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[Coaching] Brad Stevens ou l’art de bousculer les habitudes

Une série de succès face à Oklahoma City, à Portland ou encore à Utah, le tout sans Kyrie Irving, Marcus Smart et Al Horford pour la dernière rencontre. Encore une fois, Brad Stevens et Boston prouvent qu’ils peuvent vraiment réaliser des miracles.

Il y a ainsi des tas de choses à retenir de la rencontre entre le Jazz et les Celtics mais la deuxième mi-temps a encore montré que la franchise du Massachusetts, sous les ordres de son entraîneur, avait le don de faire dérailler ce qui fonctionne chez ses adversaires. Premier exemple avec la première action des locaux en deuxième-mi-temps.

Nous vous parlions ainsi récemment de ce système très compliqué à défendre, dans lequel Ricky Rubio, Joe Ingles et Rudy Gobert mettaient en place un jeu à trois d’un côté du terrain, dans le but de créer de l’espace pour l’Australien, forcer l’aide, et permettre à l’ailier de servir Donovan Mitchell dans le dos de la défense.

Et c’est ce que le Jazz met en place au retour des vestiaires.

Sauf que comme on le voit, les Celtics vont stopper la séquence, notamment grâce à leur système de « late switch », dont nous avons déjà parlé. Terry Rozier semble ainsi reconnaître le système et quand Ricky Rubio donne le ballon à Joe Ingles, il fait volte-face pour suivre l’Australien, laissant le meneur espagnol à Jayson Tatum. Un changement dans l’action qui prive Joe Ingles d’une quelconque avance et permet à Jaylen Brown de ne pas être obligé de venir en aide.

Attentif, le sophomore surveille d’ailleurs bien Donovan Mitchell et réagit immédiatement à son départ dans son dos. Joe Ingles sans avance sur son défenseur et Donovan Mitchell bien surveillé, le système est alors bloqué. Il faut donc qu’Utah enchaîne deux « drive and kick », en attaquant le cercle pour ressortir le ballon, pour trouver un bon tir extérieur.

De la zone en défense et l’utilisation de l’instinct du pivot en attaque

Alors que le Jazz commençait à prendre le contrôle du match dans le troisième quart-temps, Brad Stevens a également fait appel à une défense de zone (2-1-2) pour couper les jambes de ses adversaires.

Ça a fonctionné car même si les Celtics ont eu du mal à trouver du rythme offensif, la zone a considérablement gêné Utah, qui a eu toutes les peines du monde à l’attaquer. Puis Brad Stevens l’a rangée… avant de la ressortir sur la dernière attaque des locaux. Et là encore, Donovan Mitchell et ses camarades n’ont pas réussi à trouver la faille.

L’ultime shoot de Jaylen Brown illustre également la manière dont Boston bouscule les habitues adverses.

Ici, le Jazz s’attend à un pick-and-roll, qui est le schéma de départ classique sur les possessions décisives. Sauf que Semi Olejeye, défendu par Rudy Gobert, va faire quelque chose d’assez étrange au premier abord, en coupant vers la raquette. Dans le même temps, Shane Larkin attaque le cercle avec un Jaylen Brown qui peut lui servir de « plot » à contourner.

Alors que Ricky Rubio suit Shane Larkin et que Joe Ingles est bien placé derrière Jaylen Brown, Rudy Gobert aurait dû suivre Semi Olejeye, qui s’est écarté à 3-points. Mais le Français est un pivot et son instinct le pousse à protéger son cercle. Du coup, lorsque les Celtics l’ont amené dans la raquette tout en pénétrant, il est resté pour gêner un éventuel shoot. Le « drive and kick » de Shane Larkin peut alors trouver Semi Olejeye, et Donovan Mitchell doit se ruer pour contester le tir.

Dans la foulée, Jaylen Brown et Terry Rozier écartèlent Rudy Gobert, qui doit choisir entre un des deux hommes, et ne peut finalement pas combler l’écart avec l’ailier, qui obtient donc un très bon tir.

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