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Spencer Dinwiddie, de journey man à go-to-guy

À l’instar d’un Jose Calderon à Cleveland, Spencer Dinwiddie a profité des blessures de Jeremey Lin et D’Angelo Russell pour prendre les rênes du cinq majeur des Nets cette saison, et faire bien mieux que ce que beaucoup attendaient de lui : le 38e choix de Draft 2014 tourne ainsi à 12.8 points et 6.5 passes de moyenne en 27 minutes, Brooklyn frôlant les 40% de victoires.

La comparaison entre les deux hommes ne va pas plus loin : le Net n’a pas beaucoup d’expérience mais il est vraiment essentiel à la réussite des Nets cette année.

Trimballé pendant deux ans entre Detroit et sa franchise affiliée de G-League, puis transféré à Chicago sans jamais y jouer, l’ancien de Colorado a vraiment eu sa chance à Brooklyn l’an passé, dans une franchise en pleine reconstruction et donnant sa chance aux revanchards. Lui a su saisir l’opportunité pour rester dans l’effectif cette saison, puis s’imposer comme le créateur en chef d’une franchise NBA. Le résultat d’un boulot acharné d’après son coéquipier Quincy Acy, témoin privilégié.

« J’ai pu le voir évoluer cet été, et Spencer est un gars qui travaille son jeu de la bonne façon » assure-t-il ainsi. « Il mange bien – on se moque de lui et de ses assiettes remplies d’asperges – et il donne de l’attention aux détails. Son approche du jeu l’a vraiment emmené où il est aujourd’hui, et ça booste sa confiance. Il joue bien. Il mérite tout ce qui lui arrive en ce moment. Il a travaillé pour. J’aime voir les gars comme lui réussir, des gars qui travaillent vraiment pour en dehors du terrain. »

Dans un système faisant la part belle au tir longue distance, les Nets ont perdu bien plus que leurs deux meilleurs joueurs en début de saison : ils ont surtout perdu leurs deux principaux créateurs. Et heureusement que Spencer Dinwiddie était là pour compenser car on se demande qui d’autre aurait pu le faire dans cet effectif…

Le game winner contre les Wolves en point d’orgue

Certes, son pourcentage aux tirs s’en ressent (40.5%) et il n’est pas le meilleur attaquant de la ligue, mais vu la responsabilité qui pèse sur ses épaules, ce qu’il fait est essentiel. Et cette semaine contre les Wolves, c’est lui qui a fait gagner son équipe en patron, dix jours après avoir manqué d’imagination contre les Pacers dans les mêmes circonstances.

« Je me disais ‘Ahhh, j’aurais dû pénétrer’. C’était la même situation », confie-t-il. « Taj voulait empêcher que je tire à 3-points, il était assez prêt de moi, c’est pourquoi j’ai tenté la pénétration. »

Un signe de plus de la progression d’un jeune homme, toujours en formation mais dont la confiance grandit de jour en jour.

« Il y a un mois, Spencer aurait tenté le 3-points » explique DeMarre Carroll. « Cette fois il a dit : ‘Laissez-moi attaquer et aller marquer, parce qu’ils ne peuvent pas m’arrêter’. Ça montre sa maturité, sa progression. Je suis content pour lui. En espérant qu’il continue à jouer comme il le fait. »

Et pour ce qui est de cette confiance croissante, l’ancien Raptor n’oublie pas de saluer le travail de leur entraîneur, Kenny Atkinson, faiseur de belles histoires.

« Kenny a mis dans sa tête qu’il était le gars le plus rapide de l’équipe, qu’il fallait créer pour lui et pour les autres » poursuit le vétéran. « Et j’ai le sentiment que c’est ce qu’il fait, il n’a pas reculé. Il pénètre, marque des gros tirs pour nous. C’est ce dont on a besoin venant de lui, qu’il continue à être le Spencer qu’on connaît. »

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