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[reportage] Dans le ventre du Staples Center

L’arche métallique sous laquelle vient de se terminer le tour cycliste de Californie trône devant un Staples Center qui change encore de visage. Un match NHL et quatre matches NBA en trois jours auront pris place dans ce bol de verre et d’acier. En ce dimanche ensoleillé, les fans des Clippers n’ont pourtant aucune idée du contre-la-montre qui se joue dans les entrailles de la salle.

La glace a été recouverte et les bouts de parquet s’alignent désormais méticuleusement, dans un ballet tellement répété. Les transpalettes vont et viennent dans les couloirs alors que les employés viennent chercher leur costume rouge pour accueillir et orienter les supporters.

En salle de presse, on sert le buffet. Boissons, salades, tacos, viandes froides, glaces… Tout est en place pour cette petite troupe qui se regroupe avant de s’éparpiller une heure et demi avant le match.

Des rituels exposés aux yeux de tous

C’est à cet instant, comme chaque soir, que les vestiaires s’ouvrent aux médias. Les rituels sont publiques, intimes et pourtant exposés à tous. Sur le terrain, Kevin Durant multiplie les shoots en sortie de dribble avec Daequan Cook à ses côtés, qui ne fait que du catch-and-shoot. Russel Westbrook répète inlassablement son tir en tête de raquette après pick-and-roll. Manu Ginobili fait lui des feintes ligne de fond. Boris Diaw des moves poste bas.

L’éclairage et la sono se testent. Pour les Clippers, le Staples Center s’allume à coups de gros projecteurs alors qu’un DJ gère l’ambiance. Chez les Lakers, c’est plus feutré. Seul le terrain ressort sous un éclat doré d’un joli effet.

Dans les vestiaires, les stars préfèrent souvent s’isoler à l’abri des caméras. Tim Duncan est lui assis, le regard bloqué sur l’écran qui rediffuse le dernier match. L’espace est petit, confiné, écrasant pour tous ces géants. Mais il y a l’habitude et ses regards extérieurs qui ne portent plus.

Comme sur le parquet, les joueurs NBA sont dans leur monde, une monde de verre où leurs moindres gestes sont observés. Mais un monde qui n’appartient qu’à eux.

La NBA : un vrai monde dans le monde

L’espace extérieur existe. Il surgit par une caméra qui vient se coller trop près, dans ce micro qui tente de voler quelques mots. Mais lorsqu’après son élimination, Chris Paul discute longuement avec Tim Duncan avant d’aller en conférence de presse, il n’a d’yeux que pour son fils, impressionné par ce géant qui vient de terrasser son père.

Dans ces instants, la NBA est son propre monde. Vanessa Bryant peut bien poser sur vous son regard noir en attendant son mari, Boris Diaw peut vous taper sur l’épaule en vous demandant si vous allez bien, ils ne vous voient pas, ou vous auront oublié quelques instants plus tard. Un isolement nécessaire pour ne pas sombrer face aux yeux extérieurs, pour ne pas en devenir fou.

L’estomac du Staples Center s’est tourné et retourné pendant plus de trois jours. AEG, qui gère l’enceinte, a déclaré qu’il s’agissait “d’un succès à tous les niveaux” et que le groupe “ne pouvait pas être plus satisfait”. La société a en effet rempli sa mission : offrir un théâtre impeccable à des acteurs trop impliqués dans leur pièce pour s’inquiéter d’autre chose.

Les transformations du Staples Center ce week-end

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