonné des amendes. «Le "driving while black" est une réalité, souligne-t-elle, utilisant l’expression américaine qui ­désigne le profilage racial dont sont victimes les conducteurs noirs. Certains de mes clients sont arrêtés une fois par mois, sans raison apparente.» La pénurie de transports publics rend particulièrement vital le fait d’avoir une voiture. Aucun train de banlieue ne relie par exemple Milwaukee aux trois comtés environnants (Waukesha, Ozaukee et Washington), où se trouvent les bassins d’emplois et où plus de 94 % de la population est blanche.

Dans les années 90, les efforts pour construire un réseau ferroviaire ont été torpillés par les élus de ces comtés et le milieu des affaires, sur fond de racisme à peine voilé. «Les trains de banlieue ramènent des inconnus qui ne sont pas seulement une menace pour votre propriété, mais pour vos enfants», déclara ainsi en 1996 un homme d’affaires de la région lors d’une réunion publique. L’arrivée du gouverneur Scott Walker n’a rien arrangé. En plus de coupes drastiques dans l’éducation, il a réduit les aides de l’Etat aux transports publics et refusé 810 millions de dollars de l’administration Obama pour construire un réseau ferroviaire. «Les banlieues blanches de Milwaukee ont en quelque sorte tracé une frontière invisible en s’opposant à un système ferroviaire, explique Marc Levin, directeur du Centre pour le développement économique à l’université de Wisconsin et spécialiste de la ségrégation. Je pense que derrière cette opposition, le message est le suivant : "Nous ne voulons pas que des gens qui ne nous ressemblent pas montent dans un train et se retrouvent dans nos banlieues."»

Face à tant de racisme et de discrimination, même les plus optimistes semblent parfois résignés. Dans son église de Garden Homes, Martha Freeman avoue avoir souffert des années Obama : «J’ai cessé d’écouter une radio chrétienne à laquelle j’étais attachée car ils ne lui ont même pas accordé le titre de président. Ils l’appelaient simplement Obama.» Et alors que beaucoup, aux Etats-Unis, estiment que l’élection d’un président noir a inspiré la jeune génération d’Afro-Américains, Mama Freeman, elle, n’en semble pas convaincue. «Les jeunes disent qu’ils sont contents pour lui, mais je ne crois pas qu’ils se voient en lui. Il y a trop de portes fermées sur leur chemin. Je ne vois pas d’espoir dans leurs yeux.»

Libé.
Modifié en dernier par PistolPete44 le 27 août 2020, 09:05, modifié 2 fois.
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Re: Around the League

Message par adums » 27 août 2020, 09:01

Sentenza a écrit :
27 août 2020, 08:44
tu as conscience que la ligue est déjà dans une très très très mauvaise posture??
Tu peux préciser comment une ligue qui brasse des centaines de millions (voire des milliards peut être) et qui ne s'était jamais aussi bien porté avant la pandémie (valeur des franchises, droits TV en constante augmentation etc...) est en si mauvaise posture aujourd'hui ?

Sentenza

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Re: Around the League

Message par Sentenza » 27 août 2020, 09:03

1/crainte , pas fantasme, les mots sont importants...
2/le foot je m'en bat les steaks! Mon sport , c'est le basket!!!
3/l'ABA, ça te dit quelque chose??
Modifié en dernier par Sentenza le 27 août 2020, 09:06, modifié 1 fois.

marmite

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Re: Around the League

Message par marmite » 27 août 2020, 09:04

adums a écrit :
27 août 2020, 09:01
Sentenza a écrit :
27 août 2020, 08:44
tu as conscience que la ligue est déjà dans une très très très mauvaise posture??
Tu peux préciser comment une ligue qui brasse des centaines de millions (voire des milliards peut être) et qui ne s'était jamais aussi bien porté avant la pandémie (valeur des franchises, droits TV en constante augmentation etc...) est en si mauvaise posture aujourd'hui ?
C'est clair. Tu as conscience que la ligue est dans une "très mauvaise posture" parce que les proprios le veulent bien ? Cette ligue c'est un gadget du point de vue de leurs assets financiers, donc bon...

Daiv

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Re: Around the League

Message par Daiv » 27 août 2020, 09:05

Grave, c'est les États-Unis.

Pas de matchs en public ? On licencie tout le personnel dont le rôle était de s'occuper de l'orga des matchs.

Les franchises sont pas dans la merde. Les gens y sont.

Et la nba c'est pas le pire, y a quand même eu des trucs de mis en place, avec des dons de joueurs etc.
FFL, forum francophone spécialisé dans les Fantasy Leagues (NBA, NFL, NHL,...)
24" Basket League : ORLANDO MAGIC, "what if" Penny Hardaway

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Re: Around the League

Message par Sativa » 27 août 2020, 09:26

Sentenza a écrit :
27 août 2020, 09:03
1/crainte , pas fantasme, les mots sont importants...
2/le foot je m'en bat les steaks! Mon sport , c'est le basket!!!
3/l'ABA, ça te dit quelque chose??
La ABA a disparu parce qu’elle était ruinée, ils n’avaient pas d’argent pour faire tourner la boutique. Je crois que la NBA se porte assez bien financièrement.

Alexis

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Re: Around the League

Message par Alexis » 27 août 2020, 09:44

Fantasme, je pense pourtant que c'est le bon mot. A te lire sentenza, tu vois tout au prisme de l'apocalypse. Sans arguments objectifs, solides, pertinents, c'est un feeling subjectif, un fantasme. On a tous les nôtres ceci dit.

Rhea

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Re: Around the League

Message par Rhea » 27 août 2020, 10:08

Sentenza a écrit :
27 août 2020, 09:03
1/crainte , pas fantasme, les mots sont importants...
2/le foot je m'en bat les steaks! Mon sport , c'est le basket!!!
3/l'ABA, ça te dit quelque chose??
Non, ce n'est pas une crainte. Sinon tu arreterais de le sortir à toutes les auces alors qu'on t'a expliqué 113000 fois en quoi tu avais tort.

Et que tu t'en branles du foot n'est pas le sujet. Le sujet c'est que dans le foot, y'a de vrais risques de faillite. Penche toi sur la question, tu verras que la NBA, ça n'a rien à voir.

Et l'aba, c'est hors sujet. C'est comme la XFL : pas de thunes derrière à la base, donc absolument rien à voir.
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Re: Around the League

Message par Parky » 27 août 2020, 10:23

Pas de matchs en public ? On licencie tout le personnel dont le rôle était de s'occuper de l'orga des matchs.
C'est vrai, c'est exactement ce qu'il s'est passé.
Le truc que je me demande; à quel point un proprio estime qu'il peut couper des employés parce qu'il récolte pas assez d'argent? Peut on estimé que si ils (les proprios/actionnaires) ne font pas de bénéfices, ils peuvent revendre? (mais combien et à qui? ch'ai pas) Peut on estimés que si il n'y a pas de matchs, ils seront dans l'incapacité de de faire des bénéfs?

En sachant que les joueurs ne voudraient pas jouer, les salles ne pouvant pas se remplir, qu'est ce qui pourrait laisser croire que les proprios/actionnaires seraient assez sympa pour attendre tranquillement que "tout aille bien"? Et surtout, combien de temps?

Je pense que la crainte de Sentenza est peut être grosse mais pas totalement infondée. Au minimum, des (gros?) changements risquent d'avoir lieux et les joueurs en auront surement les conséquences en plus de nombreux autres métiers qui gravitent autour du basket.
D'où, j'imagine, le pourquoi Lebron aurait interpellé les proprios afin d’être soutenue. Si il y en a bien un qui a un réél poids pour stabiliser la balance c'est bien lui.

Wilson

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Re: Around the League

Message par Wilson » 27 août 2020, 10:35

Bon, je pense qu'il ne sert à rien de s'exciter ou de s'écharper sur ce forum.

Ce qui se passe aux USA est grave, même si cela ne date pas d'hier. La réaction des joueurs NBA, si elle peut paraître dérisoire, disproportionnée ou inappropriée pour certains, n'en reste pas moins compréhensible.

Déjà, il y a le fait que socialement, beaucoup de joueurs viennent (ou fréquentent) des milieux pas forcément très favorisés et ont dont été touchés directement ou indirectement par une forme de violence (pas forcément physique, mais la ségrégation raciale, économique et sociale est aussi une forme de violence). Donc ils se sentent très directement concernés par ces incidents.

Ensuite, il y a le contexte de tensions croissantes aux USA... Après l'immense espoir qu'il y avait eu, les années Obama n'ont pas résolu les problèmes sociaux dans le pays (et la déception est finalement à la hauteur des espoirs) et les années Trump ont plus que jamais renforcé les crispations. Il ne faut pas oublier que l'on se trouve dans un contexte de campagne électorale et que lors de ces élections, il y aura le choix entre deux visions de la société fondamentalement opposées et absolument pas compatibles (et ça aussi, c'est assez neuf dans ces proportions). D'où une très grande fébrilité dans tout le pays.

On y rajoute le stress lié au contexte particulier de la Bubble. Les joueurs sont isolés, en huis clos, sans contact réel avec l'extérieur, donc il n'est pas forcément simple de rester lucides, mesurés, nuancés et pondérés dans ce contexte. Surtout que tous les joueurs n'ont pas forcément le recul et les outils nécessaires pour mener une réflexion profonde sur la marche à suivre... mais ils ont une caisse de résonance incroyable, ce qui peut aussi faire perdre le sens des réalités.

Franchement, on peut comprendre que le basket soit un peu secondaire dans le contexte actuel et que les joueurs aient envie de faire quelque chose. En plus, il est facile de juger avec nos yeux d'européens que ce n'est pas le rôle d'un sportif de prendre des positions fortes sur le plan politique ou social... mais le contexte américain est très différent car il est au contraire tout à fait normal (voire encouragé) de s'engager pour sa communauté et de prendre des initiatives au niveau social ou politique, là où en Europe on est beaucoup plus discrets sur nos convictions politiques et où on laisse habituellement l'Etat et les autorités publiques prendre l'initiative sur les questions sociales importantes.

Donc inutile de s'écharper, on respire, on prend du recul et on passe une belle journée ;)

Doctor_answer

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Re: Around the League

Message par Doctor_answer » 27 août 2020, 10:40

Même sans venir de ces milieux, leur couleur de peau les rentrent de force dans cette réalité : Thabo Sefolosha
LHOOQ a écrit :
06 février 2019, 10:08
Fevrier, c'est le moment de l'annonce ! Si on va en finals, je me re-épile le fion.

adums

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Re: Around the League

Message par adums » 27 août 2020, 10:42

8-} Tout est dit :amen:

MambaTime

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Re: Around the League

Message par MambaTime » 27 août 2020, 11:31

Mon avis ne compte pas sur le Forum ( étant tout nouveau ) ni même autre part ( surtout que je ne suis ni ricain ni black ) mais je vais quand même me permettre de le donner.

Ce qui est arrivé il y a 3 jours à Jacob Blake est dramatique MAIS au final on devrait juste avoir 2 flics renvoyé de la police et envoyé en prison pour les 10-20-30 prochaines années de leur vie. La j'ai la mauvaise impression que le point important de cette histoire c'est que Jacob Blake est noir. Parce que s'il avait été mexicanos, Maghrebins ou asiatique, aurait on le même barouf ? Est ce que Lebron et les autres auraient mis un Tee Shirt "Chinese lives matters" ?

Et puis on part du postulat de départ qui est "2 Abrutis de flics tirent sur un homme innocent" pour le transformer en "2 racistes tirent sur 1 noir" pour finir en "Aux USA beaucoup de blancs sont racistes"

Bien évidemment je comprend que la communauté "black" n'ait pas toujours vécu de choses faciles, mais on est arrivé à un point en 2020 ou on crie au complot, au racisme et a n'importe quoi dès que l'on en a l'occasion.

Moi personnellement je n'en ai rien à carrer des état d'âmes des starlettes de NBA qui se sentent soudainement concerné ( Je vais pas faire un laius la dessus mais si tu te sens vraiment concerné tu as 1000 manières d'aider. Et surtout SANS LE CRIER SUR LES TOITS si vous voyez ce que je veux dire ).
Tout ce que je veux c'est que Jacob Blake se retablisse le mieux possible ( même si a priori il sera paralysé a vie :nono: ) et que ces 2 abrutis de flics passent leur vie en prison

Voila c'était mon avis, même si on s'en fout :hehe:

Wilson

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Bleed Green
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Re: Around the League

Message par Wilson » 27 août 2020, 11:45

MambaTime a écrit :
27 août 2020, 11:31
(...) Je vais pas faire un laius la dessus mais si tu te sens vraiment concerné tu as 1000 manières d'aider. Et surtout SANS LE CRIER SUR LES TOITS si vous voyez ce que je veux dire (...).
Je crois que c'est là qu'il y a un gros décalage entre la mentalité européenne et la mentalité américaine. En Europe, ce sont les autorités publiques (ou des associations, en partie financées par le public) qui prennent le lead, et les individus qui souhaitent s'engager s'engagent, mais cela reste généralement dans le domaine privé. Aux USA, il est de bon ton de s'impliquer en tant qu'individu pour la communauté et de le faire savoir.

Par ailleurs, on peut aussi réfléchir à la question du boycott de cette manière. Certes, cela peut paraître naïf, illusoire ou inapproprié d'utiliser les terrains de sport pour aborder des questions de société fondamentales, mais est-ce qu'il y a beaucoup plus de sens à continuer à jouer sur un terrain avec un slogan "Black Lives Matter" sur le parquet et des "How Many More", "Enough" ou "Justice" dans le dos quand on voit ce qui s'est passé et quand on se souvient du contexte (et des négociations) dans lequel les joueurs sont arrivés à Orlando et ont accepté d'y jouer?

Le boycott (ou l'arrêt de la saison) ne va pas régler le problème (et ce n'est d'ailleurs pas son but), mais il va faire parler du problème, dans l'espoir de trouver des solutions (et c'est probablement ça le but).

Donc franchement, je peux comprendre, et on ne peut pas reprocher dans un contexte normal à certains joueurs d'être complètement déconnectés des réalités (gros salaires, grosses villas, voitures clinquantes, bling bling etc), puis leur reprocher de se retrousser les manches pour s'impliquer dans des questions de société fondamentales dans le contexte actuel. Même si ce n'est pas cela qui va résoudre les problèmes.