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L’apprenti Roddy ou la différence culturelle

rodrigue-beauboisArticle intéressant du site internet dallasbasketball.com sur le prodige choletais, Rodrigue Beaubois. Il y est fait état de l’inconstance des performances du jeune Français, mais plus encore de ses difficultés à s’adapter à la mentalité si spécifique à la NBA.

Après avoir ébloui tout son monde dans sa seconde rencontre de pré-saison face à Washington, et Gilbert Arenas himself, il a heurté violemment le pre-season rookie wall.

Plus important encore, et dans les mots de son coach Rick Carlisle, il a manqué d’énergie. « Et le principal boulot du joueur NBA, c’est d’amener de l’énergie avant tout ».

Autant Rodrigue avait ainsi pu gagner de la confiance après sa sortie soldée d’une fiche statistique flatteuse de 14 points, 3 passes, 3 interceptions ; autant sa première titularisation contre Detroit a été délicate à gérer.

L’inconstance qu’on avait pu noter entre les trois premiers matchs, on l’a retrouvé à l’intérieur d’une même rencontre. Après avoir bien commencé, scorant notamment les 5 premiers points de son équipe, Roddy s’est désagrégé en tombant dans le syndrome des fautes, problème chronique pour tous les rookies. Ses sautes d’humeur décontenancent les Américains, dont la culture profonde est évidemment la compétitivité de tous les instants, ce killer instinct que tous les sportifs de haut-niveau arborent derrière leurs sourires carnassiers.

Pour nous, Français, le constat est en revanche plus commun. Il est même de notoriété publique que les joueurs français sont coutumiers du fait. Les baisses de tension ont souvent coûté de nombreuses victoires à l’équipe nationale, et constater ce type de comportement chez nos représentants en NBA n’est pas rare. On avait ainsi pu critiquer par le passé les Boris Diaw, les Ronny Turiaf, les Gelabale ou autres Petro pour leur manque de réactivité dans le contexte NBA qui non seulement exhorte mais plus encore exige comme condition première que les joueurs soient sur haut-débit.

Plus caractéristique encore fut la trajectoire de Jérome Moïso. Propulsé star à sa sortie du campus ensoleillé d’UCLA, il n’a jamais su s’adapter au monde ultra-compétitif de la Grande Ligue. Ni à Boston, ni à Charlotte, ni à Toronto, et encore moins à New Jersey et Cleveland, il n’a pu réaliser les prouesses que son potentiel physique laissait entrevoir.

Preuve que le milieu de la NBA peut également être dangereux quand on n’y est pas préparé mentalement. La culture américaine peut parfois faire peur. Et quand Coach Carlisle dit : « Ici, tu ne joues plus en Guadeloupe, à Nice ou à Monaco ; tu joues à Washington, à Houston, dans des villes NBA où les gars sont prêts à te botter les fesses chaque soir », il fait preuve d’une méconnaissance certaine (pour ne pas dire mépris) de la France de la balle orange, mais surtout il traduit l’omniprésence de la compétitivité du basket professionnel américain.

Mais pour ce qui est de notre néo-maverick, le chemin est encore long et sinueux. Et il est lui bien entouré, avec notamment les Jason Kidd et Terry comme mentors de luxe sur les postes d’arrière, et également l’ancienne pile électrique (du Magic en particulier) Darrell Armstrong dans le staff. Beaubois se montre par ailleurs très studieux et consciencieux puisqu’il visionne déjà des compilations vidéos que les entraîneurs lui ont concocté afin d’apprendre des moves de Chris Paul, Deron Williams, et de son coéquipier Jason Kidd. L’apprentissage ne fait que commencer et ce, dès samedi soir, face aux Cavaliers, il a confirmé qu’il pouvait apporter beaucoup.

To be continued

Basket USA

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