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« One-two punch » : le Top 10 des duos les plus prometteurs de NBA

Avec la nouvelle année et une cuvée de rookies assez relevée, BasketUSA sort sa boule de cristal et se lance dans un jeu dangereux : celui de vous présenter les dix duos d’avenir de la NBA.

Pour ce faire, on a sélectionné des joueurs de 25 ans ou moins, et puis surtout, des joueurs qui ont fait mieux que laisser entrevoir par intermittence des bribes de leur talent. Pour faire partie de ce classement, il faut davantage que du potentiel en somme !

Du coup, on s’est basé sur des statistiques tangibles et puis d’autres un peu moins, tel le fameux PER (Player Efficiency Rating) qui traduit l’évaluation globale des joueurs, et par extension, de ces duos. 

Lancés vers l’élite !

1- Ben Simmons (21 ans) – Joel Embiid (23 ans)

Leur saison 17-18 : 40 points, 20 rebonds, 9 passes, 3 contres, 2 interceptions, 8 balles perdues (40 au PER)

  • 24 points (48%), 11 rebonds, 3 passes, 2 contres en 31 minutes (23 au PER) pour Joel Embiid (2e saison)
  • 16 points (50%), 9 rebonds, 6 passes en 36 minutes (17 au PER) pour Ben Simmons (1ère saison)

Le très bien : une polyvalence folle !

Un meneur de 2m08 et un pivot qui peut tirer de loin : Simmons et Embiid incarnent le basket moderne où le poste dans le cinq majeur n’importe pratiquement plus. Encore fruste offensivement mais déjà très mature techniquement, Ben Simmons parvient à tourner à 50% de réussite pour une production qui devrait à terme atteindre celle d’un LeBron James ou d’un Russell Westbrook, avec des triple double à la pelle… et autant d’actions spectaculaires vers le cercle. Pour Embiid, le gros point fort, c’est de pouvoir participer à la création du jeu depuis le poste bas ou en tête de raquette. Avec son tir de loin qui va s’améliorer avec l’expérience, « The Process » peut lui prétendre à un double double de moyenne en carrière. Un duo effrayant qui, en sus, a déjà développé des atomes crochus !

Le moins bien : beaucoup de déchets…

Avec 4 balles perdues par tête, les deux jeunes Sixers ont encore du travail pour épurer leur jeu. Encore dans leurs tout débuts de carrière, il n’y a rien de très alarmant à cela. D’autant qu’ils portent la majorité des responsabilités offensives pour Philly. De même, Simmons est encore un piètre shooteur, ce qui limite considérablement son rendement actuel. Mais nul doute qu’un shoot à mi-distance stabilisé lui permettra de passer dans une autre dimension. Enfin, on est bien obligé de mentionner la santé de Joel Embiid qui doit encore ronger son frein pour les back to back et ne peut encore véritablement poser son immense empreinte sur la NBA…

La quote : signée Marcus Morris

« Je pense qu’Embiid et Simmons peuvent être comme Penny et Shaq. »

2- Andrew Wiggins (22 ans) – Karl-Anthony Towns (22 ans)

Leur saison 17-18 : 38 points, 15 rebonds, 4 passes, 2 contres, 2 interceptions, 4 balles perdues (36 au PER)

  • 20 points (53%), 11 rebonds, 2 passes en 36 minutes (23 au PER) pour Karl-Anthony Towns (3e saison)
  • 18 points (43%), 4 rebonds, 2 passes en 36 minutes (13 au PER) pour Andrew Wiggins (4e saison)

Le très bien : un duo en avance

Alors, certes, l’arrivée des vétérans et notamment de Jimmy Butler les aide considérablement, mais le duo Wiggins – Towns est en train de passer le cap. Avec 23 victoires et 14 défaites, les Wolves pointent dans le Top 4 de la très relevée conférence Ouest et ils sont donc en train de transformer l’essai : le potentiel se concrétise enfin par des succès. Avec les playoffs en vue, les deux jeunes loups aux dents longues vont encore grandir et le processus suit donc son cours dans le Minnesota. À 22 ans chacun, Wiggins et Towns commencent, bon an mal an, à comprendre l’importance de la défense pour gagner les matchs et la philosophie martiale martelée par Thibodeau va finir par porter ses fruits.

Le moins bien : des stats en recul

Pendant de cette amélioration collective, Wiggins et Towns connaissent des saisons statistiques moindres par rapport à l’an passé. Pire, les deux jeunes hommes ont dû prendre un pas de recul dans les moments chauds ces derniers temps et l’évaluation de Wiggins est sujet à inquiétude. Leur développement en tant que clutch players est donc d’une certaine manière suspendu pour un temps alors que Thibs semble privilégier l’expérience de Butler voire de Crawford dans les moments clés. Cela dit, Wiggins et Towns ont également eu leurs moments de gloire pour faire la différence et c’est certainement là le plus important. Il faut savoir partager et se sacrifier pour le bien de l’équipe.

La quote : signée Jimmy Butler

« Ils peuvent être aussi bons qu’ils veulent le devenir s’ils s’y mettent en défense. Mais ils doivent jouer dur. »

3- Jaylen Brown (21 ans) – Jayson Tatum (19 ans)

Leur saison 17-18 : 28 points, 11 rebonds, 2 passes, 2 interceptions, 1 contre, 1 balle perdue (32 au PER)

  • 14 points (48%), 6 rebonds, 1 passe en 31 minutes (14 au PER) pour Jaylen Brown (2e saison)
  • 14 points (51%), 5 rebonds, 1 passe en 31 minutes (18 au PER) pour Jayson Tatum (1ère saison)

Le très bien : rien que du très propre !

Une seule balle perdue à deux, quasiment 50% de réussite aux tirs pour des ailiers de formation : le duo Brown – Tatum est déjà super propre dans le système de Brad Stevens. Parfaitement dans le pli du collectif celtique, les deux hommes produisent du basket dans le plus grand respect des fondamentaux. L’un comme l’autre disposent déjà d’un tir de loin qui est plutôt fiable, à 47% pour Tatum et 40% pour Brown, et leurs qualités athlétiques au-dessus de la moyenne les projettent comme de futures stars de la NBA. Surtout qu’ils ne sont que dans leur 1ère et 2e saison seulement ! A l’instar du duo Pierce – Walker qui a fait les belles heures des Celtics dans les années 2000, Brown et Tatum ont le potentiel pour faire gagner Boston sur la prochaine décennie, rien que ça !

Le moins bien : un effectif bien chargé autour d’eux

Dans l’ombre de Kyrie Irving en termes de ticket shoot, Brown et Tatum sont servis dans le rythme de l’attaque de Boston et ça leur va à merveille… pour le moment ! On aimerait effectivement les voir davantage servis avec de tels pourcentages de réussite. La blessure de Gordon Hayward a été en ce sens une bénédiction pour ce duo d’avenir. Mais il semble clair que coach Stevens va continuer à les responsabiliser à l’approche des prochains playoffs afin de poser une véritable menace à Cleveland.

La quote : signée Mike D’Antoni

« Jayson Tatum joue comme s’il était en NBA depuis dix ans. Ça va être un joueur solide, si ce n’est un All-Star, pendant longtemps, très longtemps… Il n’y a rien qu’il ne sache pas faire aujourd’hui. »

Ça demande confirmation…

4- Donovan Mitchell (21 ans) – Rudy Gobert (25 ans)

Leur saison 17-18 : 30 points, 13 rebonds, 4 passes, 3 contres, 2 interceptions, 4 balles perdues (36 au PER)

  • 12 points (60%), 10 rebonds, 2 contres, 1 passe en 30 minutes (19 au PER) pour Rudy Gobert (5e saison)
  • 18 points (44%), 3 passes, 3 rebonds en 31 minutes (17 au PER) pour Donovan Mitchell (1ère saison)

Le très bien : deux gros défenseurs

Drafté en 11e position pour le plus jeune, et en 27e position pour le plus âgé, Mitchell et Gobert sont arrivés en NBA avec la réputation d’être d’abord des défenseurs. Le Français est même devenu l’un des tous meilleurs de la NBA. Un véritable intimidateur qui oblige les attaquants à changer leur manière de shooter. Pour Mitchell, c’est dans un rôle à la Avery Bradley. Un vrai pitbull, initialement chargé du meilleur attaquant adverse. Mais le garçon cachait un vrai talent offensif, de loin comme de près, et aujourd’hui, on parle surtout de lui pour ses formidables qualités d’attaquant. Avec la note artistique, et la dynamite dans les jambes en bonus, Utah a décroché le gros lot à deux reprises avec Rudy et Donovan !

Le moins bien : une complémentarité à trouver

Actuellement blessé, Rudy Gobert a encore peu joué avec son jeune coéquipier. Il faudra donc attendre pour voir si les deux peuvent être le nouveau « one-two punch » de la franchise. À Utah, on a l’habitude de s’appuyer sur un duo. Ce fut évidemment John Stockton et Karl Malone, puis ensuite Deron Williams et Carlos Boozer. Le tandem Mitchell-Gobert a le talent pour prendre la suite.

La quote : signée LeBron James

« Mitchell a du jeu, ce gamin a beaucoup de jeu et le Jazz surfe sur cette vague depuis qu’ils ont réalisé ce qu’ils avaient dans les mains. Il n’est pas effrayé par l’enjeu. Ils le mettent dans des positions où il peut réussir et il en tire avantage. »

5- Victor Oladipo (25 ans) – Myles Turner (21 ans)

Leur saison 17-18 : 39 points, 13 rebonds, 6 passes, 3 contres, 2 interceptions, 5 balles perdues (42 au PER)

  • 25 points (48%), 5 rebonds, 4 passes en 34 minutes (24 au PER) pour Victor Oladipo (4e saison)
  • 14 points (49%), 7 rebonds, 2 passes, 2 contres (18 au PER) en 30 minutes pour Myles Turner (3e saison)

Le très bien : deux « two way players »

On aurait même pu inclure Domantas Sabonis pour un trident d’avenir mais la saison incroyable de Victor Oladipo lui donne largement l’avantage sur l’intérieur balte. L’arrière transfuge d’Oklahoma City n’était qu’un pis-aller après l’échange inéluctable de Paul George mais, de retour sur la terre de ses exploits universitaires, Oladipo brille de mille feux ! Avec Turner, Oladipo incarne un souffle nouveau sur les plaines de l’Indiana. Leur one-two punch a rapidement fait oublier les projections pessimistes de début de saison pour les Pacers. Et puis, les deux hommes de main de coach McMillan peuvent aussi bien assurer en attaque qu’en défense avec 3 contres et 2 interceptions en cumulé, soit aussi bien qu’Embiid et Simmons.

Le moins bien : feu de joie ou flamme sacrée ?

Actuellement à 19 victoires et 18 défaites, à la 8e place dans la conférence Est, les Pacers sont en train de caler avec quatre revers de suite. Si on s’attarde sur le présent alors qu’on devrait parler avenir, c’est parce que la question de la durabilité de ce duo prometteur se pose avec acuité. Oladipo et Turner n’ont pas encore prouvé qu’ils pouvaient produire à un haut niveau de performance sur l’intégralité d’une saison NBA. Ce sont deux leaders en apprentissage. C’est un paramètre clé pour savoir s’il s’agit davantage d’un feu de joie ponctuel ou alors si la flamme sacrée a bien repris chez les Hoosiers. Bien qu’il nous ait expliqué qu’il n’avait pas peur d’être un franchise player, Victor Oladipo doit le prouver en amenant ses Pacers (loin) en playoffs…

La quote : signée Myles Turner

« Vic est sans aucun doute All Star cette saison. C’est sa mentalité et c’est comme ça qu’il se comporte pour nous. Il nous a porté. Il doit être All Star, ce qu’il a fait cette année est incroyable. »

6- Devin Booker (21 ans) – TJ Warren (24 ans)

Leur saison 17-18 : 44 points, 10 rebonds, 5 passes, 2 interceptions, 1 contre, 4 balles perdues (37 au PER)

  • 25 points (45%), 4 rebonds, 4 passes en 34 minutes (19 au PER) pour Devin Booker (3e saison)
  • 19 points (48%), 6 rebonds, 1 passe en 31 minutes (18 au PER) pour TJ Warren (4e saison)

Le très bien : deux scoreurs purs

En termes de scoring pur et dur, on peut aisément donner le trophée au duo des Suns. Devin Booker et TJ Warren sont des scoreurs professionnels. Avec 44 points à eux deux, ils marquent plus que le duo Wiggins – Towns ou encore la doublette Embiid – Simmons. A lui seul, Booker est clairement considéré comme un des héritiers de Kobe Bryant ou Tracy McGrady avec une facilité innée pour enfiler les paniers, de (très) loin comme dans le petit périmètre. Et sur le poste 3-4, Warren est également un spécialiste du genre avec une variété de petits tirs près du cercle. Pour ne rien gâcher, les deux joueurs de Phoenix présentent un pourcentage des plus honnêtes pour de telles productions.

Le moins bien : et la défense dans tout ça ?

Mais là où le bât blesse, c’est de l’autre côté du terrain. Les deux jeunes Suns sont loin d’être reconnus comme des foudres de guerre en défense. Et pour ne rien cacher, ils sont même un tantinet unidimensionnels, surtout dans le cas de Warren. Leur jeunesse permettait jusqu’à présent de détourner le regard mais les deux garçons vont être attendus au tournant dans le domaine. Ce n’est qu’à ce prix que leur équipe pourra enfin quitter les bas-fonds de la conférence Ouest. En progrès à la passe, D-Book doit continuer à élargir sa mainmise sur le collectif de Phoenix et en devenir le leader incontestable. Pour ce faire, il faudra aussi montrer l’exemple en défense !

La quote : signée Kyrie Irving

« Devin Booker a déjà la mentalité du tueur. Il a tous les outils pour devenir un grand joueur. Maintenant, il s’agit de trouver les bons éléments autour de lui. Mais non seulement il peut scorer, mais il peut également prendre des rebonds et faire des passes. »

7- Gary Harris (23 ans) – Nikola Jokic (22 ans)

Leur saison 17-18 : 32 points, 13 rebonds, 7 passes, 3 interceptions, 1 contre, 4 balles perdues (40 au PER)

  • 16 points (50%), 10 rebonds, 4 passes en 30 minutes (24 au PER) pour Nikola Jokic (3e saison)
  • 16 points (48%), 3 rebonds, 3 passes, 2 interceptions (16 au PER) en 34 minutes pour Gary Harris (4e saison)

Le très bien : l’élégance et la clairvoyance

Récemment prolongé par les Nuggets, Gary Harris évolue en confiance dans les Rocheuses. Avec son coéquipier Nikola Jokic, il représente même l’avenir de la franchise du Colorado et les deux joueurs sont déjà les deux meilleurs scoreurs de leur équipe. À 22 et 23 ans. Si l’arrière est un joueur très élégant, ainsi que son layup après un 360° l’a illustré récemment, le pivot est lui beaucoup plus pataud… mais son jeu n’en est pas moins inspiré et admirable. Passeur incroyable, Jokic est le lien, le ciment des Nuggets avec sa capacité à trouver ses coéquipiers en attaque, et à jouer les libéros en défense. Bon défenseur sur l’homme et gros intercepteur, Harris a également des cordes à son arc défensivement, ce qui fait de ce duo un des plus productifs et des plus prometteurs si leur progression se poursuit à un tel rythme soutenu.

Le moins bien : l’expérience

Sans aucune expérience des playoffs, Harris et Jokic ne peuvent que s’arracher pour essayer d’en engranger au printemps prochain. Ayant atterri dans cette période tristounette de l’histoire des Nuggets, ce duo est désormais chargé d’écrire le prochain chapitre pour la franchise de Denver. Le hic est que ces deux joueurs doivent prendre leurs responsabilités dans le vestiaire et jouer le rôle de leader. Des garçons comme Paul Millsap et Wilson Chandler sont également là pour le faire mais pour vraiment s’imposer en patrons, Jokic et Harris doivent s’affirmer. C’est le lot de tous les grands joueurs.

La quote : signée Gary Harris

« Nikola Jokic a un talent unique pour savoir ce qui va arriver avant que ça n’arrive. Il voit comment la défense va bouger et réagir, et il est très bon pour nous dire où nous devons nous placer. »

Encore trop tôt…

8- Frank Ntilikina (19 ans) – Kristaps Porzingis (22 ans)

Leur production 17-18 : 30 points, 9 rebonds, 4 passes, 2 contres, 2 interceptions, 4 balles perdues (31 au PER)

  • 24 points (45%), 7 rebonds, 2 contres, 1 passe en 32 minutes (23 au PER) pour Kristaps Porzingis (3e saison)
  • 6 points (36%), 3 passes, 2 rebonds en 21 minutes (8 au PER) pour Frank Ntilikina (1ère saison)

Le très bien : de la taille à revendre

À 19 ans, Frank Ntilikina entre dans ce classement par la force d’une saison bien puissante de Kristaps Porzingis. Mais leur duo fait légitimement saliver pour les années à venir car l’un comme l’autre arrivent de l’école européenne, avec le travail des fondamentaux et l’application défensive que cela implique. Et pour le coup, sans encore pouvoir beaucoup peser offensivement, le rookie Frenchy a déjà fait sa marque en NBA en défense, s’interposant notamment face à Kyrie Irving, un sacré exploit ! Meneur de grande taille, Ntilikina entre parfaitement dans le morphotype de Porzingis, un ailier-fort de très grande taille lui aussi. De si grande taille à vrai dire qu’il peut jouer pivot ! Forts de ces longs segments, les deux Knicks présentent un potentiel défensif exceptionnel.

Le moins bien : un manque de reconnaissance

Après deux saisons à subir le cirque des Knicks, entre le Melo Drama et la gestion de Phil Jackson, Porzingis est enfin le boss de la Grosse Pomme. Et, à ses côtés, le « French Prince » vient renforcer ce vent de fraîcheur mais les Knicks partent de loin. Ils ont une réputation à reconstruire quasiment de zéro et ils doivent surtout retrouver les playoffs pour gagner en légitimité… et pourquoi pas recruter autour de ce duo d’avenir ? Avec son jeu qui repose beaucoup sur la périphérie, et un manque de respect des arbitres sur son shoot, Porzingis doit encore progresser pour devenir encore plus autoritaire. Et la même chose vaut évidemment pour le jeune français qui ne fait que débuter sa carrière américaine. Ce n’est qu’une question de temps a priori…

La quote : signée Dominique Wilkins

« Ce gamin a quelque chose, c’est certain. Il a vraiment beaucoup d’impact en défense, et son QI basket est très élevé. Frank revient un peu aux bases du jeu d’un meneur : défendre et organiser le jeu en priorité. Il a l’air d’avoir la tête sur les épaules. »

9- Kris Dunn (23 ans) – Lauri Markkanen (20 ans)

Leur saison 17-18 : 28 points, 13 rebonds, 7 passes, 3 interceptions, 1 contre, 4 balles perdues (30 au PER)

  • 15 points (41%), 7 rebonds, 1 passe en 29 minutes (15 au PER) pour Lauri Markkanen (1ère saison)
  • 13 points (43%), 6 passes, 5 rebonds, 2 interceptions en 29 minutes (15 au PER) pour Kris Dunn (2e saison)

Le très bien : un duo inattendu

Actuellement sur une série 8 victoires lors de leurs 11 derniers matchs, les Bulls sont l’équipe en forme du moment à l’Est. Et on ne les attendait pas du tout à pareille fête après un début de saison cataclysmique. Mais, outre Nikola Mirotic, cela s’explique par la montée en régime d’un duo qui promet : Kris Dunn au meneur et Lauri Markkanen au poste d’ailier fort. Le premier était quasiment donné pour foutu après une première campagne sur le banc des Wolves et le second était largement considéré comme sur-évalué, entre Nowitzki et Porzingis. Mais Dunn et Markkanen sont en train de faire taire les critiques et de redonner espoir à toute une ville ! Avec un jeu complet et une belle maîtrise technique, l’international finlandais s’éclate en décembre tandis que Dunn revit complètement avec des minutes dans l’Illinois.

Le moins bien : encore beaucoup de progrès à faire

Bon défenseur sur l’homme, Dunn prend du rythme en mettant une grosse pression sur son adversaire direct. Mais offensivement, il doit encore travailler son tir extérieur pour exploiter au maximum son premier pas et sa capacité de pénétration. A l’inverse, Markkanen est d’ores et déjà un attaquant racé, avec un tir de loin qui fait souvent mouche et des qualités athlétiques pour le coup sous-estimées. Pour le rookie finlandais, il s’agit plutôt de renforcer le pare-buffles afin d’encaisser au mieux les attaques adverses. Avec un meneur qui a du mordant et un ailier adroit et posé, les Bulls disposent d’un axe majeur sur lequel se reposer pour la reconstruction. Il y a encore du boulot mais c’est un bon début !

La quote : signée Fred Hoiberg

« Je suis très confiant à chaque fois qu’il prend un shoot. Ce sont des tirs qu’il mettra la majorité du temps au fil de sa carrière. Son état d’esprit dit tout ce qu’il faut savoir de lui. Il a 20 ans et il n’hésite pas à prendre ses responsabilités pour prendre un gros shoot. C’est très bon signe. »

10- Lonzo Ball (20 ans) – Kyle Kuzma (22 ans)

Leur saison 17-18 : 28 points, 14 rebonds, 9 passes, 2 interceptions, 1 contre, 5 balles perdues (27 au PER)

  • 18 points (48%), 7 rebonds, 2 passes en 32 minutes (16 au PER) pour Kyle Kuzma (1ère saison)
  • 10 points (35%), 7 rebonds, 7 passes, 1 interception, 1 contre en 33 minutes (11 au PER) pour Lonzo Ball (1ère saison)

Le très bien : la complémentarité

Être le meilleur scoreur d’une franchise historique quand on a été drafté en 27e choix de la dernière draft, c’est forcément une bonne surprise. Kyle Kuzma devait être le preux chevalier aux côtés du prince du buzz, Lonzo Ball… mais l’ancien d’Utah a carrément retourné la trame en sa faveur avec un début de saison de haute voltige. Super attaquant, très opportuniste, Kuzma a pris la place de Brandon Ingram comme le parfait complément de Ball qui lui est à la peine en termes de pourcentages de réussite, mais qui est surtout le playmaker que les Lakers attendaient avec impatience. Machine à triple double en devenir, Ball va sans aucun doute s’améliorer offensivement et avec Kuzma relancer les Lakers dans une nouvelle ère. Débarqués dans la même cuvée de draft, Ball et Kuzma se côtoient depuis les workouts pre-draft et ont déjà pu développer leur alchimie durant la ligue d’été. Leur connexion haut-débit pour leurs débuts ne fait pas débat, et les Lakers s’en frottent les mains !

Le moins bien : dépasser le buzz

Dans la ville des stars et d’Hollywood, Ball et Kuzma se sentent comme des poissons dans l’eau. Quand on débarque à LA pour jouer chez les Lakers, la vie est forcément belle à 20 ou 22 ans ! Mais la réalité de la NBA et la nécessité des résultats viendra bientôt peser sur l’esprit des deux jeunes perles angelinas. En l’occurrence, pour Ball, il va falloir impérativement se remettre en question au niveau du tir. Ce vilain 35% ne pourra pas tenir bien longtemps à LA. Quant à Kuzma, il va s’agir de garder le rythme après avoir débuté sur un tel braquet ! Le public californien est aussi prompt à vous embrasser qu’à vous siffler et les Lakers sont encore loin de pouvoir prétendre à un revival dans la conférence Ouest. Pour dépasser le buzz, il faut gagner des matchs !

La quote : signée Kyle Kuzma

« En gros, sur le terrain, on est comme le Yin et le Yang. On a cette connexion qui marche bien. »

On demande à revoir

Giannis Antetokounmpo (23 ans) – Jabari Parker (22 ans)

Leur saison 17-18 (projection) : 49 points, 16 rebonds, 8 passes, 3 interceptions, 2 contres, 5 balles perdues (49 au PER)

  • 29 points (55%), 10 rebonds, 5 passes, 2 interceptions en 38 minutes (30 au PER) pour Giannis Antetokounmpo (5e saison)
  • 20 points (49%), 6 rebonds, 3 passes, 1 interception en 34 minutes (19 au PER) pour Jabari Parker (3e saison en 2016-17)

Le très bien : l’explosion du « Greek Freak »

Avec Jabari Parker qui est sur le flanc après une deuxième rupture du ligament croisé antérieur au genou gauche (qu’il s’était déjà déchiré en novembre 2014 lors de sa saison rookie), Giannis Antetokounmpo a pris le fauteuil du patron à Milwaukee. Et les Bucks en sont ravis ! L’ailier hellène a fait un saut de géant cette saison avec une production digne d’un MVP. Avec son allonge et ses capacités défensives, le « Greek Freak » a clairement profité de responsabilités accrues pour exploser complètement sur la scène NBA. Son association avec Parker, pourvu qu’il revienne en bon état, n’en devient dès lors que plus alléchante car l’ancien Dukie est davantage un finisseur qu’un créateur. Soit un complément très intéressant aux côtés de Giannis.

Le moins bien : le genou de Jabari Parker

Mais la question va être de savoir si Parker pourra retrouver toutes ses qualités athlétiques qui représentent son fond de commerce. Pas nécessairement un grand shooteur de loin, tout comme Antetokounmpo, Parker peut par contre profiter des espaces avec les meilleurs slashers de la Ligue. Aux côtés de Giannis (et désormais Bledsoe, plus Brogdon et Middleton), les Bucks pourraient donc aligner un cinq majeur ultra-dynamique dans le small ball actuel. A 22 et 23 ans respectivement, Parker et Antetokounmpo ont surtout la possibilité de grandir ensemble pour amener les Bucks au plus haut. À 49 de PER en cumulé, ce duo est élite sur le papier mais les pépins physiques de Parker obligent à la prudence…

La quote : signée LeBron James

« Je ne suis pas aussi grand que lui, et je ne jouais pas meneur de jeu comme Giannis. Il a cette capacité à impliquer les joueurs, tout en restant concentré sur ce qu’il fait. C’est un talent unique dans notre championnat. »

A surveiller également

Sacramento : De’Aaron Fox (20 ans) – Skal Labissiere (21 ans)

Orlando : Aaron Gordon (22 ans) – Jonathan Isaac (20 ans)

Dallas : Dennis Smith Jr. (19 ans) – Harrison Barnes (25 ans)

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