Magazine News

La course au MVP : et les Oscars sont décernés à…

Chaque mardi, Basket USA vous propose son Top 5 des candidats au titre de Most Valuable Player 2018. La cérémonie des Oscars est toujours une jolie comparaison avec le monde du sport, et quand, en plus, elle couronne un ancien joueur NBA, Kobe Bryant, elle a toute sa place dans notre course au MVP.

Si James Harden est le favori pour repartir avec la statuette de meilleur acteur, de nombreux joueurs mériteraient eux aussi d’être récompensés dans leur domaine respectif. C’est partie pour la cérémonie !

Meilleur acteur et meilleurs effets visuels

Les deux Oscars sont décernés à… James Harden. Le meneur des Rockets est constant et son équipe reste sur 15 victoires de rang ! Il domine individuellement (il est toujours meilleur marqueur) et collectivement puisque Houston a le meilleur bilan de la ligue. La concurrence est féroce mais aucun joueur n’a autant d’arguments à mettre sur la table. Il ne reste qu’une vingtaine de matches, donc cela semble de plus en plus improbable de le voir perdre le trophée.

De plus, il repartira aussi avec la statuette du meilleur effet visuel. Son crossover sur Wesley Johnson, avec le regard et le shoot à 3-pts dans la foulée, va rester dans les mémoires un bon moment.

Meilleur acteur dans un second rôle

L’Oscar est décerné à… Chris Paul. S’il possède d’excellentes statistiques avec 18.8 points, 8.1 passes, 5.6 rebonds et 1.8 interception par rencontre, l’ancien meneur des Clippers ne peut prétendre au titre suprême. Pourquoi ? Parce qu’il partage l’affiche avec James Harden, mais demeure derrière le barbu avec le trop grand nombre de parties qu’il a manquées.

Mais, collectivement, quand il est sur le terrain, les Rockets sont à 38 victoires pour 6 défaites, soit 86% de succès ! Pas assez imposant statistiquement pour être le premier rôle, Chris Paul est tout de même essentiel pour son équipe, il lui fait franchir un nouveau palier et l’installe vraiment parmi les favoris pour le titre.

Meilleur acteur dans un film d’horreur

Difficile de départager Gordon Hayward et Isaiah Canaan dont les chevilles sont parties à 180° après une mauvaise réception. On n’oubliera pas tout de même les regards horrifiés des joueurs de Cleveland et de Boston lors du match d’ouverture, et l’Oscar sera donc pour l’ailier des Celtics. Comme chaque année, les déchirures d’un ligament du genou ou la rupture d’un tendon d’Achille sont moins spectaculaires, mais c’est pourtant elles qui éloignent le plus les joueurs des terrains…

Meilleur scénario original

L’Oscar est décerné à… Anthony Davis. L’intérieur des Pelicans – comme tout le monde – n’avait pas prévu de finir la saison sans DeMarcus Cousins. On pouvait alors imaginer que l’équipe serait sonnée et que les efforts de « Unibrow » n’allaient pas suffire, comme les autres années. Mais New Orleans surprend et vient d’enregistrer 8 victoires d’affilée !

Et c’est bien Anthony Davis qui écrit le scénario des rencontres. Dominateur avec 37.3 points, 14.8 rebonds, 2.9 interceptions et 2.8 contres de moyenne dans cette série victorieuse, le MVP du All-Star Game 2017 porte son équipe vers les playoffs avec une étonnante 4e place à l’Ouest pour le moment, alors que beaucoup avaient déjà fait une croix sur les Pelicans quand le tendon d’Achille de DeMarcus Cousins s’est rompu.

Meilleur film en langue étrangère

Les deux Oscars sont décernés à… Giannis Antetokounmpo. Le meilleur étranger de la saison est évidemment l’ailier des Bucks. Avec 27.2 points, 10.2 rebonds, 4.8 passes, 1.5 interception et 1.5 contre par match, il est le meilleur marqueur non américain, le 3e intercepteur, le 4e rebondeur et contreur et même le 9e passeur. Si les Bucks avaient davantage flirté avec la barre des 50 victoires (il faudrait qu’ils finissent avec 16 victoires en 18 matches…), le « Greek Freak » aurait obtenu probablement plus de voix pour le trophée de MVP.

Meilleure photographie

S’il sera trop court dans la course au MVP, Giannis pourra se consoler avec la meilleure photographie puisque son dunk au-dessus de Tim Hardaway va marquer les esprits. La NBA est le paradis des highlights de folie, mais une telle action n’est pas monnaie courante.

Meilleur court métrage

Le passage d’Isaiah Thomas aux Cavs n’aura donc duré que 15 matches… La faute à une hanche meurtrie, longue à guérir, et ensuite un problème d’adaptation à un groupe où il n’était pas le bienvenu. Lui qui voulait s’inscrire sur la durée aux Cavaliers a déjà fait ses valises aux Lakers. Avec son Oscar du meilleur court métrage, il a tout pour briller à… Hollywood.

Meilleur espoir

C’est très rare mais il est impossible en l’état de départager Ben Simmons et Donovan Mitchell. Le premier est virtuellement qualifié en playoffs, et il a transformé les Sixers en un redoutable outsider, compilant déjà cinq triple double. Le second est carrément devenu l’arme numéro 1 du Jazz, faisant montre de qualités de clutch player étonnantes pour un rookie. Si le Jazz accroche les playoffs, il pourrait ravir la statuette.

Meilleure adaptation

L’Oscar est décerné… à Russell Westbrook. L’idée de composer un Big Three est désormais une norme dans la ligue depuis 10 ans. Avec Paul George et Carmelo Anthony pour entourer Westbrook, le Thunder a donc appliqué une recette qui fonctionne déjà – avec certes plus ou moins de réussite selon les équipes – mais la performance du meneur reste à souligner.

La saison passée, son triple-double de moyenne avait éclipsé les immenses statistiques de James Harden. Cette année, on serait tenté de dire que c’est le contraire. Le barbu prend toute la place et on oublie presque les chiffres ahurissants de Russell Westbrook : 25.3 points, 10.2 passes, 9.7 rebonds par match ! Il pourrait bien finir encore en triple-double, et pourtant, cette saison, il n’est pas « tout seul » dans son effectif…

Meilleur montage

L’Oscar est décerné… à Stephen Curry et Kevin Durant. Le titre acquis contre Cleveland en juin 2017 avait déjà confirmé que cette association était hautement efficace, mais les MVP 2014 (Durant), 2015 et 2016 (Curry) composent toujours un duo formidable dans un collectif huilé, qui reste la référence de toute la ligue. En effet, les Warriors, en ayant souvent joué avec le pied sur la pédale de frein, n’ont qu’une défaite de plus que les Rockets.

Individuellement, les saisons du meneur et de l’ailier sont magnifiques : 26.7 points, 6.4 passes et 5.2 rebonds pour Curry ou 26.1 points, 6.7 rebonds et 5.4 passes pour Durant. Difficile d’en sortir un plus que l’autre.

Meilleurs costumes

Sans hésiter le maillot Vice du Heat. Avec l’arrivée de Nike, les trente franchises ont rivalisé de créativité pour leurs nouveaux maillots. Franchement, la plupart sont réussis, mais très clairement, celui du Heat est une merveille, et il a rapidement été en rupture de stock !

Oscar d’honneur

L’Oscar est décerné… à LeBron James. Pour l’ensemble de son œuvre ? Pas du tout. L’ailier des Cavaliers est encore trop fort pour rejoindre le club des anciens combattants. Avec 26.8 points, 9 passes et 8.6 rebonds de moyenne, il a largement les statistiques d’un MVP. C’est la seconde saison de sa carrière en 25-8-8, ce qui n’a jamais été accompli sauf par Oscar Robertson – et possiblement Westbrook cette année bien sûr.

Néanmoins, les soucis collectifs et les résultats décevants de Cleveland le plombent pour l’Oscar du meilleur acteur, même s’il reste peut-être le meilleur joueur du monde. Un Oscar d’honneur était donc amplement mérité pour « King James ».

NOTRE TOP 5 AU 6 MARS

1 – James Harden
Bilan : Rockets – 49v-13d – 1er à l’Ouest
Stats : 36 min, 31.2 pts, 8.9 pds, 5.2 rbds, 1.9 int, 0.7 ct, 4.3 bps, 44.7% tirs, 38% 3-pts, 86.4% LF
2 – Anthony Davis
Bilan : New Orleans – 36v-26d – 4e à l’Ouest
Stats : 37 min, 28 pts, 11.1 rbds, 2.4 pds, 2.2 cts, 1.4 int, 2.1 bps, 53.5% tirs, 34.2% 3-pts, 82.6% LF
3 – Stephen Curry
Bilan : Warriors – 49v-14d – 2e à l’Ouest
Stats : 33 min, 26.7 pts, 5.2 rbds, 6.4 pds, 1.6 int, 0.1 ct, 3.1 bps, 49.2% tirs, 42.2% 3-pts, 92% LF
4 – Kevin Durant
Bilan : Warriors – 49v-14d – 2e à l’Ouest
Stats : 34 min, 26.1 pts, 6.7 rbds, 5.4 pds, 0.8 int, 1.9 ct, 3.1 bps, 52.6% tirs, 42.8% 3-pts, 88.3% LF
5 – Giannis Antetokounmpo
Bilan : Bucks – 34v-30d – 8e à l’Est
Stats : 37 min, 27.2 pts, 4.8 pds, 10.2 rbds, 1.5 int, 1.5 ct, 2.9 bps, 53% tirs, 29.9% 3-pts, 75.5% LF

Mentions : LeBron James, Russell Westbrook, DeMar DeRozan, Damian Lillard, Kyrie Irving…

Basket USA

à lire aussi

Commentaires Forum (et HS)  |  +  |  Règles et contenus illicites  |  0 commentaire Afficher les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *